DossiersXbox LiveXbox OneXbox Place

Affaire Red Dead Redemption : emballement médiatique et prudence nécessaire

A part si vous étiez sur une île déserte sans accès au web (et nous vous envions), vous n’avez pas pu passer à côté de l’affolement sur le web à propos de la rétrocompatibilité de Red Dead Redemption sur Xbox One. Nous avons eu envie de revenir sur les faits, les décrypter et vous mettre en garde, chers lecteurs, car franchir le rubicon n’est pas toujours sans retour de bâton..

Retour sur les faits

Tard dans la soirée du samedi 6 février, breaking news à tout va sur Twitter à propos de la rétrocompatibilité de Red Dead Redemption (l’incontournable jeu d’action / aventure à la sauce Western sans spaghettis de Rockstar) sur Xbox One. Mais pas que, l’on apprenait également que Alan Wake’s American Nightmare, Castelvania : Symphony of the Night, Halo Wars, Tekken Tag Tournament ou Left 4 Dead 2 étaient eux aussi, désormais jouables sur Xbox One.

Clairement, la presse JV internationale mais également française, s’est empressée de relayer l’information. Une information bien étrange, puisque non annoncée par Microsoft comme à l’accoutumée pour la disponibilité des jeux rétrocompatibles. D’autant plus surprenant car pour avoir véritablement accès à Red Dead Redemption, il fallait utiliser une bidouille improbable nécessitant d’ajouter à sa liste d’amis un gamer (désormais célèbre), puis visiter sa liste de jeux, puis via la fiche de Red Dead, se rendre sur le store pour le télécharger !! Oui, rien que cela..

Pourtant, différents sites internet n’ont pas hésité à titrer sur la rétrocompatibilité effective du jeu de Rockstar, tout en incitant les joueurs à utiliser une manoeuvre douteuse pour y avoir accès. Il suffit ceci étant d’avoir quelques neurones pour se rendre compte que si rétrocompatibilité il y avait, elle aurait d’une part été annoncée par l’éditeur ou la firme de Redmond, et que d’autre part les modalités pour pouvoir y jouer n’auraient en aucun cas pu être aussi alambiquées..

Une réponse rapide

Les choses n’ont finalement pas traîné. Le support Xbox a d’abord répondu aux utilisateurs se posant légitimement la question de la légalité de la chose durant l’après-midi de dimanche (enfin, le matin de l’autre côté de l’Atlantique).

Plus tard, vers 16h (heure de Paris), il n’était plus possible de jouer à Red Dead Redemption après avoir installé le jeu sur Xbox One. En effet, un message d’erreur s’affichait spécifiant que le jeu nécessitait une mise à jour et qu’en même temps celle-ci n’était pas possible. Un simple blocage donc.

Dans la nuit de dimanche (toujours heure de Paris), le Major Nelson tweetait sur cette affaire en expliquant que les jeux en questions nécessitaient des tests d’émulation, et qu’une erreur les avait rendus disponibles.

 

Le rétropédalage

Assez rapidement, les différents sites internet ayant communiqué autour des moyens détournés ont mis à jour leurs news dans l’après-midi de dimanche. Etonnamment, la plupart d’entre eux s’est contentée de souligner une erreur de Microsoft. Quelques autres plus rares ont traité l’information différemment. IGN par exemple, a opté pour la prévention en précisant aux joueurs que le téléchargement de Red Dead pouvait leur jouer des tours et que la prudence était de mise.

Ceci étant, dans la matinée du lundi 8 février, on pouvait encore voir des sites continuer à diffuser ce qui était une fausse information. La course au clic ?

La bonne conduite

Il reste étonnant que des sites considérés comme étant sérieux aient pu s’empresser de titrer sur une rétrocompatibilité disponible et d’informer les joueurs sur la façon de faire. Sans vouloir jouer au père moralisateur, il existe un code de bonne conduite sur le Xbox Live, et même sans l’avoir lu, il apparaissait évident que quelque chose clochait. Peut être que la pression du clic est suffisamment forte pour faire oublier les fondamentaux. Car effectivement, il ne s’agissait pas d’une simple rumeur ou d’un leak, mais bien d’enfreindre et encourager à enfreindre le code de conduite.

Louisa Fortuna

C’est quoi le code de conduite ? Ben c’est comme un contrat, celui que peu d’entre nous prennent le temps de lire et qui lie le consommateur à l’entreprise à laquelle il achète un service. Ces contrats sont partout, quand on télécharge un logiciel, et quasi systématiquement désormais quand on installe un jeu. Alors on clique « oui, j’ai bien lu les règles » et vite vite, on s’apprête à jouer sans avoir lu un seul paragraphe.

Si vous prenez le temps de lire le code de conduite de Microsoft pour le Xbox Live, vous vous rendrez compte qu’il est interdit de pirater ou d’utiliser le contenu d’un tiers sans son autorisation, et notamment jouer à un jeu avant que son lancement sur le service ne soit autorisé. Par ailleurs, il est précisé texto qu’il est interdit de frauder ou de prendre part à des transactions non autorisées. Par exemple : essayer d’utiliser ou de partager des méthodes frauduleuses afin d’obtenir des abonnements, jeux, cartes-cadeaux, crédits de compte, contenus ou matériels.

A notre connaissance, aucune sanction n’a été prise pour le moment à l’encontre des joueurs ayant installé Red Dead sur leur Xbox One. Ceci étant les risques sont réels dans un cas comme celui-ci puisque la suspension du compte Xbox Live ou le bannissement sont probables, comme lorsque l’on cheat ou que l’on glitch.

Prudence donc amis gamers lorsque ce type de chose se diffuse sur la toile !

Tags

Buckshot

Lonesome stormtrooper à l'épreuve des balles, venant d'une galaxie lointaine, très lointaine...

Articles en relation

Ce sujet a 0 réponse, 1 participant et a été mis à jour par  Buckshot, il y a 3 ans et 10 mois.

Affichage de 1 message (sur 1 au total)
Affichage de 1 message (sur 1 au total)

Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.

Close

En continuant à utiliser le site, vous acceptez l’utilisation des cookies. Plus d’informations

Les paramètres des cookies sur ce site sont définis sur « accepter les cookies » pour vous offrir la meilleure expérience de navigation possible. Si vous continuez à utiliser ce site sans changer vos paramètres de cookies ou si vous cliquez sur "Accepter" ci-dessous, vous consentez à cela.

Fermer