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Alien Isolation : un incontournable !

L’actu récente nous a donné envie de reparler d’un jeu qui, au milieu des blockbusters de fin 2014, a su attirer pas mal de joueurs et leur filer quelques sueurs froides automnales : Alien Isolation. En effet, on a appris il y a une quinzaine de jours de la voix de Tim Heaton, directeur du studio Creative Assembly qui a réalisé le jeu, qu’il était peu probable que Sega (l’éditeur et détenteur des droits d’exploitation) prenne le risque de financer un second volet, les ventes ayant été relativement décevantes. Oui, un volume de ventes estimé à 2,11 millions d’exemplaires en mai 2015, c’est quasi un four selon Sega..
Bref, le 28 octobre, soit un peu plus d’un an après la sortie de Alien Isolation, celui-ci revient dans une édition complète comprenant évidemment le jeu, mais aussi l’intégralité des DLC (The Collection). L’occasion est donc là pour vous dire quelques mots de ce que je considère, en pesant mes mots, comme étant mon GOTY 2014, rien que cela !

Maman où t’es ?

Le pitch est assez simple. L’action se situe en 2137, soit une quinzaine d’années après les événements du film Alien. Amanda Ripley (fille d’Ellen Ripley, l’héroïne du film), apprend que la boîte noire du Nostromo, le vaisseau de sa mère, a été localisée et se trouve à bord de la station spatiale Sebastopol. C’est donc pour Amanda une véritable opportunité de pouvoir enquêter sur la disparition de sa mère et de comprendre ce qui a bien pu se passer à bord du Nostromo.

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En arrivant sur place, les choses se gâtent assez vite. Tout dysfonctionne dans la station et Amanda se retrouve rapidement isolée de son crew, mais ne perd pas de vue son objectif initial malgré le chaos ambiant. Il va être difficile pour elle de se faire des ptits copains, les membres d’équipage étant plutôt du genre paranoïaque, peu affable, et même hostile, voire décédé dans une gigantesque mare de sang.. Oui, un « tueur » rôde dans la station, et tout le monde est un peu à cran. Pour ne pas aider, les synthétiques, des robots humanoïdes en charge de la maintenance de la station, ont un peu pété les plombs, ne sont pas du tout avenants et empêchent quiconque d’envoyer un message de détresse. Le décor est posé..

Du gameplay comme on aime !

Alien Isolation n’est pas un jeu d’action, mais un vrai survival horror. C’est l’anti Aliens Colonial Marines, FPS de bien piètre qualité ayant comme seul intérêt d’avoir été développé par Gearbox, le studio qui a accouché de la série Borderlands. Dans Alien Isolation, on est seul, bien seul, avec au démarrage peu ou pas du tout d’équipement. Si vous avez envie de défourailler à mort, allez voir ailleurs.
Ici, il va s’agir de se planquer beaucoup, souvent, tout le temps, afin d’échapper aux différents ennemis, le plus coriace étant, vous l’aurez imaginé, le xénomorphe, l’Alien, le vrai. L’alien rôde, vous êtes sa proie, la petite chose fragile qu’il se fera un plaisir de transpercer en deux secondes dès qu’il vous aura localisé. Le gameplay pousse les choses jusqu’à contraindre le joueur à cesser de respirer (Amanda qu’on incarne, hein, pas vous dans la vraie vie) afin de ne pas être repéré. Effectivement, se cacher dans un placard ne sera pas suffisant. Votre respiration et votre haleine (bien que fraîche, ce n’est pas la question), pourra guider le xénomorphe jusqu’à votre cachette pour vous en extraire afin d’organiser une petite partie de plaisir dont il a le secret.

xenomorphe
La peur vous accompagne, et la discrétion, l’infiltration et votre sonar sont vos amis. Le sonar révèle la position de l’Alien et sans lui vous n’aurez pas l’occasion de survivre bien longtemps. Inutile de courir, même si vous avez les chocottes et que c’est la première mauvaise idée qui pourrait vous venir en tête, car évidemment l’alien est bien trop rapide et n’attend que cela pour un ptit festin. Du coup, on se retrouve seul à consulter sans cesse son sonar, à écouter le moindre bruit, à attendre, caché, en ayant peur de mettre le nez dehors..
Les synthétiques, autres ennemis, sont de vrais durs à cuire. Il est quasiment impossible de les tuer, et c’est la mort assurée si par hasard vous tentiez le corps à corps. Il va donc également falloir user avec eux de finesse, de calme, et la furtivité sera votre meilleure arme.

Humanoide
Tout au long du jeu, vous pourrez bien sûr trouver et améliorer votre équipement et le faire progresser grâce au crafting. On obtiendra ici, non pas des armes de destruction massive, mais bien des outils permettant d’éloigner ou repousser les ennemis. Des très bonnes idées ont été trouvées et l’équipement est assez complet permettant des approches variées en fonction des situations.

Le souci du détail

Creative Assembly a fait un travail absolument colossal et remarquable en ce qui concerne les environnements et le sound design. Tout y est ! Dans un survival horror, l’ambiance sonore est un élément clef qui contribue à générer des émotions chez le joueur (ici, on parlera essentiellement de frousse), et dans Alien Isolation, le sound design n’a pas du tout été négligé.

Au-delà des bruitages accompagnant le déplacement ou l’humeur du xénomorphe (brr..), tout a été particulièrement bien travaillé recréant une atmosphère et une ambiance de chaos dans une « vraie » station spatiale. Le bruit des sas, des néons, des pas, absolument tout, a fait l’objet d’un travail minutieux.

oldschool
La minutie est également dans les décors ou l’utilisation des écrans de contrôle, bornes d’information ou autres. Si vous faîtes partie des rares à ne pas avoir vu Alien (le film), vous ne vous rendrez pas compte à quel point l’amour des développeurs pour le film transpire par tous les pores du jeu. Les écrans de contrôle ont ce côté old school qui sent bon la fin des 70’s, justement parce que fidèles au film. Cela créé une forme de décalage par rapport à ce à quoi on pourrait s’attendre d’une station spatiale de 2137 quand on est en 2014 (l’année de sortie du jeu) , mais c’est ce qui concourt à donner de l’authenticité par rapport à l’œuvre cinématographique.

Avoue, t’as peur ?

Oui, y’a pas à dire le jeu réussit son pari de foutre les jetons. On meurt, beaucoup et les moments de stress sont omniprésents jusqu’à une forme d’overdose. A un moment, tu as envie que ça s’arrête. Tu as trop donné, tu as tenté plein de choses, tu as développé ta claustrophobie, tu avances dans l’histoire et tu n’en vois pas le bout. Et à la fin, tu termines fatigué, éreinté, essoré, et tu éprouves un soulagement indéfinissable.

exit
Bizarrement, alors que l’on reproche aux jeux d’être de plus en plus courts, j’ai trouvé Alien Isolation relativement long. Pas long à finir parce que tu as des quêtes annexes » en veux tu en voilà » qui allongent artificiellement la durée de vie du jeu, mais simplement parce qu’il faut du temps pour arriver au générique de fin. C’est une sensation assez étrange, et c’est peut-être ce qui me fait dire que les développeurs ont réussi leur pari. On n’en peut plus, on a envie de passer à autre chose, mais on est incapable de laisser le jeu en plan dans un placard (caché).
Alien Isolation nous offre également des moments inoubliables dans des environnements parfois à couper le souffle avec un « réalisme » permanent. Sans spoiler, le passage en extérieur dans le dernier tiers du jeu est tout bonnement extraordinaire. Globalement, si le jeu n’est pas graphiquement hors normes, il est vraiment très bien réalisé sans aucun souci technique particulier tout au long de l’aventure.

Alors, tu claques un peu de pognon ?

Ne pas avoir joué à Alien Isolation est une hérésie. Ce jeu respecte avec un amour incroyable l’univers cinématographique et invite à revisionner la quadrilogie Alien pour retrouver l’époustouflante Sigourney Weaver, et se rendre compte que les films n’ont pas pris une ride et que le premier opus réalisé par Ridley Scott, ben c’est du cinéma, du vrai !
Au-delà de la fidélité aux films, Alien Isolation est une expérience de jeu trop rare, jeu qui t’accompagne tout le temps et partout durant la période où tu y joues. Trop peu de jeux trouvent les mécanismes permettant une incarnation si forte du joueur au personnage. On ne joue plus, on devient Amanda Ripley, juste une humaine normale non dotée de pouvoirs spéciaux, et on tente de survivre..
L’édition Alien Isolation The Collection peut permettre de longues heures de jeu et de pétoche, grâce à l’ajout des DLC (on peut notamment incarner Ellen Ripley, herself !). Ceci étant, le jeu initial étant sorti il y a un an, vous pourrez le trouver à petit prix neuf ou d’occasion dans toutes les bonnes ou mauvaises crémeries. Alors, n’hésitez plus, dépensez quelques deniers..!

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Lonesome stormtrooper à l'épreuve des balles, venant d'une galaxie lointaine, très lointaine...

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    Buckshot
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