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Cuphead ou le renouveau du jeu indépendant?

Depuis la confortable assise de son canapé, un joueur n’a de ses jeux, qu’une vision globale et homogène. C’est pourquoi il est souvent moralement dur de tirer sur l’ambulance et targuant une oeuvre de navet ou autre surtout quand tout un studio s’est planché dessus pendant des mois. Mais aujourd’hui, MDHR nous offre Cuphead, un shoot’em up graphiquement unique, et resté en développement sous la coupe des frères Moldenhauer pendant 7 ans. Alors, le jeu en vaut-il la chandelle? C’est ce que nous allons voir!

Test réalisé avec une version éditeur
  • Date de sortie : 29 septembre 2017
  • Editeur : Studio MDHR
  • Développeur : Studio MDHR
  • Genre : Shoot’em up / plateforme
  • Prix : 19,99€
  • PEGI : 3+
  • DisponibilitéVersion dématérialisée
  • Xbox Play Anywhere : Oui

C’était mieux avant

Depuis ces dernières années, c’est principalement grâce à la scène indépendante que l’on a pu sortir des sentiers et graphismes photoréalistes, laissant voguer notre esprit artistique au delà des conventions installées depuis les années 90 avec la course au bits. Parfois, les développeurs prennent à revers la tendance avec des jeux comme Minecraft où la notion d’esthétisme se compte par tranche de 64 octets. Et en d’autres occasions, cette scène a pu nous offrir des productions faites mains absolument délectables comme Ori, Limbo ou Child of Lights.

Aujourd’hui, le studio MDHR met le feu aux poudres avec le dernier porte étendard de l’univers indépendant: Cuphead. Grandement inspiré de l’univers de Super Meat Boy (entre indés on se soutient), c’est en 2010 que la genèse du projet voit le jour. 7 ans plus tard nous voilà projetés dans un univers graphique des années 30 nous remémorant le souvenir lointain des vieux dessins animés à la Steamboat Willie ou d’autres, associés au Fleicher Studios. Fondamentalement, il n’y a rien de mauvais à dire à ce niveau là. La direction artistique est l’une si ce n’est la plus soignée que l’on ai pu voir dans un jeu vidéo, elle sert complètement le propos du jeu ainsi que le gameplay, et est un délice visuel. Tous les décors, les personnages, les boss ayant été fait à la main, rien n’est laissé au hasard. C’est ça la différence entre un bon et un Fragments of h mauvais jeu.

Je suis prêt à parier que vous n’avez jamais joué à un jeu de ce genre!

 

Mais le « avant » est quand même bien mieux en 1080p

Et puis que le gameplay est intrinsèquement lié aux graphismes, attaquons-nous à ce gros morceau. Cuphead est side scroller tantôt shooter, tantôt plateformer. Le jeu se divise en deux styles de niveaux, d’un côté les « Run & Gun » où vous devrez aller d’un point A à un point B tout en tuant des milliards d’ennemis et en récupérant jusqu’à 5 pièces par niveau. Ces dernières seront très importantes dans l’avancement de votre partie car vous pourrez les échanger contre de nouvelles armes, des pouvoirs passifs ou de la vie en plus… Ce qui est loin d’être négligeable. D’un autre côté, vous aurez les (nombreux) boss à vaincre afin de récupérer leurs âmes. Et on entre ici dans une nouvelle réelle dimension, celle du die & retry.

A l’exception des plus hardcore gamer (genre ceux qui rushent les dark worlds de SMB en speedrun sans mourir), vous serez obligés de perdre plusieurs fois, ne serait-ce que pour assimiler le pattern du boss en face de vous. Et on arrive de ce fait au point le plus important de ce jeu, la difficulté. Si vous aimez Dark Souls, alors vous ne serez pas dépaysé en jouant à Cuphead car vous subirez le même écran de game over avec cet humiliant « YOU’RE DEAD » dessus.

Objectivement, le jeu n’est pas dur à outrance. Ce qui croît la difficulté, c’est le fait que vous n’ayez que 3 points de vie. Vous vous retrouverez très vite dans le genre de situation où, après les 10 premières secondes d’un niveau, vous le recommencerez simplement parce que vous avez pris un hit et que vos deux dernières vies ne seront clairement par suffisantes face à un tournesol carnivore cracheur de carottes. Alors oui, ce jeu est dur, mais il s’en dégage une sensation de satisfaction lorsque vous parvenez à battre un boss après 10 essais, c’est tout ce qui fera le plaisir de votre expérience, grâçe à votre persévérance et une boîte de Xanax.

Attention toutefois à l’épilepsie.

 

Une histoire colorée

Finalement, on arrive sur une partie un peu moins profonde que le reste du jeu, le scénario. Ici, vous incarnez Cuphead (oui, c’est également le nom du jeu) voire Mugman si vous jouez en co-op, où une petite intro vous apprend que vous avez perdu vos âmes au craps face au diable. Sauf que vous ne l’entendez pas de cette oreille, et que vous le suppliez de trouver un arrangement. Ce qu’il accepte. En même temps, s’il vous avait dit non, il n’y aurait pas eu de jeu donc on a encore eu de la chance. Ainsi, il vous propose de voguer entre les différentes îles pour ramener les âmes de nombreux boss. Vous dites oui, blablabla, c’est parti!

Donc effectivement, l’histoire peut paraître un peu légère, mais en même temps, citez moins un jeu de plateforme shooter avec un scénario riche? Gravity Rush ne compte pas, il est en 3D. A vrai dire, il n’y a pas vraiment besoin de plus, l’histoire est aussi légère que pouvaient l’être les vieux dessins animés, il s’agirait presque d’un bel hommage.

Qui n’aime pas les parcs d’attractions?

 

Pour conclure, je dirais simplement que Cuphead, au-delà d’être une bonne surprise, n’est autre que le renouvellement de la scène indépendante. A toujours vouloir pousser plus loin la DA, on se retrouve aujourd’hui avec un nouveau bijou. Nombre de jeux indés sont excellents, à leur manière, pourtant, les rares épisodes que l’on retrouve avec un tel soucis du détail, ce sont les jeux Playdead, Team Meat (ou plutôt Ed McMillen) et en quelques occasions d’autres studios avec le soutien de gros éditeurs. MDRH est le renouveau. Alors depuis mon fauteuil, ma voix rejoint celle des autres joueurs pour leur dire bravo, et merci.

Télécharger Cuphead sur Xbox One et PC

Les Plus de Cuphead : Les Moins de Cuphead :
  • Un gameplay addictif
  • Une direction artistique aux petits oignons
  • Une BO raccord à 100% avec l’univers
  • Une difficulté comme on les aime…
  • … Pouvant rebuter les plus casual
  • Pas assez de niveaux plateformers
  • Quelques rares bugs
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Ce sujet a 0 réponse, 1 participant et a été mis à jour par  NitroSteed, il y a 9 mois et 1 semaine.

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    NitroSteed
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    Depuis la confortable assise de son canapé, un joueur n’a de ses jeux, qu’une vision globale et homogène. C’est pourquoi il est souvent moralement dur
    [Lire l’article : Cuphead ou le renouveau du jeu indépendant?]

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