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Dead Rising 4 : Le Relaunch du pauvre

Frank is back ! Enfin, ça sonnait peut-être mieux sur le papier…

Dead Rising 4 fait fort. Véritable parti pris, peu de jeux peuvent se targuer d’autant s’éloigner des canons construits par leur saga. Mais avant de voir si ce virage à 180° fut l’idée du siècle ou au contraire la pire erreur du développeur canadien, revenons sur les prémisses de la célèbre saga aux 53 594 façons de tuer.

La saga Dead Rising, c’est quoi ?

Sorti quelques mois seulement après le lancement de la Xbox 360, Dead Rising était, avec Lost Planet, l’un des gros appuis de Capcom auprès de la dame blanche de Microsoft. Le jeu vidéo japonais étant à ce moment encore au sommet de son art, la firme de Redmond n’hésite pas à multiplier les commandes d’exclusivités auprès de grands noms parmi les studios du pays au soleil levant. Ainsi, Hironobu Sakaguchi, producteur et créateur – entre autres – de Final Fantasy, Chrono Trigger et Parasite Eve, nous livrera des perles telles que Lost Odyssey ou encore Blue Dragon, sur lequel il sera aidé de son ami Akira Toriyama, le papa de Dragon Ball, pardonnez du peu. Et c’est à Keiji Inafune, célèbre et très controversé créateur de Mégaman, alors officiant sur Onimusha 3 (Jean Reno inside), et l’excellent Zelda The Minish Cap, qu’est demandé de produire plusieurs jeux d’action pour le compte de Microsoft.

Un seul mot d’ordre, en mettre plein la vue grâce à la surpuissance du processeur Xenon intégré aux 360. Et c’est devant le premier film de Zack Snyder, « l’Armée des morts », lui même remake du Zombie de Romero, qu’Inafune à l’idée de Dead Rising.

Zack Snyder armee-des-morts Dead Rising

Photo issue du film de Zack Snyder, les similitudes avec Dead Rising sont impressionnantes! 

Le concept? Vous êtes lâché dans un immense centre commercial et devez survivre durant 3 jours en pleine épidémie zombie. Outre la claque graphique apporté par la centaine de morts-vivants à l’écran, Dead Rising est à l’époque un grand bol d’air frais et l’une des premières oeuvres à placer des hordes de zombies, jusqu’alors uniquement utilisées dans un contexte horrifique, dans des situations plus ou moins atypiques. De plus, le fait que vous puissiez vous servir et tout et n’importe quoi comme arme ajoute une dimension inédite. Plus de balles ? Prenez ce pot de fleur ou explosez lui la tête avec une chaise!! Du fun à l’état pur, mais pas le temps de niaiser. Vous serez très vite ramener à la réalité via les diverses alarmes de votre montre; et à la manière d’un Pikmin, 3 jours, ça passe vite, très vite.

Alors oui, ambiance légère et beaucoup de fun certes, mais dans son ton, le jeu est tout de même assez adulte et mise surtout sur son sarcasme. Une critique et parodie de la société américaine, comme l’étaient clairement les films de zombies dont il est un hommage déclaré.

Keiji Inafune Dead Rising 2

Keiji Inafune lors d’une soirée presse pour Dead Rising 2

Côté scénario: Vous incarnez Frank West, photo-reporter freelance, et avez eu vent d’une épidémie ayant décimé toute la petite ville de Willamette. Aussi fou que ça puisse paraître, une fois sur place, ce sont bien des zombies qui ont « remplacé » les habitants de ce petit patelin du Colorado. Votre aventure consistera à alterner entre le sauvetage des divers survivants et ce pour quoi vous êtes là, la recherche de la vérité sur la provenance de ce virus. Autrement dit, le scoop qui vous rendra riche et célèbre!

Bien entendu entre les survivants devenus fou, ici dits « psychopathes » et l’armée qui projette un bombardement pour effacer « toute preuve de son implication », ces trois jours (sept, si vous êtes sadomaso hardcore gamer) ne seront pas de tout repos. Mais de part ses 6 fins différentes, ses 78 survivants à sauver/tuer et tous ses secrets à déchiffrer, le soft offre une immense rejouabillité et un plaisir de jeu énorme. Oui le gameplay est lourd et la difficulté élevée mais n’oubliez pas qu’on est en 2006, c’était très courant, surtout venant de productions nippones.

dead-rising psychopathe isabella frank west

Ici Steven, Psychopathe enfermé dans une superette à qui il va falloir se frotter pour récupérer la belle Isabella.

Dead Rising 2 suivra 4 ans plus tard, avec lui une nouvelle épidémie, et ainsi de suite durant plusieurs spin off / stand alone autour de cet « arc ». Le jeu se déroule 5 ans après le premier et son nouveau protagoniste y est Chuck Greene une star du petit écran, père d’une petite fille mordue et donc infectée. Malgré une histoire plus dark, l’ambiance générale du jeu se veut beaucoup plus légère, mais le côté drama est toujours aussi présent dans l’histoire. Les gens se sont « habitués » aux zombie, le Zombrex, un antidote est distribué aux « infectés » et des shows télévisés dans lesquels des survivants affrontent des zombies, déchaînent les foules. Capcom n’oublie pas pour autant Frank que l’on retrouvera fin 2010 dans l’un des stand alone servant d’épilogue à l’arc de DR2, intitulé Case West. Puis dans un spin off, se déroulant parallèlement à l’aventure de Chuck, intitulé DR2 Off the Record.

Dead Rising 2 Case Zero Dead Rising 2 Xbox 360 Chuck Greene Dead Rising 2 Case West - Frank West et Chuck Greene

De gauche à droite : DR2 Case Zero / Dead Rising 2 / DR 2 Case West (Frank West et Chuck Greene côte à côte) 

En 2013, sort Dead Rising 3. L’exclusivité Xbox One corrigera énormément de défauts récurrents à la saga, à commencer par sa lourdeur de gameplay ainsi qu’une difficulté revue à la baisse. Le jeu embarque désormais un « vrai » monde ouvert, sans chargement (véritable plaie des précédents opus), beaucoup plus grand et réaliste. Le scénario nous place désormais 15 ans après le désastre de Willamette. C’est ici aussi le réalisme qui prime, puisque l’opus se veut beaucoup plus sombre que les précédentes suite. Les gens sont désormais « pucés » au Zombrex et n’ont plus besoin de renouveler leurs doses. Malgré une grande casualisation du jeu, Capcom Vancouver a également intégré un mode Cauchemar pour les irréductibles. Celui-ci reprend le système de sauvegarde à point unique et le temps pour vos objectifs est grandement divisé. Ce retour aux sources a tout de même beaucoup divisé les joueurs de la première heure et ceux arrivés à partir de sa suite. Cela n’aura, en tout cas, pas empêché le jeu de dépasser le million de copies vendues en à peine un mois. *1

Dead Rising 3 Véhicules Nick Ramos

Avec son monde ouvert, Dead Rising 3 introduit les véhicules combos. Dévastateurs ! 

 Zombie pompier Dead Rising 3 Horde Zombies Dead Rising 3

Alors que l’histoire avait trouvé ici une bonne fin. Une happy End, sans Frank West certes, mais un point final à la saga, Capcom annonce en juin dernier, la sortie de Dead Rising 4, qui marquera le retour de Frank à Willamette, lieu originel du Z-Day. Alors comment l’éditeur justifie un retour des zombies ? Qu’est devenu Frank durant tout ce temps ? Allons voir ça…

Si vous êtes passé à côté ou n’avez pas eu l’occasion de les faire, sachez que Capcom, comme à sa grande habitude, à ressorti un triple pack contenant les remasters des trois premiers épisodes. *2

L’ambiance ayant été posée, attaquons le test du petit dernier de la saga, sobrement nommé Dead Rising 4.

jaquette-dead-rising-4 > Cliquez sur l'image pour accéder au Store Xbox Live.

  • Date de sortie : 06 Décembre 2016
  • EditeurCapcom / Microsoft Games Studio
  • Développeur : Capcom Vancouver
  • GenreAction
  • Prix : 59.99€
  • PEGI : +18
  • DisponibilitéVersion physique et dématérialisée

*Test réalisé à partir d’une version presse fournie par Microsoft.

Frank is back Bitches !

Alors que la seule présence de Frank West aurait écrasé l’attention donnée au casting de Dead Rising 3, lui même composé du reste des protagonistes de la saga au complet, Capcom préférera mettre de côté l’emblématique héros de Willamette durant un petit moment (On est d’accord que  » SUDR3ARHeEX+a’ « , ça ne compte pas !). C’est après plus de trois ans d’attente, que notre bon vieux Frank est de retour avec un jeu rien que pour lui, et vous n’êtes pas au bout de vos surprises, puisque cette année, bonnes comme mauvaises, la hotte de ce cher reporter en est remplie.

 

This is back in time ! Commençons par une fâcheuse nouvelle, puisqu’avec ce nouvel opus, c’est malheureusement un véritable bond en 2006 que nous fait faire Capcom Vancouver. Avec Frank, le gameplay « Gorille » est de retour. Comprenez qu’à la manière de ce qu’avait fait The Coalition avec Gears of War Ultimate Edition, il vous faudra oublier toutes les améliorations et évolutions apportées par le troisième opus. Entre sa lourdeur de gameplay, et une hit box plus qu’approximative, Frank n’est malheureusement pas revenu les mains vides. Welcome back qu’ils disaient…

Frank West Dead Rising 4 TestA peine de retour et déjà en train de fouiller dans un sac!

De plus, la nature même du personnage a ici été quelque peu modifiée. Physiquement déjà, Frank est méconnaissable. Censé avoir la cinquantaine dans cet épisode, il en paraît 10 ans de moins que dans Off the record/Case West, se situant pourtant quelques années auparavant. D’ailleurs et même si, comme dit plus haut, la saga s’est toujours démarquée via son fun et second degré, l’ambiance et l’histoire ont, elles, toujours été assez adulte. Vous devrez désormais vous habituer à l’humour pipi/caca dont sont fournis quasiment tous les dialogues du jeu. L’univers perd énormément en maturité, et tend beaucoup plus vers une cible de teenagers. Point d’ailleurs appuyé par le fait que le jeu se veut beaucoup moins violent que les précédents volets. Il est toujours ici question de décapitations, mais celles-ci seront beaucoup moins réalistes et l’hémoglobine y est très largement divisée.

Dead Rising 4 test zombies

C’est fou le monde que ça rameute un Black Friday…

Fait également assez fou, même le plaisir de massacrer du zombie est ici réduit. Comme l’impression que vos coup portent moins, ont moins d’impact. Et c’est bel et bien confirmé après avoir relancé une session de comparaison sur le troisième opus…

Mais notez tout de même que parmi les « nouveautés », le mode Photo fait son retour ! Mode tant apprécié de la saga, il vous permettra de prendre l’environnement et les zombies en photo contre des notes qui vous rapporteront selon le contenu des gains d’XP pour monter plus rapidement de niveau. Autre nouveauté liée au mode photo, un mode enquête, à la manière de ce qui se fait dans la série des Batman Arkham, et ici clairement inspiré de celui du troisième opus, Arkham Knight. Sauf que voilà, un mode enquête dans Dead Rising, c’est chiant et ça casse très vite le rythme.

Assassinat Frank West Dead Rising 4

Assassiner un mec juste pour mettre un screenshot dans le test. Check !

Toujours dans les nouveautés, les développeurs canadiens ont également ajouté une « connotation furtive » au gameplay. Vous pouvez désormais vous accroupir pour ne pas vous faire voir par vos ennemis humains. Ca aurait pu marcher si la saga n’était pas basée sur le bourrinage et surtout si l’IA n’était pas aussi bête. Que vous soyez accroupi ou non, il ne vous sera pas difficile de contourner un ennemi sans se faire voir, mais dans tous les cas, foncer dans le tas sera toujours moins long et moins risqué. Si, si ! L’effort de vouloir renouveler la saga est louable, mais ces features sont clairement inutiles et ne justifient en rien le retrait de toutes les autres…

Suite, Reboot, Remake ou Remaster ?!

A la manière de ce qui est fait en librairie depuis ce printemps chez DC Comics et Marvel, Capcom essaie de relancer l’intérêt autour de sa (deuxième) célèbre saga d’horreur. Tout en gardant l’univers et ses précédentes histoires pour ne pas se mettre à dos son noyau de fans, ils font en sorte de n’en parler que très peu pour attirer un maximum de nouveaux joueurs que le genre ou la chronologie auraient rebuté. Il n’est donc pas question de reboot ici, comme beaucoup de sites spécialisés se sont aventurés à le dire, mais plutôt de Relaunch.

Frank West selfie Dead Rising 4

Faites un sourire pour la caméra, allez les gars !

Même si pour beaucoup Dead Rising ne rime pas forcément avec scénario très recherché, l’histoire dans ces derniers a jusqu’ici toujours été agréable à faire et remplit sa part du marché. Ce nouveau chapitre se déroule à peine un an après le troisième volet, soit seize ans après l’épidémie originale. Vous retrouvez donc Frank West, désormais professeur à l’université et alors qu’une de vos élèves vous parle d’un scoop, vous vous retrouvez – comme à votre habitude – au mauvais endroit et mauvais moment et êtes dépassé par les événements. Vous êtes désormais l’homme le plus recherché du territoire. C’était sans compter sur le ZDC, qui après avoir mis la main sur vous, vous renvoie dans un endroit plutôt familier, la bourgade de Willamette.

Willamette, Colorado. Population 53 594.

Une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, en plus de Frank West, Dead Rising 4 marque également le retour de la petite ville de Willamette. Enfin, bonne nouvelle c’est vite dit. Commençons par son fameux centre commercial. En effet, le complexe est beaucoup plus petit que celui du jeu de 2006 et les « univers » de ses galeries marchandes peinent à convaincre. C’est d’autant plus triste quand on se souvient à quel point le centre commercial du premier opus était l’oeuvre d’un level design intelligent et réaliste. Que nenni, ici, il en est même peut-être l’un des points les plus oubliables du jeu. Un comble là où il était l’un des principaux axes de la communication autour du jeu, jusqu’à en faire un argument de vente pour les fans de la première heure.

Willamette Dead Rising 4 Zombot

L’un des univers du centre commercial. Mouais…

Heureusement, vous pourrez assez rapidement sortir du centre commercial et explorer la petite ville de Willamette. Enfin, petite oui, ville, pas vraiment. En réalité le terme de Campus serait plus approprié, puisque la ville aux cinquante-mille habitants aperçue au départ de Dead Rising, se retrouve ici vachement réduite. Ici encore, le ton global, et l’ambiance des lieux sonnent faux, ça ne marche pas. Ce monde ouvert est un Dead Rising 3 en moins fourni, moins réaliste et surtout, au level design moins varié et intellligent.

Un univers qui peine à convaincre

Outre le lieu sur lequel nous reviendrons après, le jeu et son histoire sont touchés par le syndrome Capcom/Resident Evil 5; c’est un véritable problème. Avant tout, durant votre aventure, vous passerez le plus clair de votre temps à combattre des groupes de survivants hostiles envers vous, sans raison. Il n’est pas question ici de l’armée ou d’une « faction d’arnachistes », mais bel et bien de survivants, pilleurs, sans forcément d’étendards, qui vous attaqueront comme ça, pour le fun et sans raison. Mais vu qu’on est dans la violence gratuite, vous vous demandez peut-être ce qu’il en est des psychopathes dans cet épisode ? Véritable marque de fabrique de la série, ils ne sont ici que 4 et sont totalement dépourvus de mise en scène. Une fois sur le lieu indiqué, et après quelques vagues d’ennemis, le-dit psychopathe qui ici n’est qu’un PNJ avec une meilleure arme, apparaîtra, et une fois tué vous dropera une arme combo, commune, donc non plus unique.

Survivant couteau Frank West Dead Rising 4

Tiens? Un bug de quête… C’est pourtant si rare dans le jeu ! 😉

La quasi-suppression des psychopathes n’est pas la seule hérésie de ce mode histoire. Dead Rising 4 marque également la fin de l’un des éléments les plus emblématiques mais pas moins décriés de la saga, le timer. C’est ici clairement l’identité de Dead Rising qui s’envole. Cerise sur le gâteau ? Les survivants sont désormais illimités, pas la peine donc de se presser pour aller les sauver, ils respawneront lors de votre prochain passage… Affligeant, surtout quand on se rappelle à quel point la collecte de survivants apportait un véritable Replay value.

Pendant qu’on est sur la rejouabilité, sachez d’ailleurs que vous pourrez désormais faire une croix sur les 5 ou 6 fins propres à chaque épisode. Ici, vous n’aurez le droit qu’à une seule et elle n’arrive pas à la cheville de la pire des fins qu’on ait pu voir à ce jour. Il ne serait d’ailleurs pas étonnant que Capcom sorte les-dites fins dans divers DLC, comme ils l’avaient déjà fait avec l’excellent Asura’s Wrath dont on peut trouver quelques clins d’oeil dans le jeu. Raison de plus, pour ne pas craquer et attendre une ultimate édition du jeu, grandement corrigée et plus complète pour 30/50€ dans 6 mois…

Un Fan Made développé par des étudiants ?

Vous vous dites peut-être qu’on y va vraiment fort mais clairement, le plus gros point faible de ce jeu est sa réalisation globale. Le jeu est en tous points le moins bon de la saga. Plus hallucinant encore, il est techniquement à des années lumières du troisième opus, alors sorti il y a trois ans. Bien que les raisons de cet énorme déficit entre cet opus et les précédents nous soient obscur, il n’est pas difficile d’imaginer que le budget du jeu n’était sûrement de l’ordre que de la moitié ou du quart de celui du précédent opus. C’est assez curieux quand on sait que la saga a jusqu’à maintenant toujours eu de très corrects chiffres de vente, mais plus rien n’est étonnant venant de la part de l’éditeur nippon…

Akuma Dead Rising 4 Test Frank West

Hey! On s’est pas déjà vu ?

En janvier dernier, Capcom Vancouver annonçait avoir choisi Unreal Engine 4 pour ses deux prochains projets. Alors que tout le monde s’attendait à un Dead Rising sous UE4, c’est la débandade lors de l’annonce à l’E3 dernier puisque le jeu tourne toujours sur FORGE, le moteur maison. Mais là où est l’incompréhension, c’est qu’ils n’ont apporté aucune amélioration au dit-moteur. C’est étonnamment même plutôt l’inverse!! Dead Rising 4 est moins beau, moins grand et moins fourni que son prédécesseur. Il est remplit de bugs en tout genre, et surtout est dépourvu de co-op. Mais que justifie ce retour en arrière ? D’après les analystes de Digital Foundry, sa seule différence est une résolution de 900p contre 720 à l’époque. Résolution qui d’ailleurs donne une impression que le jeu est moins fluide que l’opus de 2013. Surprenant…

Mode Photo Dead Rising 4 zombie

Wait, c’est tiré de la version 360, ça ?! Ah, le jeu ne sort que sur PC et One… Hmmmm.

Point assez étonnant également, la modélisation des personnages et des zombies est ici toute droit sortie d’une production Xbox 360, comble quand on se souvient de l’énorme effort fait avec le troisième opus. Le plus triste est de voir toutes ces features qu’avait amené le passage à la next gen, ici tout simplement abandonnées. En vrac, dans tout ce qui est au rabais, comptez moins d’objets et armes que précédemment, moins de personnages secondaires, moins de « mouvements », l’impossibilité de « jeter » une arme sur vos ennemis, la fin des carrés de vie, etc etc… Mais alors, quelle est la contrepartie due à tous ces sacrifices ? Malheureusement, il n’y en a aucune… La seule « grosse » nouveauté du jeu est l’éxo-squelette, une armure mastodonte toute droit sortie des derniers Call of Duty, vous rendant – un peu – plus fort mais sur une durée limitée. L’expérience est très vite oubliable et à force, vous préférerez l’éviter pour garder l’utilisation de vos armes, bien plus dévastatrices.

Call of Duty Exo squelette Dead Rising 4 test

*Calloffdutisation activée*

Plus on est de fous, plus on s’ennuie ?

Allez savoir pourquoi, alors qu’ils avaient amené la Co-op online avec Dead Rising 2, la branche canadienne du géant japonais n’a pas intégré de mode coopération dans cet opus. Et vu les graphismes, c’est n’est surement pas dû à un problème de puissance… Mais Capcom ne vous a pas oublié ! Si l’envie vous prend donc de découper du macchabée entre joyeux lurons, un mode en ligne est disponible. Equivalent à un mode survie, il vous mettra dans la peau de l’un des 4 charismatiques PNJ de l’aventure solo, et est d’après le développeur, censé vous en apprendre plus sur ces personnages et événements entourant le jeu. En réalité, mis à part des dialogues en dents de scie et ayant pour la plupart rien à voir avec l’histoire, ce mode n’apportera rien de plus au soft.

dead-rising-4- multijoueur

Avant chaque début de mission, le jeu vous laissera un peu de temps pour vous préparer à l’arrivée de la horde.

Vous aurez rapidement fait le tour de ces quatre épisodes dont la durée de vie varie entre un quart d’heure et une demi heure chacun. Le principe est simple, vous êtes lâché dans l’une des ailes du centre commercial et devez la nettoyer des bombes laissées par nos amis militaires ou simplement de zombies. Chaque chapitre se termine par l’un des (super) psychopathes du solo. Rien de bien fou, d’autant que nous avons de notre côté rencontré pas mal de problèmes sur ce multi. Entre des soucis de stabilité/lag, un framerate en énorme chute et une faune très largement diminuée dès 4 joueurs dans la partie, ce mode risque de se cantonner aux seuls joueurs souhaitant terminer tous les défis du jeu et/ou faire les 1000G.

Bon et en tant que nouveau joueur, ça vaut quoi ?

Depuis le début de ce test, nous appuyons sur le fait que Dead Rising 4 est le pire des Dead Rising jamais sorti. Certes, mais à l’image d’un Halo 5 qui est également le plus mauvais de sa saga, le jeu est assez ouvert au nouveaux joueurs, et c’est même sûrement l’effet espéré via le relaunch. Si vous lisez ceci, partons donc du principe que vous ne connaissez pas la licence. Le jeu est ce que l’on pourrait comparer à un immense bac à sable dans lequel chaque objet peut vous servir d’arme. Vous pouvez d’ailleurs également combiner celles-ci afin d’en faire des armes dites « combo », plus puissantes et qui vous rapporteront plus de PP (Point de Prestige, l’XP du jeu). Il est possible via cet XP et les défis de rapidement monter jusqu’au niveau 100. Au fur et à mesure de votre level up, vous pourrez choisir des capacités dans lesquelles dépenser vos points pour améliorer votre personnage et vos façons de tuer toujours plus de zombies.

Tableau de compétences

Le tableau de compétences, où il fait bon de revenir de temps en temps

En plus des armes, vous pourrez combiner des véhicules ou par exemple vous servir d’un exo-squelette, petite nouveauté de cet opus, mais malheureusement très vite dispensable… Au niveau du gameplay, à moins d’être un gros joueur old school, vous risquez de vite vous retrouver face au mur. C’est lourd, trop peu précis et cerise sur le gâteau, pas vraiment intuitif, d’autant qu’avec cet opus, les menus d’armes ont été totalement remaniés. Vous vous retrouvez désormais avec trois catégories : Les armes de jet (grenades, pièges, etc…), les armes blanches (couteaux, masses…) et les armes à feu. Déjà qu’en tant que joueur récurrent vous aurez un peu de mal avec ces menus, si vous débarquez, vous risquez de vite vous embrouiller.

Mais encore une fois, si le jeu ne vous dit rien et que vous n’êtes pas du tout familier avec la série, nous ne saurons que trop vous conseiller de télécharger la démo de Dead Rising 3 sur le Live. Si vous avez lu jusqu’ici, vous aurez vite compris que l’opus est bien meilleur que sa suite et une très bonne introduction à l’univers. De plus, son édition GOTY dite « Edition Apocalypse » est très facilement trouvable à pas cher, sur le net.

Dead Rising 4 Test Welcome to Willamette

« This is Hell my friend »

le-point-succes

Pour les 1000G comptez entre trente et cinquante heures de jeu.

Les succès sont dans l’ensemble assez simples et rapides mais ce sont surtout les défis et tous les collectibles à récupérer qui vous prendront le plus de temps. Les épreuves les plus longues seront de l’ordre d’atteindre le niveau 100 ou par exemple tuer jusqu’à 208 000 zombies, rien que ça !

Conclusion

Les Plus : Les Moins :
  • Le retour du mode photo
  • Un multi très anecdotique mais sympa
  • Les musiques dans les menus, ça ne s’invente pas!
  • Frank is back, enfin !!
  • … Avec lui le retour de la maniabilité de « gorille ».
  • Suppression l’âme de la saga : Timer, survivants, psychopathes…
  • Jeu développé par des stagiaires ?!
  • Moins beau et fluide que le précédent. Sérieusement.
  • Univers peu crédible
  • Mode enquête très vite relou
  • Plus aucune mission secondaire
  • Pas de mode co-op, why ?!
  • Bourré de bugs…

Alors qu’il était attendu comme le renouveau de la saga, Dead Rising 4 est à l’image de son Black Friday, un Dead Rising au rabais. Sa réalisation est à des années lumières de ce qui se fait aujourd’hui et sa prise en main beaucoup trop lourde et imprécise rebutera le joueur lambda. Avec cet opus et le retrait de quasiment tout ce qui faisait l’identité de la saga, mais un gameplay encore plus compliqué que précédemment, il est difficile de définir vers quelle cible s’oriente le soft. Le jeu est malheureusement également trop répétitif et malgré un ton beaucoup plus léger, le plaisir de jeu est moindre que ce qui se faisait jusqu’à présent. Dézinguer du zombie n’aura jamais été aussi chiant… Si vous ne l’avez pas encore fait, dirigez vous plutôt sur l’épisode de 2013, bien meilleur en tous points. Sinon, attendez plutôt une baisse de prix et quelques mises à jour…

 

Link McCloud

Designer le jour et Super-héro de la (mauvaise) blague la nuit. Sort tout droit d'un monde où les ours se baladent en short/sac à dos!

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    Link McCloud
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    Frank is back ! Enfin, ça sonnait peut-être mieux sur le papier… Dead Rising 4 fait fort. Véritable parti pris, peu de jeux peuvent se targuer d’autan
    [Lire l’article : Dead Rising 4 : Le Relaunch du pauvre]

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