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F1 2016 peut-il séduire les néophytes ?

Avant-propos

Ceci n’est pas véritablement un test au sens classique du terme, mais plutôt une prise en mains du jeu par un néophyte (joli terme en lieu et place de noob) pas forcément passionné par les jeux de voiture et encore moins par la Formule 1. Si vous recherchez donc un topo réalisé par un fan absolu de sport automobile et pour lequel la conduite et les réglages des monoplaces n’ont pas de secret, vous serez déçu.

Nous considérons qu’il peut être intéressant de confier l’essai d’un jeu à quelqu’un qui n’aurait pas naturellement eu l’envie ou l’idée de jouer à celui-ci. L’objectif étant également de voir si un jeu réputé comme étant pointu, reste accessible au joueur lambda.

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  • Date de sortie : 19 août 2016
  • Editeur : Koch Media
  • Développeur : Codemasters
  • Genre : Simulation de sport automobile
  • Prix : 69,99€
  • PEGI : 3
  • DisponibilitéVersion physique et dématérialisée

Evidemment, en matière de jeu de course automobile, Codemasters n’est pas tombé de la dernière pluie, ayant réalisé notamment Grid Autosport, mais aussi Dirt Showdown, Dirt Rally, Dirt 3, et F1 2014 et 2015. Nous avons donc affaire à des gens sérieux qui produisent des jeux pour des joueurs exigeants, mais leur est-il possible de rendre leur produit attractif pour les non initiés? Inutile de faire durer le suspens, votre serviteur a été séduit!

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Oui, avant toute chose, il convient de confesser que la dernière fois que j’avais joué à un jeu de F1, c’était sur Amstrad CPC 6128, autant dire il y a une éternité. Par ailleurs, la F1 à la tv m’a surtout permis à une époque de plonger dans les bras de Morphée sur mon canapé le dimanche après midi, ce spectacle ayant le même effet sur moi que le Tour de France, à savoir générer le sommeil plus efficacement qu’en comptant ces satanés moutons. Mes rares faits d’arme sur des jeux de course se limitent à un ou deux Need for Speed, et les deux derniers opus des deux séries Forza, et ce, avec la quasi intégralité des assistances activées. Oui, le noob des jeux de caisse à qui la Formule 1 en effleure une sans faire bouger l’autre, c’est moi. Autant dire que je ne faisais pas le malin lors des premiers tours, en croisant les doigts pour que Rosberg ne fasse pas trop le kéké à la prochaine épingle..

« Vu à la TV »

Très clairement, avec F1 2016, on est plongé dans la « réalité » cathodique. Tout y est. La présentation des circuits, le paddock, la ligne de départ, la communication avec les ingénieurs, on s’y croirait. Pour chacun des circuits on retrouve toutes les informations idoines, ainsi que des faits historiques tels que les records de vitesse au tour. Ainsi, dans la rubrique « Le saviez-vous? », c’est Barichello qui détient le record du tour au Grand Prix du Canada, depuis 2002. Eh ouais! D’emblée, l’ensemble confère une crédibilité au titre et une sensation de déjà-vu, pour peu que l’on ait récemment aperçu quelques images d’un grand prix de Formule 1.

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Autre feature assez incroyable, il est possible durant les essais de visionner en « temps réel » les adversaires sur la piste, tout en obtenant des informations sur leurs performances. Le résultat est bluffant de réalisme et renforce véritablement l’immersion.

Seules ombres noires au tableau (noir lui aussi), un brin d’aliasing qui vient nous rappeler que l’on est dans un jeu vidéo, une synchronisation labiale aussi mauvaise que dans Derrick, et quelques visages assez peu réussis. Mais l’essentiel n’est pas là pour un titre de ce genre. En course, la fluidité règne, le tout sans chutes de framerate, ce qui est bien entendu essentiel pour de la F1.

A l’aise dans mon baquet

Que le noob se rassure rapidement, tout le monde peut jouer à F1 2016, avoir de bonnes sensations et une courbe de progression. Le jeu propose pas moins de sept niveaux de difficulté allant de « Très facile » à « As du volant ». Si le candide du volant optera pour le niveau facile, l’envie de passer au niveau intermédiaire ou difficile se fera sentir après quelques grands prix.

Par ailleurs, même si vous ne connaissez pas grand chose à la Formule 1, de nombreux tutoriels vidéo sont inclus dans le titre, vous permettant d’appréhender les différentes subtilités, notamment le système de DRS dont je n’avais absolument pas connaissance. Autre élément salvateur, le système de flashback permet, durant la course, de revenir en arrière (comme dans un Forza par exemple) lorsque l’on a commis une erreur fatale.

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Clairement, si on peut foncer faire quelques tours de piste grâce à la section « Course rapide », la discipline et sa retranscription en jeu dans les modes « Carrière » ou « Championnat du Monde » sont propices à un apprentissage continu et progressif. En effet, c’est de la vraie Formule 1. Donc, dans ces modes de jeu, il convient de passer d’abord par les essais libres, puis les qualifications avant de démarrer un grand prix. Ces étapes préalables permettent de mieux connaître les circuits, de corriger ses erreurs et de tester les réglages optimum. Ici encore, pas d’inquiétudes, les réglages par défaut existent bien et sont évidemment adaptés aux circuits proposés et à la météo du jour.

Tu as combien de vies devant toi ?

F1 2016 pousse le réalisme jusqu’au bout. Il est carrément possible de coller à la réalité en réalisant autant de tours que nécessaire durant les vraies épreuves du championnat du monde des pilotes. Oui, le circuit de Monaco, c’est 78 tours. Si vous avez envie de vous faire un « vrai » Grand Prix de Monaco et d’enchaîner les 78 tours, c’est possible, mais il vous faudra du temps, beaucoup de temps. Heureusement, il est possible de sauvegarder sa partie en course, parce-que 78 tours, c’est long, très long.

Plus classiquement, vous pouvez opter pour des durées moins importantes avec le choix de ne boucler que 25 ou 50% du nombre de tours traditionnellement réalisés en Grand Prix. Avec un quart de course, soit une quinzaine de tours, il est déjà possible d’éprouver de bonnes sensations de course, avec la contrainte d’effectuer au moins un arrêt au stand. Ici aussi, il n’est pas nécessaire d’être féru de Formule 1, ni ingénieur automobile, dans la mesure où la team à laquelle on appartient nous conseille les stratégies de course les plus efficientes.

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Quelque soit le nombre de tours que l’on choisira, il est nécessaire d’avoir du temps devant soi. Quinze ou vingt tours de piste c’est beaucoup quand on est habitué à des courses sur circuit de 4 à 6 tours dans les jeux plus « arcade ». Cela demande une vraie concentration sur la durée et du calme, sachant que les événements en course peuvent perturber la stratégie initiale (accidents, changement dynamique des conditions météorologiques) et qu’après un arrêt au stand, on perd fort logiquement quelques places si l’on n’a pas suffisamment creusé l’écart en amont avec ses concurrents. Oui, assez rapidement, même un non initié peut éprouver du plaisir et du stress, prendre le soin d’emprunter les meilleures courbes, perfectionner les freinages, vivre la course. Dans tous les cas, entre les sessions d’essai, les qualifications, puis la course, il faut se ménager des plages de disponibilité pour chaque épreuve et encore plus pour boucler un championnat comportant 21 circuits!

Le choix de la formule

Au delà des trois modes de jeu préalablement évoqués (Course rapide, Carrière et Championnat), il est possible de jouer en multi en créant un championnat personnalisé ou en participant à un événement programmé, ou de participer à des contre-la-montre en solo.

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Le mode de jeu le plus intéressant à mon avis est la « Carrière ». Ici, on débarque tel un poussin en Formule 1, et on signe son premier contrat en rejoignant une écurie au sein de laquelle on sera le pilote numéro 2. Ici, on peut choisir son avatar parmi une galerie de portraits, tout comme son casque parmi des modèles prédéfinis. Le jeu offre plus de profondeur dans ce mode, dans la mesure où il sera possible de débloquer des points d’expérience permettant d’améliorer sa monoplace. Par exemple, le joueur est en contact avec les ingénieurs qui lui proposent plusieurs défis ayant pour objectif de préparer au mieux le grand prix (reconnaissance du circuit, gestion de pneus..). Autre moyen de gagner des points d’expérience : les objectifs qui sont assignés par l’écurie qui souhaite bien évidemment que vous portiez au plus haut ses couleurs.

Si les ingénieurs sont de la partie, le pilote est également en contact avec un avocat pour la gestion de sa carrière et pourquoi pas, signer dans une autre équipe. Si le noob peut être tenté de signer directement dans une grosse écurie pour augmenter ses chances de gagner aisément des Grands Prix, le challenge est plus relevé en optant pour une équipe moyenne et en forgeant le destin à la force du pad.

C’est un mode véritablement complet dans lequel on se sent appartenir à une écurie et au sein duquel on gère sa carrière via son laptop où sont regroupées toutes les informations, les exigences de son employeur, ainsi que la progression des améliorations de sa monoplace.

Conclusion

Foncez !

Même si vous n’êtes pas un adepte de la Formule 1, le jeu vous prendra par la main pour vous guider et vous aider à comprendre les arcanes de ce sport automobile tout en vous offrant une courbe de progression intéressante. Les différents modes de jeux ont de quoi vous offrir de longues heures de course dans une vraie atmosphère de Formule 1 avec un souci du détail et un rendu proche de la réalité (dans le contenu, pas les graphismes, hein).

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Quelques éléments à reprocher tout de même, comme l’aliasing un poil gênant, mais que l’on ne perçoit plus en course lorsque l’on est focalisé sur son pilotage. Par ailleurs, on peut être quelque peu perturbé, au démarrage en tout cas, par cette voix dans le casque qui donne des consignes ou des informations sur la course. Pour être honnête, cela m’a valu quelques quelques sorties de piste lors des premières sessions de jeu, la concentration étant altérée par ces interventions survenant à des moments inattendus. On s’y fait néanmoins rapidement. Autre élément discutable mais pourtant essentiel, la fonction permettant le contact avec la team pour les changements de stratégie durant la course. Il s’agit en pleine course d’appuyer sur un bouton puis d’utiliser un menu déroulant qui s’intègre bien dans l’UHD, mais qui n’est pas évident à utiliser de prime abord, pied au plancher.

On termine un grand prix en sueur, les mains moites agrippées tant bien que mal au pad (merci les grips de la manette Lunar), avec le coeur qui bat la chamade, et c’est bien l’essentiel! A moins que tout ceci ne soit lié à la chaleur de cet été qui dure, ou à la « noobitude » du testeur..

Les Plus : Les Moins :
  • De la fluidité, framerate solide
  • D’excellentes sensations
  • La F1 comme à la TV
  • Le mode carrière
  • Les tutoriels et l’accessibilité
  • Un brin d’aliasing
  • La synchronisation labiale
  • Modélisation inégale des visages
  • C’est tout..!

*Test réalisé à partir d’une version éditeur

 

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