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Gears of War 4, une campagne solo à la hauteur de nos attentes ?

Gears of War est une franchise exclusive à la console de Microsoft, dont le premier jeu est sorti en 2006. Cela fait donc 10 ans ! Ici pas question d’anniversaire, mais plutôt une reprise de franchise parce que ce n’est plus Epic Games qui développe le jeu, mais le studio The Coalition. Les droits de Gears of War ayant été acquis par Microsoft en janvier 2014, la situation ressemble clairement à celle d’Halo après le départ de Bungie laissant les commandes à 343 Industries. Beaucoup ont eu peur, des appréhensions, mais au final Gears of War 4, a une campagne solo à la hauteur de nos attentes ?

Test réalisé avec une version personnelle
  • Date de sortie : 06 octobre 2016
  • Editeur : Microsoft Studios
  • Développeur : The Coalition
  • Genre : TPS
  • Prix : 69,99€
  • PEGI : +18
  • DisponibilitéVersion physique et dématérialisée (55 Go)

Il est où le bonheur il est où ?

Nous étions laissés après la victoire des humains sur les locustes en utilisant la contremesure, Marcus et son père Adam Fenix avait sauvait l’humanité non sans perte. Des amis chers à Marcus ainsi que la quasi totalité de Sera (la planète de Gears of War où la guerre fait rage). Il était temps pour les Gears restant, la CGU et les habitant ayant survécus de penser à la suite. Au lendemain, à leur futur et la reconstruction de leur quotidien.

C’est alors qu’en voyant un nouveau héros, et en nous annonçant une nouvelle trilogie que toutes les questions se posent. Beaucoup de fan (dont moi-même) étaient assez perplexes quant à la tournure que pouvait prendre cette nouvelle trilogie. Le joueur incarne JD Fenix, le fils de Marcus et le petit fils d’Adam du coup. Ou encore le fils d’Anya Stroud, la femme de Marcus et la belle fille d’Adam au passage. Puisque Gears 4 se déroule 25 ans après la fin de la guerre contre les Locustes (voir la 1ère vidéo, en haut du test, et en anglais). Trois nouveaux personnages font leur apparition. Del, le pote d’enfance de JD, Kait une fille parmis les parias, et son oncle Oscar, ancien Gears maintenant chez les Parias.

Mais que vont-ils bien pouvoir faire ou affronter maintenant qu’il n’y a plus de guerre ? Le jeu propose un prologue pour remémorer l’histoire du passé, et annoncer la couleur. Le bonheur n’est pas là, ce n’est surtout plus le même. Le confort comme nous le connaissons à disparu, les choses simples et rudimentaires font le bonheur journalier. Ce sera leur but de départ, améliorer leur confort. Dès le premier niveau le joueur se retrouve donc avec JD accompagné de ses compagnons de combat pour aller chercher un fabricator…

Si j’existe, ma vie, c’est d’être fan

Dès le départ avec l’Acte 1, nous découvrons de nouveaux ennemis. Pas des monstres bizarres, mais des robots ! Un fabricator est à récupérer dans une base CGU où l’on voit que la construction de cette dernière est toujours en cours, et de façon automatisée. On comprends alors très vite comment est reconstruite l’armée de la CGU. Découvertes d’environnements vides d’humanité, carrés. C’est normal puisque c’est une base, avec des bureaux, des salles de machines. Mais les rues pavées rappellent les ruelles des précédents Gears et l’humanité meurtrie. Le fan service démarre. Nouveauté, les robots s’appellent les Devbots, ce sont les nouveaux soldats Gears ! Ils font régner l’ordre et surtout sont là pour un nouvel ennemi, encore inconnu…

Aucun spoil dans ce test, encore faut-il qu’il y est de gros secrets à protéger. L’Acte 2 nous fait revenir vers un homme sans qui Sera serait aux mains des Locustes, Marcus. JD ayant besoin de l’aide de son père pour une chose qui le dépasse. Mais Marcus, lui, pourra vous aider sur la Vermine, les nouveaux monstres de Gears of War 4 qui émergent de la terre, mais pas n’importe où… Que c’est bon de retrouver Marcus, les Locu… les Vermines, les Gea… les Devbots et la CG… oui la CGU. Le fan service est assuré et c’est un régal. On se retrouve dans la demeure de Marcus, plutôt celle de sa défunte femme, mais qui ressemble énormément au Manoir des Fenix (dans l’enfance de Marcus).

Tout au long du jeu, ce sont clins d’œil sur easter eggs que nous avançons. Graphiquement inégale, les graphismes et les prouesses techniques sont réalisées à l’extérieur, lors des tempêtes. Ce sont de vrais bons passages, funs et beaux. Dommage que nous n’ayons pas plus de phases de gameplay de ce genre. Le jeu n’est pas moche, loin de là, il est à la hauteur des standards actuels dans les environnements basiques et connus. Il se démarque avec ses effets climatiques et les effets de lumière. De nouveaux mouvements sont aussi arrivés avec ce Gears of War 4. Ils sont intuitifs et facilitent aisément les déplacements, les couvertures. Le joueur pourra prendre un ennemi à couvert de l’autre côté de l’obstacle afin de le tirer vers lui avant de l’exécuter au couteau (avec le stick vers l’avant et la touche Y). Passez par dessus les couvertures simple en sprintant (avec A maintenu) pour basculer de l’autre côté (avec le stick vers l’avant et la touche B).

Sans le fan service, ce serait un mauvais jeu Gears. Il y a un manque réel d’originalité. Et qui se ressent assez vite tant les fans seront heureux de se rappeler les bons souvenirs des anciens Gears, tant ils verront que l’inspiration est venue de ses bons souvenirs des anciens Gears. Des clins d’œil, oK. Des hommages, oK. Baser tout le level design de Gears of War 4 sur du fan service, ça ne passe pas. La créativité est bien là, le peu d’originalité montre peut-être une fébrilité créative. La peur de décevoir les fans de la première heure ? La difficulté de proposer un nouveau background complet ? Si vous avez lu les BD Gears of War et/ou les ouvrages sur le passé de Marcus et de l’escouade Delta, vous allez retrouver tous les éléments dans Gears of War 4, mais adaptés à l’histoire de cet opus.

Encore une fois, sans vous spoiler, l’Acte 3 m’a semblé linéaire, donc long. Je ne me suis pas ennuyé, parce que le concept de base Gears est là, c’est toujours plaisant, même après des centaines d’heures de jeu (depuis 10 ans). Seulement le fan service n’est que dans les niveaux qui vont rappeler pour beaucoup Gears of War 2. La fin de l’Acte propose une phase d’action un peu différente, comme dans l’acte 1 en fait, dans laquelle le fabricator entre en jeu (voir Les Constructeurs de l’Extrême, un peu plus bas). L’Acte 4 retrouve un peu de sa superbe grâce au fan service qui agit de nouveau et rappellera cette fois certains niveaux de Gears of War 3. Pioche une nouvelle fois dans Gears of War 2 pour la fin de l’Acte 5. Il y a de la création pure au début et du fan service à la fin, combo qui va donner un très grand sourire aux joueurs. Cet Acte 5 est le dernier du jeu. En difficulté normal, comptez environ 8 heures de jeu, et environ 12 heures en dément. Personnellement, j’ai très apprécié les 30 premières secondes de jeu après l’avant dernière cinématique. La toute fin du jeu m’a laissé perplexe. La phase de gameplay, le boss de fin… Bof. C’est sympa. Mais ce n’est pas digne d’une fin d’un Gears of War !

Un ENORME point positif est la possibilité de jouer en campagne coop sur le Xbox Live ou en écran séparé. Cela a été possible depuis le premier Gears of War et permis dans les autres opus. C’est un tel plaisir de sauver un ami, de combattre côte à côte avec un frère d’armes et de tronçonner de justesse l’ennemi prêt l’éclater au gnasher (le fusil à pompe). Les moments les plus durs sont ceux où il est obligatoire de se séparer. Malheureusement, il n’est pas possible de jouer à plus de 2 joueurs en campagne. Et c’est bien dommage ! Surtout si l’on repense à Gears of War 3, jouable à 4 joueurs en coop. Astuce importante, si vous souhaitez débloquer le succès de terminer la campagne en dément et en coop, l’un de vous peut se mettre en difficulté normale pour plus de facilité. Sachez également que l’IA des ennemis est plus intelligente. Les Vermines notamment n’hésiteront pas à venir vous coller une grenade ou venir au corps à corps. Donc en dément, soyez stratégiques et restez à couvert !

JD Fenix dans un endroit magnifiquement glauque
JD Fenix dans un endroit magnifiquement glauque

Les constructeurs de l’extrême

Vraie grosse nouveauté dans ce Gears of War 4, le fabricator. Une imprimante 3D qui permet de construire quasiment n’importe quoi. Présent dans le mode histoire, comme dans le mode horde, c’est un élément important de ce nouvel épisode. Puisqu’il est dans la continuité des Devbots de la CGU, il permet aux habitants de Sera (surtout la CGU) de reconstruire et d’avoir accès à la technologie. Pour nos protagonistes, le fabricator leur offre la possibilité de fabriquer des défenses, des tourelles automatiques, des armes, des grenades… C’est l’outil idéal pour de la horde ! The Coalition a intégré les mécaniques de la horde dans la campagne solo. Et cela pourrait déplaire à beaucoup de joueurs. Ça pourrait apparaître comme du remplissage. Je vous rassure, il n’y a pas que ça. Certes, il y a 3 phases de gameplay au cours de la campagne où les joueurs doivent tenir une position grâce au fabricator. La première dans l’Acte 1 est assez corsée, comme la seconde dans l’Acte 3. Celle de l’Acte 5 serait la plus facile.

C’est l’idée la plus originale de Gears of War 4 pour le mode histoire. Le fabricator est en plus bien intégré dans le scnéario puisque c’est l’objet tant convoité par JD, Kait, Del et Oscar. Ils sont prêts à risquer leur vie pour infiltrer une base CGU et pénétrer dans une tour hautement gardé. L’objet de création fonctionne avec de l’énergie. Nulle besoin de s’en procurer dans le solo, vous aurez des sommes allouées sans pouvoir en récupérer d’avantages, sauf une fois tous les ennemis de la vague éliminés. Le fabricator est la propriété exclusif de la CGU ! Ils seront donc disponibles dans des locaux de l’armée, récents ou anciens.

Concernant les armes, il y en a des « nouvelles ». En terme de vrai nouveauté, le dropshot fait son apparition, avec la découpeuse et le RL-4. Le dropshot, qui est une arme utilisée par les Vermines, tire un laser verticale se déplaçant dans la direction de votre visée et se rétracte pour exploser vers le sol une fois la visée lâchée. La découpeuse est une arme portative, utilisée par les Vermines également, qui se porte en plus de vos 2 armes. La découpeuse propulse des scies qui ricochent pour découper vos ennemis. Et le RL-4 est également une arme portative qui lance de puissantes roquettes sur vos ennemis. C’est une arme de Devbot. Par contre, nombreux sont ceux qui ont remarqué la disparition du mortier, appelé feu du ciel par les Locustes. Concernant les autres « nouvelles » armes, ce sont des dérivées d’armes déjà existantes. Par exemple le triple tir est un sulfator avec 3 gros canons rotatifs. L’embar est un sniper électrique, ou encore l’overkill un gros fusil à pompe qui tire 2 rafales.

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Le fabricator est l’outil de fabrication ultime dans Gears of War 4

Vivement la suite ?

Pour moi, c’est clairement oui ! Toujours sans vous spoiler, la fin du jeu dévoile un élément important sur l’orientation futur de la franchise, puisque Gears of War 4 est le début d’une nouvelle trilogie, comme l’a été Halo 4 pour la série Halo. Pourtant, j’ai eu de très gros doutes concernant le mode campagne pendant le développement du jeu. Seulement, pour une fois la communication autour du jeu avant sa sortie m’a sacrément donnée envie. J’ai pu me faire une certaine idée du jeu, avec des espoirs. Certains se sont avérés bons, mais pas assez sur l’ensemble de l’histoire. Je suis un Gears, un vrai fan de la première heure (Cliff revient, on a les mêmes à la maison) et sans le fan service ce Gears 4 n’est pas à la hauteur des 3 premiers. Je pourrais le comparer à Gears of War Judgment développé aussi par une partie de The Coalition, Black Tusk Studios.

Un manque considérable d’originalité, je présume voulu pour ce premier épisode afin de poser les bases de la nouvelle trilogie. Heureusement, le fan service est de mise et plutôt bien apprécié pour ma part. J’avoue que sans ce fan service, toutes mes craintes auraient été confirmées… Au final, je dirais que je suis déçu. J’ai pris plaisir à jouer à la campagne, vraiment. Malgré que ce soit un peu court. Mais c’est comme si vous mangiez un plat succulent sans goût et sans explosion de saveur. Pour exemple, les collectibles fades à collectionner n’offrent quasiment aucune information sur l’histoire. Ils sont presque négligeables. N’oublions pas tout de même que c’est toujours un vrai régal de jouer en coop au mode histoire.

Les 3 amis JD, Kait & Del
Les 3 amis JD, Kait & Del

Bien sur, Gears of War 4 présente des défauts. Mais comme tout jeu exclusif Xbox il est incontournable ! Il se doit de passer par votre console pour vous faire vivre une expérience unique Xbox.

Vous aurez remarqué que je n’ai pas du tout parlé du multijoueur de Gears of War 4. Ce test est exclusivement celui de la campagne solo, le multijoueur étant relativement complet. Je vous propose donc indépendamment un test sur le multijoueur et le mode Horde de Gears of War 4.

/!\ NOTE /!\ Je suis un gros fan de l’univers Gears of War et j’attendais peut-être un peu trop du retour de la franchise concernant l’histoire, j’espère avoir été objectif /!\ NOTE /!\

Les Plus dans Gears of War 4 : Les Moins dans Gears of War 4 :
  • Techniquement à la hauteur
  • Fan service assuré !
  • Scénario sympa
  • Play Anywere
  • Jouable en coop local et Xbox Live
  • IA plus réactive
  • Manque d’originalité
  • Linéaire par moment
  • Une fin qui me laisse sur ma faim

Incontournable

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VinceTheVice

Fervent défenseur des jeux vidéo en plus d'être un réel passionné depuis plusieurs dizaines d'années. Sans être un "ménestrel", Vince partage singullièrement ses passions grâce à internet en tant que rédacteur sur XboxPlace.fr… Il publie aussi depuis 2009 des vidéos consacrées aux testx jeux vidéo et matériels sur Dailmymotion et Youtube. Autres pseudo : VinceTheVice, Bebette_Show. Gamertag : Mr VinceTheVice.

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Ce sujet a 2 réponses, 2 participants et a été mis à jour par  VinceTheVice, il y a 1 an et 12 mois.

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