TestsXbox OneXbox Place

Homefront: The Revolution, c’est bien ?

Alors, c’est la révolution ou bien…, Sans ambages et après le douloureux souvenir du premier opus (détestable), voici que le Homefront nouveau nous est délivré. Mais qu’en est-il donc de cette mouture, les errements du 1er du nom ont-ils enfin été évités ?
Que nenni ami, ce titre n’étant hélas pas à la hauteur des attentes et pourtant la tâche ne devait pas être si ardue tant le précédent était le parfait exemple de ce qu’il ne fallait pas refaire.

  • Date de sortie : 20 mai 2016
  • Editeur : Deep Silver
  • Développeur : Dambuster Studios
  • Genre : FPS
  • Prix : 69,99€
  • PEGI : +18
  • DisponibilitéVersion physique et dématérialisée

Ca dit quoi ?

Donc on prend les mêmes et on recommence, à savoir un pitch très alléchant et une situation qui donne envie de se démener afin d’être le résistant libérateur de la ville voire du pays !
Les USA sont en perdition et les envahisseurs « Norko », ainsi dénommés dans le jeu, contrôlent Philadelphie et l’APC (Armée Populaire de Corée) écrase sous le joug de la répression brutale toute tentative de rébellion.
La ville sera ainsi découpée en secteurs, rouge, jaune et vert, au travers desquels la résistance devra effectuer diverses missions afin d’avancer dans la campagne. Ces différentes zones de couleur auront un impact sur l’appréhension du jeu : en zone rouge l’ennemi tirera à vue sur tous les résistants arpentant les rues et les gunfight seront légion. En jaune une approche plus discrète sera légèrement privilégiée car il sera alors possible de se mêler aux passants ou de ne pas passer trop près des soldats ennemis afin de ne pas se faire repérer. Enfin la zone verte sera un mix des deux précédentes mais il sera là question d’aller frapper de hauts gradés « Norko » ce qui rendra la tâche des plus ardues le titre étant parfois extrêmement punitif.
Des missions secondaires viendront également agrémenter notre aventure et une certaine diversité évitera une lassitude trop rapide… mais inévitable.

 

Bon et alors…

Maintenant que le décor est planté, passons aux choses qui fâchent car après moult trailers convaincants et magnifiques tu t’es jeté comme un crève-la-faim sur ce FPS !
Rappelons tout de même que ce jeu nous a été présenté comme un must have : un FPS en monde ouvert évolutif, des graphismes basés sur le moteur Cry Engine 4, un mode solo épique et original ainsi qu’un mode coopération passionnant et compétitif.
D’entrée les graphismes vont afficher leur pauvreté et il est parfaitement inacceptable sur Xbox One de délivrer une telle médiocrité, certaines textures étant particulièrement moches, les personnages du jeu n’étant pas en reste non plus certains visages donnant l’impression d’avoir été modélisés à la cognée !
Egalement je suis toujours désespérément à la recherche du monde ouvert évolutif car les seules évolutions notables rencontrées sont les bugs qui obligeront le retour au dernier point de sauvegarde voire le retour au redémarrage de la console !

Barils

La jouabilité fait preuve d’un manque de fluidité des plus handicapants et des chutes de framerate constantes viennent rendre fou même le plus zen des joueurs, pour info le jeu est censé tourner à 30 fps mais va en réalité afficher du 20 fps voire en deçà de manière quasi permanente, ces ralentissements incessants gâchant alors totalement une expérience de jeu déjà pas très folle !
Notons tout de même qu’à l’heure où ces lignes sont écrites, le patch promis par le studio pour corriger les performances défaillantes du jeu n’a toujours pas été délivré alors que pas moins de quatre mises à jour on déjà été poussées pour corriger la multitude de bugs dont le jeu est truffé…

Ville

Autre élément navrant, la direction artistique préfère emboîter le pas aux canons du genre en piochant de ci de là plutôt que de chercher à proposer une identité visuelle propre, cela va se traduire par un air de survivant post-apocalyptique « clochardesque » tendance Fallout pour les membres de la résistance et un look futuriste, mais pas trop, tendance COD AW pour la faction « Norko ».
De même il sera impossible de bien identifier le mal car pour une raison obscure, le visage de l’ennemi ne sera jamais visible ce dernier étant toujours masqué par un casque, une cagoule, un foulard… Merde, j’aime bien voir la tronche du vil et sournois envahisseur bridé quand je lui tatane la gueule !
Concernant l’équipement de chaque faction, un certain déséquilibre est à souligner quand même hein, le « Norko » bénéficiant d’un armement high-tech (arme à reconnaissance biométrique, donc inutilisable…), drones à reconnaissance faciale, blindés et zeppelin « suppositoiresque » de surveillance, alors que le résistant se contentera de pétoires lambda que le crafting, plutôt sommaire, rendra totalement improbables, le pompe pouvant devenir un lance patate incendiaire, le pistolet un machin pneumatique silencieux, l’arbalète un lance-flamme (!) etc…
Il faudra également ramasser tous les éléments nécessaires à la confection des explosifs, pièges incendiaires et autres outils de piratage, mais là encore le concept est limité d’autant plus que l’on se retrouve rapidement aussi blindé de pognon qu’un émir du golfe et que toute la came nécessaire au bricolage pourra être achetée à tous les points de ravitaillement.

APC

Donc…

Au final nous sommes clairement mis face à un jeu totalement raté qui aurait pu s’avérer plutôt plaisant si la réalisation avait été beaucoup plus soignée, alors certes les mésaventures du studio concernant le développement du jeu ne sont certainement pas étrangères à l’affaire, mais c’est tout de même le joueur qui en fera les frais car ce jeu ne mérite pas d’être payé plein pot de par sa médiocrité avérée.

 

Et le multi ?

Je ne m’étendrai même pas sur le mode multijoueur (mode Résistance) au contenu famélique et insipide où il s’agira en l’occurrence de missions en co-op contre l’APC indépendantes de la campagne et où la connexion entre les joueurs prend des plombes quand il est possible de retrouver d’autres joueurs…

 

This is the end…

Petite note au passage, à la fin du jeu le directeur du studio Hasit Zala délivre quelques explications sur la genèse compliquée du titre qui est passé respectivement entre les mains de THQ, Crytek et enfin Deep Silver d’où les quatre années de développement chaotique.
No comment sur « les capacités de l’équipe à délivrer un jeu de qualité »…

Homefront a word

Tu n’aimeras pas Homefront: The Revolution si :

  • Tu es amateur de FPS…
  • Tu conchies le futur qui fait chier !
  • Tu aimes les jeux bien réalisés.
  • Tu n’aimes pas être pris pour un pigeon !

 

Les Plus : Les Moins :
  • Un pitch !
  • Quelques missions.
  • Graphismes dépassés.
  • Des bugs comme si il en pleuvait !
  • Des performances indignes de la plateforme.
  • Le multi anecdotique et insipide.

*Test réalisé à partir d’une version presse 

 

Tags

Boombaa

Amateur averti et consommateur parfois effréné de JV depuis de longues années, critique lucide parfois énervé mais bon, nobody's perfect comme disait l'autre !

Articles en relation

Ce sujet a 0 réponse, 1 participant et a été mis à jour par  Boombaa, il y a 1 an et 10 mois.

Affichage de 1 message (sur 1 au total)
  • Auteur
    Messages
  • #5046

    Boombaa
    Participant

    Alors, c’est la révolution ou bien…, Sans ambages et après le douloureux souvenir du premier opus (détestable), voici que le Homefront nouveau nous es
    [Lire l’article : Homefront: The Revolution, c’est bien ?]

Affichage de 1 message (sur 1 au total)

Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.

Close

En continuant à utiliser le site, vous acceptez l’utilisation des cookies. Plus d’informations

Les paramètres des cookies sur ce site sont définis sur « accepter les cookies » pour vous offrir la meilleure expérience de navigation possible. Si vous continuez à utiliser ce site sans changer vos paramètres de cookies ou si vous cliquez sur "Accepter" ci-dessous, vous consentez à cela.

Fermer