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[MAJ] Test de Life is Strange: Before the Storm, le calme avant la tempête ?

C’est en début 2015 que la tornade Life is Strange a déferlé dans l’univers vidéo-ludique de milliers de joueurs, prônant une identité scénaristique unique pour chacun, et chaque partie. Fort de ce succès, Square Enix remet le couvert cette année avec un deuxième opus qui n’est autre qu’une préquelle aux aventures assez uniques de Max, avant la tempête. Compte tenu du concept audacieux du premier volet, la relève est-elle ici assurée? C’est-ce que nous allons voir. 

En guise d’avant propos, il est important de préciser que ce test porte sur le premier épisode de Life is Strange: Before the Storm, et qu’il sera mis à jour à la suite des épisode 2 et 3. Je ferai ici état du jeu comme s’il était complet dans la mesure où, outre le scénario, ni l’aspect graphique, ni le gameplay ne changeront d’un épisode à l’autre. Bien évidemment, ce test est garanti sans spoiler. Enjoy!

 

Test réalisé à partir d’une version éditeur
  • Date de sortie : 31 aout 2017
  • Editeur : Square Enix
  • Développeur : Deck Nine Games
  • Genre : Narration/Aventure
  • Prix : 24,99 €
  • PEGI : 16 [Langage grossier / Drogue / Violence]
  • DisponibilitéVersion Dématérialisée (5,9 Go) 

// Optimisé pour Xbox One X \\ 

 

 

Be ready

 

J’ai volontairement pris un peu de recul après avoir joué à Before the Storm, son prédécesseur ayant laissé un héritage plus que conséquent, il était important d’apporter dans ce test un avis pondéré et non pris à vif. Alors allons-y.
La première chose qui m’a fait tilter -outre le triste abandon de DontNod pour cette suite- c’est le choix d’un nouveau moteur graphique. Certes l’Unreal Engine 3 a déjà fait un bout de son temps, mais Unity n’était peut-être pas le choix le plus judicieux d’un point de vue esthétique. Il y a sûrement des raisons plus que valables à ce choix et en substance, même si j’eus l’impression d’une qualité moindre (principalement sur les décors), il n’y a pas de quoi se mettre Martel en tête. N’oublions pas que de base, tout l’aspect graphique a été fait à la main et cela passait plutôt bien pour LiS, peut-être un peu moins pour BtS. Là où nous découvrions la franchise avec ferveur il y a un peu moins de 3 ans, nous nous retrouvons avec des visuels non moins travaillés, mais qui ont plus de mal à coller avec l’esprit intimiste du jeu. Les personnages peinent à dégager des émotions (cela est encore plus tiré vers le bas, la faute à des lignes de textes peu convaincantes et au ton pas vraiment convaincu), et de ce fait à nous faire rentrer dans l’univers.

Unity jusque dans les tags !

Attention, n’allez pas imaginer que le jeu est moche, bien au contraire, c’est un parti pris graphique assumé qui a fait ses preuves et qui colle parfaitement à ce jeu tant on s’en est accommodé. Et pour ne pas faire mon vieux réac, je dirais simplement que les graphismes ne font pas le jeu, et LiS/BtS en sont de parfaits exemples. Alors ne partez pas vomir tout de suite, nous n’en sommes qu’au début.

  

 

 For the storm

 

Quitte à aborder avec finesse les points négatifs de ce jeu, autant parler de son gameplay. A l’image de ses graphismes (c’est un jeu de mots, vous l’avez?), ce qui pouvait rebuter dans LiS n’évoluera pas dans BtS.

Les déplacement sont lents, la caméra a un temps de réaction d’une octogénaire sur le déclin et cette dernière est plus baveuse qu’un chien devant une saucisse, ce qui affecte grandement la maniabilité de Chloe. Heureusement, la fenêtre d’interaction des éléments est relativement grande, ce qui permet de minimiser un peu ce problème.
Justement, au niveau des interactions, on retrouve le même système que dans LiS à l’exception d’une nouvelle fonctionnalité plus que bienvenue, une sorte de rap battle bien street, à l’image de notre protagoniste. Exit les voyages dans le temps et les effets papillon, dans ce concours de punchlines vous devrez répondre à votre interlocuteur avec le plus de pertinence possible, en reprenant ses propres phrases pour lui faire bouffer la poussière. Ce procédé s’intègre parfaitement avec l’esprit et la dynamique des dialogues, offrant de nouvelles possibilités et des ressorts scénaristiques que tout le monde ne verra pas.

Cette image n’est pas un exemple représentatif.

 

 In your pants.

 

Passons maintenant à ce qui pour moi, est le plus gros point positif du jeu, la BO.

A l’image du premier opus, BtS possède des OST aux petits oignons, et les plus connaisseurs d’entre vous auront reconnu le groupe Daughter, auteur de la majorité des musiques. Et finalement, c’est un peu ça Life is Strange, une ambiance sonore qui se greffe totalement à l’univers, un style un peu rock Californien acoustique qui, au-delà du fait de pondérer avec brio chaque action de votre personnage, vous accompagnera tout au long du jeu. Je me suis surpris (même s’il n’y avait absolument aucune surprise à ça pour moi) à laisser défiler le jeu tout en écoutant les morceaux joués, juste par plaisir. C’est un peu ça Life is Strange, ouais, un jeu capable de faire voyager, même s’il a des défauts, des problèmes ou autre. Un bout de musique et le tour est joué.

Music & chill.

 

Show must go on !

 

D’ordinaire, cela aurait été compliqué de parler du scénario sans spoiler un peu à droite à gauche, mais pour le coup, il n’y a rien à spoiler ici. Pendant une bonne majorité de ce premier épisode, on erre et vit le quotidien d’une jeune lycéenne un peu rebelle sans vraiment apprendre quoi que ce soit sur l’histoire. De manière ponctuelle, certains petits évènements vont se produire afin de faire à peine avancer le scénario, sans pour autant nous mener quelque part. Il ne serait pas judicieux de se prononcer totalement sur ce point alors qu’il reste encore deux épisodes à venir, et tout comme LiS avait planté un looong décor durant les épisodes 2, 3 et le début du 4, espérons que BtS recule pour mieux sauter et nous surprendre. Bien sûr, on a le droit à une fin d’épisode posant plus de questions qu’il ne donne de réponses, mais d’un point de vue scénaristique, le jeu est déjà une grosse question enveloppée de mystères. Alors si vous êtes curieux, il ne reste plus qu’à attendre les prochains volets pour en savoir plus sur le bouzin.

Ne pleure pas, ce n’est pas grave d’être le personnage secondaire,

dans l’histoire d’un personnage secondaire.

 

[MAJ] Life is Strange: Before the Storm épisode 2

 

A l’image d’un épisode de The Walking Dead, il y avait beaucoup à attendre du nouvel opus de BtS. Et à l’image d’un épisode de The Walking Dead, on retrouve chronologiquement un début qui répond partiellement aux questions de l’ep 1, d’un milieu qui ne fait que très peu avancer l’histoire (pour ne pas dire qu’il tourne en rond), et d’une fin assez puissante et mémorable pour hyper l’attente de la suite. Et c’est un peu ça le nouveau défaut de la saga. BtS s’ancre définitivement à l’image d’un jeu créé uniquement pour approfondir un background. On y retrouve beaucoup de références qui feront plaisir aux fans de la première heure comme la manière dont Chloé obtient son pickup (ceci n’est pas un spoil), le problème étant qu’au delà de ces petits clins d’oeil, l’aventure est assez molle. On en apprend un peu plus sur la relation avec Rachel, mais on se demande toujours où veut nous conduire l’histoire. Concrètement, on se retrouve coincé entre deux flans du scénario à savoir le premier épisode de BtS, et la totalité de Life is Strange. Du coup, c’est un peu comme raconter un conte dont on connait déjà la fin, et cela ne nous pousse que peu à nous demander ce qu’il y a entre. Malgré tout, il y a quand même de bons penchants dans cet épisode, notamment le passage du théâtre qui est drôle et émouvant tant il est impromptu, ainsi que le caractère volage de Rachel qui pousse parfois le scénario dans des recoins inattendus. De ce fait, j’attends avec une certaine curiosité l’épisode 3 dans lequel beaucoup de réponses devraient être données sur énormément questions installées. Rien de plus à ajouter sauf peut-être la musique qui continue d’être un délice auditif, on y retrouve encore une fois Daughter comme maître d’orchestre de la BO avec en bonus, quelques reprises de leurs propres productions dont Youth -la musique de fin- une ode au voyage et sensations.
De ce fait, se retrouve dans quelques semaines pour la suite de cette aventure!

Peu de réponses quant à la question de combustion spontanée.

 

[MAJ] Life is Strange: Before the Storm épisode 3

 

Ca y est, la saga Before the Storm est officiellement terminée. Il restera bien un épisode bonus pour les joueurs ayant la version deluxe du jeu, mais en vue de la fin de ce dernier volet, il ne sera sûrement pas canon, voire présent potentiellement pour lier les deux séries.
Bien entendu, je vous en toucherai deux mots à sa sortie, mais il ne faudra hélas pas s’attendre à une suite directe.
Bref, pour l’instant, retour sur l’épisode 3 que nous attendions tous avec impatience. Mais verdict avant tout, coup d’épée dans l’eau? Et bien pas autant que je l’aurais imaginé.
Contrairement aux autres opus, ce dernier n’est pas aussi lourd à gober d’un seul trait, j’irais presque jusqu’à dire qu’il est bien rythmé et qu’on ne sent pas de lenteur. Dans les faits, il souffre évidemment des même problèmes dont on a l’habitude, mais l’emballement scénaristique joue beaucoup là-dedans et nous fait sincèrement oublié la notion de notre temps de jeu.
A ma grande surprise, j’ai eu ce petit pincement au coeur lorsque le générique se lança, non parce que le jeu m’avait touché au plus profond de moi (peut-être à contrario de LiS), mais surtout pour sa fin qui m’a laissé sur ma faim (l’équipe Xbox Place n’approuve pas ce jeu de mot, mais c’est mon test! Meh). Ne vous en faites pas, il n’y aura pas non plus de spoil dans ce paragraphe, mais le prochain devrait très certainement en comporter, ainsi vous aurez droit à une belle bannière en guise de spoiler alert.
Factuellement, l’épisode répond à toutes les questions que l’on a pu se poser depuis Août dernier, mais nous laisse tout de même dans un brouillard à cause de son côté « cinéma », autrement dit, « on vous montre ce que l’on a imaginé, le reste viendra de vous » et c’est bien ça le problème, car pour nous, joueurs de cet univers, nous devons combler les zones d’ombres pour à la fois satisfaire notre friande curiosité, et surtout humaniser les personnages. Car en fin de compte si on résume avec beaucoup de raccourcis et un brin de mauvaise foi, BtS et LiS par extension ne raconte que l’histoire de quelques filles qui n’ont vraiment, mais vraiment pas eu de bol, ouais. Et en l’occurrence pour cet épisode, la presque globalité du scénario est centrée sur Rachel qui -même si mentionnée et relativement importante dans LiS- ne fait théoriquement pas partie des personnages principaux. A ce compte là, il aurait fallut compter tout Arcadia Bay comme protagonistes dans LiS. Et finalement, on se rend compte que Chloe n’est autre qu’une extension de Rachel. Il y a bien quelques bribes de son histoire personnelle avec son père, la relation entre sa mère et son futur beau-père, mais ce serait dommage de ne limiter son personnage qu’à cela, il y aurait eu tellement plus à faire. Et ce n’est pas les quelques scènes oniriques bordées de morale philosophiques et d’évolution introspective qui viendront me faire mentir. Dans cette saga, Rachel aura eu droit à un vrai développement de personnage, et c’est super! Mais Chloe restera en deçà d’elle. Dommage.
Malgré tout, l’épisode se démarque des autres avec sa clôture de saga, comme je l’expliciterai un peu plus bas dans le fameux paragraphe spoiler (où je suis moins dur avec le jeu promis), BtS n’est pas unilatéral et c’est tant mieux dans un jeu à choix… Mais il s’agit d’une force considérable car vous comme moi, aurons notre propre expérience individuelle et « récompensée » suivant nos choix. Et outre cela, l’histoire de BtS nous ouvre subtilement d’autres chemins de réflexions plus tortueux n’allant pas dans le sens de celui que l’on nous montre, nous laissant ainsi libre, voire un peu perdu, dans nos théories, suppositions et autres supputations. Et à mesure que l’univers s’agrandit, notre vision en fait naturellement de même, allant s’égarer dans quelques recoins fantasmagoriques que l’on s’empressera de partager avec nos contemporains gamers.
Alors après coût, oui BtS stagne dans l’ombre de LiS, oui l’idée ici n’était que renforcer le background de la saga originelle, mais en fin de compte, n’était-ce pas ce que l’on voulait en priant une histoire annexe? Oui. Et même si cela a parfois été mené un peu maladroitement, BtS a mérité son existence, et pour les joueurs qui ont été bercés par LiS, il n’y a que du positif à en tirer.

Attention Spoiler

Cliquer pour dérouler

Avant tout, si vous n’avez pas joué à la fois à Life is Strange et Before the Storm, ces prochaines lignes sont emplies de spoilers de qualité, alors si vous ne souhaitez pas potentiellement gâcher votre expérience de jeu, je vous invite à vous rendre quelques coups de molette plus bas jusqu’à la bannière « fin de spoiler alert ». De plus, j’admet que pour ce qui va suivre, il aurait été de rigueur de faire d’une traite BtS et LiS, sachant que les 8 épisodes s’étalent sur plusieurs années maintenant. Mais je fais (partiellement) confiance à ma mémoire pour juger que mes souvenirs font acte des moments les plus mémorables de ces deux jeux. Ainsi, nous pouvons commencer.

La première question que beaucoup ont dû se poser c’est « Comment BtS va t-il pouvoir s’ancrer dans l’univers de LiS? », et c’est une très bonne question (je me remercie d’en parler). Life is Strange, est un jeu au style fantastique, c’est-à-dire que dans un univers « normal » viennent se greffer des événnements non moins anormaux (cc. Harry Potter). Avec Max, nous avions ce pouvoir de remonter dans le temps, de changer les événements blablabla, mais il est évident que Chloe ne pouvait pas en jouir elle aussi, et c’est pour ça que le tournant de BtS promettait d’être intéressant. A la fin du premier épisode, lorsque Rachel hurle et fout le feu à la foret, je me suis dit « merde, il est là le fantastique » simplement parce que visuellement, cela suggérait AMPLEMENT qu’elle avait une sorte de pouvoir avec son cri à l’instar de Black Canary (cc. DC, on va tous les faire). Et finalement… Nope. En fin de compte, ce n’est pas plus mal, le scénario ayant déjà du mal à tenir droit quand on prend un peu de recul pour y penser. En guise de one shot, LiS est parfait. Mais la surenchère de BtS vient ébranler tout ça car, que Maxine réussisse à déjouer un violeur en série, semant les morts derrière elle, ok on admet, on nous raconte une histoire jusque là et avec le postulat du contrat d’incrédulité, on y adhère. Mais que Chloe ait bouffé autant dans sa vie, et par extension Rachel, ça pousse le vice un peu loin. Bien sûr, les coïncidence existent et tristement dans la vraie vie également, mais dans le cas présent, l’intrigue pousse trop à la remise en question, et ce n’est sûrement pas l’attitude de ce trio qui contredira ça. En soit, il a toujours été délicat de traiter le cas des adolescent, il n’y a qu’à voir en publicité comme les bonne vieilles réclames des années 90′ pouvaient se vautrer là-dessus. Et les décennies suivantes n’ont fait que suivre cette dynamique. Bon, je ne suis pas en train de dire que les personnages ne sont pas crédibles, mais ils souffrent souvent de traits beaucoup trop caricaturaux, et surtout de réflexions stupides qui, certes font avancer l’intrigue, mais donnent également envie de foutre des claques par-ci par-là. C’est ce qui casse l’identification du joueur et/ou du spectateur. Fort heureusement, quelques séquences émotion viennent un peu sauver le tout, c’est ce qui nous pousse à nous attacher aux personnages et à ce petit jeu là, les scénaristes sont très doués. L’épisode 2 nous montre l’apogée de la « relation amoureuse » de Rachel et Chloe, on attend le baiser, le rapprochement physique pourquoi pas (on a bien eu droit à une scène de douche digne de David Cage). Et finalement, la saga joue beaucoup là-dessus, le love interest de Chloe et ce qui va lui arriver à cause de ce crush qui d’ailleurs n’est absolument pas nécessaire dans l’histoire. Si à la presque fin du même épisode vous décidez de prendre le bracelet de Rachel plutôt que de l’embrasser, cela vous donnera à la fin de l’épisode 3, la possibilité de lui faire rencontrer sa mère. Une fin « secrète » que peu de personnes peuvent se vanter d’avoir découvert (y compris moi), car c’est dans l’ordre des choses de faire avancer l’intrigue amoureuse d’une histoire, c’est pourquoi vous en voyez dans une majorité folle de films, même si elles n’y ont pas forcément leur place. Bon, inutile de sauter de rage pour ce petit coup sournois au niveaux des choix, car vous n’avez manqué qu’un plan de 15 secondes à la toute fin de la saga, rien de bien folichon. Toutefois, c’est ce qui fait la force de BtS, nous avons chacun une expérience de jeu différente dans la mesure où nous ne faisons pas les mêmes choix. Dans ce test, je vous ai avant tout parlé de mon expérience à travers mon histoire, celle que j’ai créé, mais il est évident que si vous jouez à ce jeu, vous n’aurez pas les mêmes événements/dénouements, même s’il ne s’agit que de changements « mineurs » un peu à la Mass Effect (dans tous les cas, il y a toujours quelqu’un qui paye). D’ailleurs, on a dans le dernier épisode, cette remise en doute sur l’honnêteté de Rachel dans leur relation, suggérant le fait qu’elle pourrait simplement se servir de Chloe pour arriver à ses fins. Se placerait-elle finalement dans un rôle de perverse narcissique? Aucune réponse là-dessus et ne comptez pas en avoir, elle est morte. Mais ça nous donne de bonnes pistes pour un scénario alternatif! Car en partant du postulat qu’elle ne se sert de Chloe que pour au mieux passer le temps, au pire arriver à ses fins, l’histoire prend une tournure beaucoup plus dramatique. Enfin pas plus, mais bien différente, et c’est brillant!
Mais malgré tout, la fin n’est pas assez explicitée pour nous délecter d’un peu plus de suppositions à ce sujet. A la clôture de l’épisode 3, tout le monde sourit, est heureux, une demande en mariage, une vie qui continue dans un univers rose. La seule ombre au tableau est la culpabilité de Chloe (pour un peu moins d’une moitié de personne, vu que je n’ai pas révélé à Rachel les mensonges de son père), mais très vite rattrapée par une escapade en voiture des deux soeurs sourire. Le tout se termine toutefois sur une note un peu moins joyeuse vu qu’on nous suggère sans détours le shooting photo privé du meurtrier d’Arcadia aka le prof d’arts pla’. Mais il manque quelque chose. Il manque ce lien entre la joie et la mort. Je l’ai dit en guise de préambule, j’ai joué à LiS il y a déjà un moment, et même si on nous apprends comment la mort de Rachel est survenue, bah… Meh, c’est pas suffisant. Et c’est ce qui manque à cet épisode final, le liant entre ces deux histoires. Mais la franchise n’est pas morte, peut-être verrons-nous poper un jour une séquelle à la préquelle. BtS bien qu’étant moyen reste dans la lignée de LiS et c’est ce qui le sauve. Toutefois, si une saga entre elles devait arriver un jour, cela pourrait profondément bouleverser l’univers, si savamment maîtriser. Je ne demande que ça, et il est plus que probable que vous aussi.

Edit: Je laisse tel quel ce petit laïus vieux d’Août dernier lors de la sortie du premier épisode, histoire de contraster entre les attentes du début et les surprises de fin.

Si vous n’êtes ici que pour le test de ce premier épisode de BtS, vous pouvez directement passer à la conclusion un peu plus en bas. Dans ce dernier chapitre, je vais vous parler un peu plus de mon expérience avec ces deux jeux justifiant à l’occasion la totalité de ce test.

A l’instar de Minecraft, j’ai acheté LiS pour la BO et l’ambiance qui en découlait. Bien sûr, j’ai toujours été attiré par ce côté « jeu dont vous êtes le héros » vu que je prône l’importance du scénario dans tous mes tests, et pourtant je mentirais si je disais que je n’avais pris que du plaisir en jouant à ce premier volet. Le gameplay est rigide, la caméra complètement timbrée, et les lignes de dialogues plus stéréotypées qu’un épisode d’Hélène et les garçons. Mais ce qui faisait la force de Life is Strange, c’était sa globalité. Des retournements de situations, certes pas toujours subtils, mais qui vous poussaient à checker le calendrier de votre téléphone attendant impatiemment la sortie du prochain épisode (mention spéciale pour le quatrième). Des personnages au caractère versatile que l’on adorait détester, et détestait adorer. Des musiques pertinentes au point de venir vous chercher la petite larme solitaire au fond de votre canal lacrymal (et non je n’ai presque pas pleuré en écoutant Spanish Sahara). Tout cela a propulsé Life is Strange au rang des jeux inattendus mais agréablement accueillis. Et c’est en cela que BtS est un pari risqué, c’est qu’il n’y avait rien d’autre à ajouter à cette histoire. Certes, cette préquelle est totalement bienvenue pour les fans voulant se plonger un peu plus dans l’univers, mais à quel prix?

LiS reposait sur ce gameplay permettant au joueur de modifier à sa guise le scénario quitte à le regretter une heure plus tard, c’était le fondement du jeu. Dans BtS, il est tout simplement impossible de reprendre le même procédé vu qu’il était attribué et unique à Maxine, et que Chloé, aussi rebelle et profonde soit-elle, n’était qu’un personnage de second plan mis en exergue simplement par le biais de la protagoniste. De ce fait, BtS se trouve assez loin du concept original de son prédécesseur.

Alors c’est quoi l’arnaque? Voguer sur un succès commercial pour engranger plus d’argent? Répondre aux questions que les joueurs se posent sur un second rôle important? Du fan service peut-être? Objectivement, c’est un peu tôt pour le savoir. Il faudra probablement attendre la sortie du troisième épisode pour être fixé à ce sujet.
Et si comme moi vous restez sceptique quant aux ressorts scénaristiques de cette préquelle, gardez bon espoir et un peu de cette confiance candide qui vous a animé pendant la conférence Xbox lors de l’annonce de BtS. Nous ne sommes pas à l’abri d’une bonne surprise.

Crossover à venir.

 

En fin de compte et après des mois de patience pour connaître le dénouement de cette saga, il reste difficile de rester objectif quant à la pertinence de cet opus. Sur la majorité des points, il n’y a pas de réelle évolution depuis Life is Strange, que ce soit pour le bon, mais également le mauvais. Le jeu dans son style est bon, il raconte globalement bien son histoire, nous tient en halène jusqu’à sa fin (si l’on a pas décroché avant), et nous offre un background plus dense de l’univers. Alors même s’il n’égal pas son prédécesseur, Before the Storm n’est pas mauvais. Il aurait pu être mieux, en toute objectivité, mais il aurait également pu se vautrer et laisser derrière lui le souvenir d’une licence en faillite. Toutefois, ne le prenez pas comme un Life is Strange « classique ». Prenez ça un peu comme la prélogie Star Wars, à vous de voir quoi en penser. 

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Ce sujet a 0 réponse, 1 participant et a été mis à jour par  NitroSteed, il y a 10 mois et 2 semaines.

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