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Quantum Break arrête le temps pour son test !

Les jeux développés par Remedy pourraient être comparés à des concerts ou des albums des Daft Punk. Le temps de développement est long, mais l’attente en vaut la chandelle pour les fans. Avec à chaque fois une nouvelle expérience inoubliable qui laisse une phrase dans la bouche des chanceux : « c’était génial, on y retourne quand ?« . Evidemment pour Quantum Break l’attente aura été longue (voir très longue), de vidéo en trailer, de news en screenshot, il vous aurait fallu vivre sur une île déserte pour ne pas savoir qu’il y a de gros espoirs en Quantum Break. D’une part, parce que c’est une exclusivité Xbox One (Windows 10) et d’autre part parce-que les jeux Remedy sont de véritables pépites vidéoludiques. Alors accrochez-vous, la fracture temporelle approche !

  • Date de sortie : 05 avril 2016
  • Editeur : Microsoft Studios
  • Développeur : Remedy Entertainment
  • Genre : Action et Aventure
  • Prix : 69,99€
  • PEGI : +16
  • Disponibilité : Version physique et dématérialisée (45,72Go)

Tu es en retard, tu es en retard, tu es en retard…

Remedy nous propose une fois de plus de pouvoir manipuler l’univers et de jouer avec le temps. Cette fois-ci, avec Quantum Break il faudra sauver le monde. Au départ, tout semble normal : un rendez-vous mystère avec un ami d’enfance scientifique, dans une université vers 4h du matin. Sauf qu’en retrouvant Paul Serene, il nous demande de l’aider à mener une expérience hors du commun, activer une machine temporelle. Malgré tout, nous devons aider notre ami Paul à qui l’on doit beaucoup pour toute son aide dans le passé, puisque Jack Joyce que nous incarnons, n’était pas un enfant de cœur. Cela se sentait venir, un problème arrive pendant l’utilisation de la machine temporelle. Il y a une fracture temporelle, une Quantum Break.

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Evidemment il faut quelques minutes au jeu pour mettre en place l’immense univers que propose Quantum Break. Dès les premières actions, puis au fil du jeu, les mécanismes des jeux Remedy ainsi que l’identité du studio est bien visible. L’histoire du jeu est sous la forme d’une narration du héros principal, duquel vous apprendrez énormément petit à petit, tout comme la plupart des protagonistes. Ce n’est pas qu’un simple jeu narratif dans lequel on subit naïvement les explications. La narration vient rythmer les phases de jeu sans action. De ce fait, on se retrouve plongé dans l’histoire sans pouvoir décrocher, à explorer l’environnement et d’une instant à l’autre on se retrouver face aux ennemis. Et l’inverse est aussi vrai. Une interruption temporelle peut vous sauver la mise pour vous en tirer en évitant de vous faire abattre.

L’univers est immense, il faut prendre le temps de l’explorer

Difficile de vous parler de l’univers du jeu sans pour autant vous spoiler l’histoire. C’est plutôt plaisant pour une fois ! Par exemple, vos choix influent directement l’histoire, mais nous y reviendrons un peu plus tard. Revenons uniquement sur la fracture temporelle, qui est donc le sujet principal. Grâce à elle, Jack Joyce que nous incarnons se dote au fur et à mesure de l’avancement dans le jeu de différents pouvoirs liés au temps. On apprend à maîtriser, améliorer ses pouvoirs tout en les combinant. Certes, il y a les armes à feu, mais on se rend vite compte que leur utilisation nous met vite à découvert, d’où l’utilité de nos pouvoirs. Même si un système de couverture « automatique » est proposé, et il fonctionne plutôt bien, il pourra en dérouter certain(e)s. Aucune touche ou action à enclencher pour se cacher. Dès que Jack s’approche d’une couverture, il se baisse. Dès qu’il s’approche d’une zone de danger il se baisse.

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Au total, c’est une dizaine de pouvoirs qui sont acquis par le héros. Du bouclier temporel qui dévie les balles et protège Jack, à l’esquive temporelle qui permet de se déplacer rapidement, en passant par la charge temporelle qui fige les ennemis et peut faire exploser leur environnement, on dispose d’attaques ultra puissantes. Mais c’est sans compter sur l’intelligence artificielle avec des ennemis de plus en plus armés. La gestion des pouvoirs devient très rapidement stratégique. Plus Jack Joyce avance et tente de découvrir ce qu’il se passe réellement, plus les ennemis sont coriaces et équipés pour ne pas subir les effets de la fracture temporelle. Le simple fait de ne plus être le seul à pouvoir se balader pendant que le temps est arrêté surprend les premières fois. Très vite, le joueur doit trouver comment venir à bout de colosses qui font très mal.

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Personnellement, je n’arrête pas ma partie pendant une phase d’action. Immersion totale et l’envie d’en découdre. Et surtout une fois tranquille, pouvoir explorer chaque recoin pour glaner un maximum d’informations ! Un atout de poids pour les jeux développés par Remedy, c’est que leur univers regorge de collectibles en tout genre. Ce ne sont pas de simples objets à ramasser pour débloquer le succès « récupérer tous les objets« . Il est presque indispensable d’en trouver le maximum afin d’amplifier l’importance du scénario et en apprécier toute la profondeur.

Arrête de jouer aux jeux vidéo et lis un peu

De ce fait le rythme du jeu est différent d’un simple « avance, cache-toi, tire, tire, cache-toi, tire, avance… ». Et cela peut ne pas plaire à tous. D’accord il est nécessaire de se couvrir, d’accord il est nécessaire de tirer. Mais une phase de recherche (qui peut s’apparenter à une enquête), consiste à trouver le maximum d’objets afin de connaître tous les détails sur les personnages. Glaner des infos avec les plans de la machine temporelle ou les harnais à chronons, lire les discussions des mails de Martin Hatch (le PDG de Monarch), comprendre les inquiétudes des scientifiques suite au « décès » du Dr Kim, ou encore les différents escadrons qui protégeront l’Elite de Riverport..

C’est avec toutes ces informations distillées un peu partout dans le jeu que l’on se rend compte rapidement que chaque personnage est un maillon important du scénario. Par exemple, ressentir les interrogations d’un des membres importants de la sécurité de la multinationale qui le met à l’écart pour un des projets les plus ambitieux de peur que le comportement de l’agent ne compromette les opérations. Ou mieux appréhender une certaine Beth qui dès le départ connaît un peu trop bien notre héros et qui à plusieurs reprises apparaît dans les recherches de William Joyce (le frère de Jack).

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Silence, moteur… Et action !

L’histoire du jeu se décompose en plusieurs actes. Entre les actes, une série continue de nous plonger au cœur de Quantum Break pour une immersion au plus près des personnages. Cette série regroupe tous les vrais acteurs qui ont prêté leur visage, gestuelle et expressions faciales aux personnages qu’ils incarnent dans le jeu. Et le jeu prend là une nouvelle dimension. Il y a des cinématiques en jeu, mais avec la série, c’est du réel. La série de Quantum Break créée par Remedy est une expérience unique et originale. La prouesse réalisée est de voir l’univers du jeu dans la vie réelle avec tous les détails qui rappellent le jeu comme les 4X4 avec les logo de Monarch, les effets de la fracture temporelle, etc… Les acteurs sont les principaux critères qui font que la série est réussie. Ce sont pour la plupart des pointures de séries à succès :

  • Shawn Ashmore est Jack Joyce. C’est le héros du jeu et a eu une enfance difficile ;
  • Aiden Gillen est Paul Serene, ami d’enfance de Jack. Il a collaboré à la création de la machine à voyager dans le temps et a fondé Monarch Solutions en 1999 ;
  • Dominic Monaghan est William Joyce : Frère ainé de Jack. Il est scientifique renommé et reconnu ;
  • Lance Reddick est Martin Hatch, le bras droit de Paul Serene. C’est surtout le visage public de Monarch Solutions ;
  • Courtney Hope est Beth Wilder, un agent intermédiaire de Monarch Solutions.

Chaque épisode de la série de Quantum Break dure une vingtaine de minutes. Il apporte des informations supplémentaires sur le scénario. Les épisodes nous montre des personnages qui n’apparaissent pas dans le jeu, qui ne sont que mentionnés dans les infos à récupérer. Enfin, la série fait le lien entre les chapitres du jeu. Les épisodes de cette mini-série sont différents en fonction des choix faits par le joueur à la fin des chapitres.

Alors, on prend notre temps pour jouer à Quantum Break ?

OUI ! Jouer à Quantum Break demande du temps de façon à pouvoir apprécier au maximum le contenu de l’histoire. Et l’histoire permet justement de rejouer au jeu en faisant des choix différents dans les parties suivantes, sans oublier les différents niveaux de difficulté adaptés à la capacité des joueurs plus ou moins chevronnés. La série est là pour accentuer les détails d’un scénario très bien écrit qui regorge d’informations disséminées partout dans le jeu et qui constituent un univers unique pour Quantum Break.

Evidemment, certains défauts comme le système de couverture, la courte durée de vie, pourront faire fuir les plus impatients qui préfèrent utiliser à tout va les déflagrations temporelles et autres esquives temporelles pour malmener les ennemis de Jack Joyce. Les joueurs Xbox One s’attendaient aussi à trouver une véritable claque graphique pour une exclusivité Microsoft. Ce n’est pas un jeu orienté graphisme, mais Quantum Break reste plutôt beau à part quelques retard d’affichage de textures. Si vous faites le jeu en version française, vous risqueriez d’avoir des (gros) problèmes de synchronisation labiale. Passez le jeu en VOSTFR, vous serez tranquille et vous profiterez au mieux de l’excellent scénario de Quantum Break.

Ce qui me plait dans Quantum Break : Ce qui me déplaît dans Quantum Break :
  • Le background qui forme l’univers du jeu est immense
  • La série entre les actes, une pure merveille !
  • Plus on avance dans le jeu, plus c’est haletant
  • Jolis effets et graphiquement plus que correct…
  • Mais pas la claque graphique attendue
  • Synchronisation labiale en jeu
  • Trop court, on en veut encore !
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Test réalisé avec une version personnelle

 

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VinceTheVice

Fervent défenseur des jeux vidéo en plus d'être un réel passionné depuis plusieurs dizaines d'années. Sans être un "ménestrel", Vince partage singullièrement ses passions grâce à internet en tant que rédacteur sur XboxPlace.fr… Il publie aussi depuis 2009 des vidéos consacrées aux testx jeux vidéo et matériels sur Dailmymotion et Youtube. Autres pseudo : VinceTheVice, Bebette_Show. Gamertag : Mr VinceTheVice.

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    VinceTheVice
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    Les jeux développés par Remedy pourraient être comparés à des concerts ou des albums des Daft Punk. Le temps de développement est long, mais l’attente
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