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[TEST] Call of Duty : World War II

Le devoir d'appel à ses racines

Call of Duty est une licence « vieille » de 14 ans, depuis 2003 il y a eu 13 titres principaux et, si les trois premiers épisodes se déroulaient durant la seconde guerre mondiale, le 4ème opus Call of Duty : Modern Warfare amenait le joueur dans une période plus actuelle. Activision ne voulant pas totalement abandonner le milieu du siècle, l’éditeur décida que les histoires contées par Call of Duty seraient réparties entre deux studios : Infinity Ward et TreyArch. C’est ainsi que ce dernier réalisa Call of Duty World at War, qui replongeait le joueur durant la seconde guerre, aux côtés des russes avançant inexorablement en Allemagne, mais également côté américain dans les lieux du conflit contre les japonais dans le Pacifique.

Infinity Ward suivi avec Call of Duty Modern Warfare 2, TreyArch avec Call of Duty Black Ops, de nouveau Infinity Ward avec Call of Duty Modern Warfare 3 et TreyArch et son Call of Duty Black Ops 2, et là, la machine Activision s’emballe ! Après un Call of Duty Ghost en 2013, l’éditeur projette clairement la licence dans le futur et la science-fiction avec les Advanced Warfare, Black Ops III et Infinite Warfare !
L’accueil public de ce dernier lors de son reveal, fut révélateur pour l’éditeur. Avec un nombre de dislikes sur le trailer d’annonce du jeu dépassant les 3 millions, (et le plaçant en numéro 2 du podium des vidéos les moins aimées de YouTube), le public a, en favorisant quelque peu cette campagne de dislikes, tenté de faire comprendre à Activision que la licence Call of Duty devait changer. Adieu donc les jetpacks, les exosquelettes et autres armes dignes de Star Wars, place à l’histoire et au retour aux sources que le studio SledgeHammer nous conte (avec l’aide des équipes d’Infinity Ward et de Raven Software).

  • Date de sortie : 3 novembre 2017
  • Editeur : Activision
  • Développeur : Sledgehamer
  • Genre : FPS
  • Prix : 69,99€
  • PEGI : 18+
  • DisponibilitéVersion physique et dématérialisée
  • Xbox One X Enhanced : Oui

We need You !

Call of Duty : World War II nous place dans le contexte originel de la licence, c’est-à-dire la deuxième guerre mondiale, et plus précisément, aux campagnes ayant eu lieu dans le prolongement du D Day. Le débarquement du 6 juin 1944 est d’ailleurs le point de démarrage de l’aventure, dans une péniche sous le feu nourri de l’ennemi sur Omaha Beach. Mais nous ne méprenons pas, si Call of Duty 2 faisait la part belle à ce moment historique, CoD WWII n’en est pas pour autant un remake, la phase du débarquement n’est qu’un moyen d’amener les protagonistes et le joueur à prendre pied sur le sol du pays à libérer, et à pourchasser l’ennemi jusque sur ses propres terres.

Brothers in Arms

Et quels protagonistes ! Des soldats humains, avec des valeurs, des peurs, des doutes, un passé propre à chacun, bref, loin des « Rambo » se croyant invulnérables. Et vous, vous incarnez Ronald « Red » Daniels, jeune soldat de la 1ère Division d’infanterie, (la célèbre « Big Red One »), qui devra faire face à l’intensité des combats meurtriers, mais également aux caractères parfois troubles de sa hiérarchie. Mais Daniels n’est pas seul, l’amitié et la fraternité font de Robert « Zuss » Zussman un frère d’armes et un allié précieux. Zuss est américain d’origine juive, ce qui, dans l’aventure, aura un impact mais ça, on vous le laisse découvrir.

Tant qu’il y aura des hommes

Chose pas assez courante dans les CoD, il y a ici certains passages orientés infiltration, (avec des succès à débloquer à la clé), et dans ces phases, la tension, la concentration et le souffle coupé sont de mise. Néanmoins le jeu reste un Call of Duty, en cela que l’action est sa force de frappe. La part est donc belle aux combats acharnés, et même si parfois certaines situations semblent surréalistes, (bien qu’il y en ait eu réellement dans ce conflit), il ne faut pas oublier que nous sommes dans un jeu vidéo, par conséquent oui il est possible à un soldat de réaliser des exploits à la chaîne.

Moteur… Action !

Un mot sur les transitions cinématiques, qu’elles soient en prélude ou en conclusion. Elles sont un élément important car elles posent les bases de l’action qui arrive ou font la liaison entre le chapitre qui se termine et le suivant. Par ailleurs, elles sont très bien mises en scène et visuellement, c’est vraiment très réussi.

L’environnement sonore est également un point majeur, l’immersion en est augmentée et, si vous jouez au casque, vos oreilles vous plongeront dans un univers acoustique extraordinaire. Si vous poussez le son de votre installation de salon ou de salle de jeux, là ce sont vos voisins qui risquent de penser que la guerre a débarqué chez vous !

Graphiquement, le jeu est très beau, sans être réellement photoréaliste, il n’empêche que les yeux en prennent plein les rétines. Cela joue à se téléporter dans l’action, rendant l’immersion encore plus réaliste. Même s’il faut reconnaître que parfois il y a quelques bugs de textures ou de clipping, mais c’est vraiment très très rare sur Xbox One/Xbox One S, (et absent sur Xbox One X). Les effets volumétriques sont par contre très réussis, et que ce soit les fumigènes, neutres ou colorés, ou encore les fumées proches ou lointaines, ça gère, et même très bien. Idem pour les effets de particules.

Le jour le plus long

Le jeu se découpe en 11 chapitres et un épilogue couvrant la période du 6 juin 1944 au 7 mars 1945, et au cours de laquelle vous traverserez entre autres et outre la plage Omaha Beach, Caen, Paris, les Ardennes ou encore le fameux pont de Remagen.

Selon le niveau de difficulté choisi, niveaux qui sont Recrue, 2ème Classe, Commando et Vétéran, la durée du solo est variable, surtout si l’on tient compte des objectifs secondaires que sont la collecte de souvenirs et les actes héroïques à réaliser. Mais disons que pour finir le jeu en Commando sans chercher à réaliser tous les objectifs secondaires, il vous faudra une quinzaine d’heures pour en venir à bout.

Conclusion Solo

Un très bon solo, avec tous les ingrédients qui en font une excellente recette, cette campagne de Call of Duty World War II rehausse vraiment le potentiel de la licence. Du début à la fin on se prend à aimer, détester, les différents protagonistes de l’histoire racontée dans cet opus. Sledgehammer a réussi le pari et livre un jeu, certes pas parfait, mais avec une réalisation maitrisée. Tant l’aventure du personnage principal que l’Histoire avec un grand H sont immersives et les sensations sont là et bien là. Pour ceux qui affectionnent la licence pour sa période originelle, ils y retrouveront l’envie de poursuivre jusqu’au bout l’aventure du solo, les adorateurs des environnements futuristes des derniers CoD risquent par contre de ne pas aimer.

Aux armes !

L’armurerie de Call of Duty World War II nous donne l’occasion de retrouver les Garant, MP40, STG 44 et autres Lee Enfield typiques du conflit. La qualité visuelle de ces armes est parfaitement conforme à ce qu’elles étaient, et leur utilisation en jeu permet de le voir. Mais ce ne sont pas seulement les yeux qui pourront constater le travail du studio, les sons produits par ces armes sont également très réalistes, qu’il s’agisse de changer de chargeur, d’armer une culasse ou de tirer, la reproduction est fidèle à ce que l’on peut entendre de ces armes dans des films ou des documentaires de l’époque. La balistique est de très bonne facture dans l’ensemble, un bémol cependant sur le traditionnel fusil à pompe qui, comme à l’accoutumée, n’est pas toujours parfaitement équilibré au niveau des dégâts générés, surtout en multijoueur.

World War Z(ombies)

Depuis l’épisode World at War de TreyArch, Call of Duty a apporté fréquemment son mode Zombies au jeu et, dans ce nouveau CoD, force est de constater que le retour aux sources opéré ici aussi, donne un grand mode zombies. La période du jeu étant la seconde guerre mondiale, il était normal de proposer un mode avec des zombies.. nazis.

Et comme dans les meilleurs il y a les énigmes, et devoir affronter les morts-vivants de l’ère 39-45 tout en résolvant ces énigmes, ne sera peut-être pas simple à gérer pour les néophytes, voire même pour les connaisseurs du mode. Bien entendu il est possible d’y jouer seul, mais là où le fun et le plaisir deviennent immenses, c’est en coopération avec jusqu’à 3 amis. A 4 ce mode prend une toute autre dimension et les vagues de créatures à moitié décomposées seront plus aisées à gérer.

Reste que le fun est là, le stress aussi ! Car dans cette nouvelle édition, les zombies sont non seulement effrayants à souhait, mais l’ambiance générale du mode et de son environnement font grimper l’adrénaline assez vite.

Formez vos bataillons !

Le multijoueur de Call of Duty est, même si ce n’est pas la tasse de tout le monde, une référence en termes de popularité. Ce nouveau CoD amène donc, période oblige, les joueurs à se rencontrer pour en découdre, sur des lieux propices aux affrontements.

La première chose que voit le joueur lorsqu’il lance le menu multijoueur Xbox Live, c’est l’arrivée dans un QG de campagne, avec un bureau de poste pour le courrier, (afin de recevoir sa solde et autres cadeaux gagnés au cours des parties), on trouve aussi le Major Howard, qui donne des défis à réaliser dans un temps imparti. Ces défis, qui sont quotidiens, hebdomadaires ou encore spéciaux, sont à réaliser en multijoueur, comme par exemple « Faites 45 éliminations en mode Guerre », « Faites 25 éliminations en un seul MME », etc.

Dans ce QG, nous trouvons également une intendante, qui propose l’achat de contrats à achever en récompense de quoi, le joueur obtiendra soit de l’XP, soit un largage de ravitaillement rare. L’intendante offre aussi la possibilité d’acquérir des objets de collections, il peut s’agir d’armes, de skins, d’émotes, de cartes de visite, d’emblèmes ou encore des tenues pour votre soldat.

Le QG est vaste, et comprend un cinéma, où estt diffusé de la vidéo à la demande sur le jeu CoD WWII. Vous trouverez en gambadant dans le QG, une tour d’entrainement aux bonus de séries de points, un stand de tir, un coin « repos », où vous pourrez jouer à des jeux vidéo very old school, digne de l’ère des 4/8 bits en noir et blanc. Une armurière est à votre disposition pour vous proposer des armes lorsque vous aurez passé votre premier Prestige, (et pour les suivants bien entendu). Elle vous proposera également un atelier peinture, avec lequel vous pourrez personnaliser vos armes, soit avec des créations existantes, soit en créant votre peinture et vous pourrez même la partager.

Nous retrouvons les traditionnels Match à mort par équipe, Domination, Recherche et destruction, Capture du drapeau, mais aussi les Eliminations confirmées, Point stratégique et Mêlée générale. Petites nouveautés, l’apparition des modes Guerre et Foot américain. Si le premier est relativement aisé à comprendre, il s’agit d’attaquer une série d’objectifs, le second est un peu en dehors des sentiers battus dans un FPS. En effet pour le mode Foot américain, il faut aller récupérer un ballon de foot sur la map, et l’amener jusqu’à la cage adverse, une variante du mode capture de drapeau en somme.

Sauf que comme avec un vrai ballon dans un match de foot américain, vous pouvez vous passer la balle, en vous la lançant, voire faire des esquives avec les rebonds, etc. Bien entendu, il s’agit d’un match armé, donc vous pouvez tuer vos adversaires comme dans un mode multijoueur classique.

Voilà pour ce qui est des modes normaux, ensuite vient le mode Hardcore qui limite la santé et enlève l’ATH. 4 modes de jeu sont disponibles en Hardcore : Match à mort par équipe, Recherche et destruction, Domination et Mêlée générale.

Pour les compétiteurs eSport, une section leur est dédiée : Gamebattles MLG, qui permet aux membres inscrits à la Major League Gaming de participer à des tournois de la Ligue mondiale Call of Duty, comportant de nombreux prix.

Quant au gameplay en multijoueur, on retrouve rapidement ses marques pour peu que l’on soit habitué, le rythme des différents modes est assez intense, et croiser des joueurs aguerris avec des niveaux élevés n’est pas rare, certains n’ont pas dû beaucoup dormir depuis la sortie du jeu !

La machine fonctionne, même s’il y a eu une indisponibilité des serveurs sur le jeu durant quelques heures le week-end dernier, la recherche de parties est rapide et la stabilité est bonne. Mais encore une fois, comme pour tous les jeux multijoueur, il faudra vérifier que son NAT ne pose pas de problème s’il est strict ou modéré, car sinon la situation en jeu risque de devenir problématique, voire empêcher l’accès rapide à des parties. (A lire : Un NAT ouvert !? Oh peuchère…)

Conclusion générale

Un très bon Call of Duty, qui se veut de plaire et se donne tous les moyens pour y parvenir. Les chiffres des ventes donneront raison, (ou pas), à Activision et à Sledgehamer pour cette petite prise de risque, qui est de revenir à sa période originelle. Mais quoi qu’il en soit, on ne peut enlever les qualités existantes de ce jeu.

Mon avis perso : J’ai commencé à jouer à Call of Duty lors du premier épisode sur PC, puis chaque épisode jusqu’à Call of Duty: Ghosts, qui m’avait un peu refroidi. J’ai malgré tout essayé les suivants, mais je n’y avais pas retrouvé l’esprit Call of Duty. Dans celui-ci, je retrouve tous les éléments qui me font aimer y jouer, la période, les environnements superbes, la campagne prenante, un mode Zombies comme je l’aime et un multi à la hauteur.

C’est donc pour moi une réussite, qui remet la licence sur une bonne voie, en souhaitant que l’avenir de Call of Duty ne reprenne pas trop des chemins qui finalement, l’ont détourné durant quelques années.

Télécharger Call of Duty WW2 sur Xbox One

Les plus Les Moins
  • Un solo magnifique
  • Une histoire immersive et des personnages charismatiques
  • Un retour à la seconde guerre mondiale salutaire
  • Des graphismes et un environnement sonore excellents
  • Un multijoueur fidèle à sa réputation
  • Un mode Zombies aux petits oignons
  • Une difficulté bien dosée par niveaux.
  • Quelques bugs à la sortie du jeu
  • L’impossibilité de démarrer une nouvelle campagne sans écraser la précédente
  • L’obligation d’avoir le Season Pass pour bénéficier de la célèbre map Carentan au lancement
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Jedi

Addict aux jeux vidéo depuis qu'il en existe, ou presque, (vous savez les Pong & Co), j'ai pu avoir le bonheur de trouver ma voie dans l'industrie vidéoludique, une rencontre avec Xbox il y a près de 15 ans, a fait naître une véritable passion pour cet écosystème. Modérateur Xbox et Microsoft Xbox MVP, je connais Xbox presque sur le bout des doigts, et la marque continue de m'étonner de jour en jour. Mais ces titres n'enlève en rien mon objectivité, je reste franc, et Xbox Place est dans le même esprit. Lorsque l'on aime les jeux vidéos et Xbox, on se doit de dire quand c'est bien, mais aussi quand c'est mal.

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    Jedi
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    Call of Duty est une licence « vieille » de 14 ans, depuis 2003 il y a eu 13 titres principaux et, si les trois premiers épisodes se déroulaient duran
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