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Test de Control

Le nouveau Remedy se Hiss au sommet !

Après Quantum Break, loin d’être dépourvu de qualités, mais dont l’accueil avait été pour le moins tiède de la part de la presse et des joueurs, Remedy revient avec Control, son nouveau titre des plus ambitieux. Si les premières images du jeu avait pu laisser penser à une simple suite spirituelle à Quantum Break, quelques minutes manette en mains suffisent pour comprendre que la nouvelle production du studio est unique en son genre, et possède sa propre personnalité. Lorgnant du côté des metroidvania, et proposant une ambiance aussi mystérieuse qu’oppressante, Control est-il une totale réussite ? 

Test réalisé sur Xbox One X à l’aide d’une version achetée par le testeur
  • Date de sortie : 27 Août 2019
  • Editeur : 505 Games
  • Développeur : Remedy Entertainment
  • Genre :  Action-Aventure
  • Prix : 59,99 €
  • PEGI : 18+
  • Disponibilité : Version physique / dématérialisée 
  • Xbox Play Anywhere : Non
  • Xbox enhanced : Oui

 

 

Hiss-eo Kojima

Plonger dans un jeu Remedy, c’est avoir la certitude de pénétrer dans un titre unique en son genre, nimbé de mystères, et qui apportera certainement autant de questions qu’il fournit de réponses. Control n’échappe pas à la règle, et représente dans sa plus pure expression le savoir-faire du studio. Avec Sam Lake à la plume, Control présente un univers très profond, et les habitués du studio savent déjà qu’ils devront fouiller tout les recoins du titre, afin de mettre la main sur de précieux éléments susceptibles d’éclaircir (en partie) le lore très complexe du jeu. Si tous les regards sont actuellement tournés vers Hideo Kojima et Death Stranding pour tout le mystère qui entoure le jeu, Control a lui aussi de sérieux arguments à faire valoir, tant son univers est nébuleux et énigmatique.

Dans Control, vous incarnez Jesse Faden, alors que celle-ci pénètre dans le Bureau Fédéral de Contrôle, à la recherche de réponses quant à la disparition de son frère survenue dix-sept ans auparavant. Vous allez vous apercevoir dans les toutes premières secondes du jeu que Jesse partage sa conscience avec un être bien mystérieux. De plus, dans les cinq minutes qui suivent l’entrée de Jesse dans le bâtiment, celle-ci va devenir bien malgré elle la nouvelle directrice du bureau, sans trop savoir pourquoi.

Bienvenue dans le Bureau Fédéral de Contrôle, particulièrement mystérieux !

En tant que directrice nouvellement promue, Jesse Faden va devoir reprendre le contrôle du Bureau en luttant contre une force mystérieuse dénommée Hiss (sifflement). Le Hiss est la source de perturbations pour le moins étranges, et cette entité est capable de transformer de simples employés en individus des plus agressifs. Heureusement pour elle, Jesse pourra également au cours de son périple faire la connaissance de PNJ épargnés par le Hiss, et qui lui fourniront une aide précieuse.

Une histoire Ahti-pique

Si l’intrigue se veut mystérieuse comme on pouvait s’y attendre de la part de Remedy, on regrettera que la plupart des personnages rencontrés (en dehors de l’inoubliable et unique Ahti) manquent de charisme. Même Jesse semble manquer d’épaisseur dans ses réactions, et apparaît un peu trop détachée de ce qu’il se passe autour d’elle. Ce sentiment est aussi imputable au fait que les expressions faciales des personnages font très bas de gamme par rapport au reste du jeu. La synchronisation labiale des personnages est même carrément honteuse lorsque le jeu est en français (le doublage n’est pourtant pas mauvais), si bien qu’on ne pourra que vous recommander de passer le jeu en anglais et d’activer les sous-titres français.

Certes, la prestation des personnages nous a laissé dubitatifs, mais ce n’est par contre pas le cas du scénario dans son ensemble, qui se veut très réussi. Il est vrai qu’une fois les crédits du jeu atteints, on a encore de nombreuses questions en suspens. Certains joueurs pourraient même être déçus par la non clarté du propos. Mais il est par contre sûr que l’univers proposé est d’une extrême richesse, et comme évoqué précédemment, une tonne d’éléments vous permettront d’en apprendre d’avantage sur le riche lore imaginé par Remedy.

L’architecture du Bureau est vraiment unique

La plus belle trouvaille du studio est sans nul doute le Bureau en lui même, qui se révèle en réalité être l’individu avec le plus de personnalité dans Control. En mouvance perpétuelle, ce bâtiment n’aura de cesse de changer de forme au gré de vos agissements. Son architecture propose de plus un style inimitable qui met en lumière la direction artistique éblouissante du studio, et sied à merveille à la nouvelle orientation du jeu. Loin du jeu ultra-linéaire, Control présente une orientation Metroidvania plutôt osée, mais qui fait pourtant mouche.

Elle est passée par Hiss-ci, elle repassera par là

Ainsi, au cours de votre périple dans les dédales du Bureau, vous tomberez régulièrement sur des zones inaccessibles, et il vous incombera d’y revenir ultérieurement, une fois que vous détiendrez le pouvoir requis (ou une carte d’accréditation de niveau suffisant). Car oui, dans Control, le mystique s’associe au surnaturel pour conférer à l’héroïne des pouvoirs à acquérir en cours d’aventure, et qui lui faciliteront bien la tâche dans ses affrontements. Saisie d’objet à lancer sur les ennemis, bouclier protecteur, lévitation, esquive, autant de pouvoir qui vous tendent les bras. A noter que si certains pouvoirs sont immanquables car débloqués au cours des missions principales, d’autres seront des récompenses de missions secondaires, ce qui renforce et récompense encore un peu davantage l’exploration. D’autant plus que certaines missions secondaires se révèlent particulièrement savoureuses, et vous offriront des combats de boss vraiment marquants !

Si Control embarque une carte, celle-ci se veut assez sommaire. Ainsi, si la zone globale de l’objectif est indiqué, le chemin précis pour y accéder n’est pas renseigné, si bien qu’il faudra analyser les lieux qui nous entourent pour comprendre le chemin à emprunter. A l’opposé des grosses productions actuelles, souvent très assistées, Control s’appuie sur une narration environnementale très réussie. Cet aspect du titre lui confère une grande fraîcheur dans le paysage vidéoludique actuel. Sans être réellement un metroidvania, l’architecture de Control se rapproche un peu plus de celle du très bon Darksiders 3, paru il y a quelques mois.

La mise en scène est particulièrement réussie !

Quand on accède à une nouvelle zone, on aura dès lors à la purifier (après avoir anéanti toute résistance). Cette purification prendra alors la forme de point de contrôle, à partir duquel vous pourrez utiliser le déplacement rapide vers une autre zone, ce qui permettra d’être plus efficace dans votre exploration. Ces points de contrôle seront aussi le lieu où vous améliorerez votre personnage.

Car comme tout bon jeu d’action-aventure moderne, Control embarque un arbre de compétence, qui vous permettra d’améliorer vos caractéristiques (santé-énergie) et vos différents pouvoirs. Ainsi, selon votre appétence pour certaines capacités, vous pourrez choisir d’améliorer une partie bien précise de l’arbre de compétences. L’amélioration de l’arbre de compétences passe par l’accumulation d’expérience, mais également par l’exploration et la réalisation de certaines missions. Notons que l’exploration vous permettra également de mettre la main sur de précieuses ressources, qu’il s’agisse de mods capables de booster vos armes et capacités, ou de matériaux qui vous permettront de crafter les mods susnommés.

Aux grands maux, le grand Remedy

Control met donc en avant son exploration, et propose un système de compétences particulièrement bien calibré. Mais tout cela n’aurait que peut d’importance si le gameplay qui lui était associé n’était pas aussi convaincant. Et c’est ici qu’intervient la vrai claque de ce Control !  Nous avons déjà évoqué les différents pouvoirs que peut acquérir Jesse. Il faut ajouter à ces pouvoirs une arme unique, mais capable de revêtir différents aspects afin d’assurer des fonctions diverses (pistolet-mitraillette-lance grenade…).

Les décors sont variés et éblouissants

En combinant pouvoirs et armes, on obtient des phases d’action dantesques, où les explosions et effets de particules sont à la fête. Si les gunfights de Quantum Break avaient déjà un rendu particulièrement plaisant, on monte encore d’un cran dans Control. Le moteur graphique Northlight semble avoir été optimisé pour proposer un rendu bien plus poussé. Attention, on ne parle ici pas de texture ou de modélisation (on y reviendra), mais surtout de la physique du titre qui se veut totalement époustouflante. Chaque objet, chaque pan de mur semble avoir une physique qui lui est propre, et réagit en temps réel à vos actions. En cours d’affrontement, les tables volent dans tous les sens, les murs volent en éclat…

La physique proposée est éblouissante de crédibilité, si bien que les phases d’actions se révèlent extrêmement jouissives. D’autant plus qu’on sent particulièrement bien la montée en puissance de l’héroïne. Si en début d’aventure, on ne dispose que d’un pistolet et d’aucune compétence particulière, se retrouver par la suite à léviter tout en projetant des pans de murs entiers sur l’ennemi a quelque chose d’assez unique.

Remedy a de plus pris le soin d’équilibrer l’expérience de jeu, qui s’organise au final selon le tryptique exploration-puzzle-shoot. Ainsi, le jeu embarque un bon nombre d’énigmes, qui sont loin d’être très complexes, mais qui permettent par contre de varier efficacement l’aventure.

Une technique sous Control ?

Control se présente donc sous les meilleurs augures. Malheureusement, le titre n’est pas exempt de défauts. Nous l’avons évoqué précédemment, les personnages semblent manquer de charisme, et la synchronisation labiale est catastrophique (en français). De plus, si on regarde de très près, certaines textures ou modélisations ne sont pas très réussies. Enfin, si sur Xbox One X, le titre s’avère fluide la plupart du temps, il n’est pas pour autant exempt de ralentissements qui se manifestent parfois quand l’action est très intense. Sur Xbox One Fat/S, les ralentissements sont très présents, et pourraient grandement nuire au plaisir de jeu. De manière générale, on sent que Remedy n’a pas bénéficié d’autant de budget que lors du développement de Quantum Break. Ce qui explique pourquoi Control est moins éclatant dans les petits détails.

Le Bureau changera régulièrement sous vos yeux

Si la technique pure n’est pas irréprochable, la direction artistique est quant à elle remarquable. Nous évoquions plus haut l’architecture du Bureau, aussi ingénieuse que sublime. Mais c’est vraiment le côté artistique dans son ensemble qui est à saluer. Il n’est pas rare de rester ébahi devant certains décors (qui s’avèrent très variés), ou devant certaines mises en scène mémorables (la séquence du labyrinthe tient à n’en pas douter du génie). La bande sonore contribue grandement au côté exceptionnel de la présentation. L’ambiance de Control se veut mystérieuse et oppressante, et la mise en scène, les jeux de lumières et les musiques qui accompagnent l’ensemble permettent sans aucun mal à faire oublier une technique un peu moins brillante.

Aucun doute possible, Control est bel et bien une pure production Remedy, et peut-être même la plus ambitieuse du studio. Dotée d’une intrigue particulièrement riche, bien que très mystérieuse, d’une mise en scène éblouissante et d’un ressenti manette en mains vraiment jouissif, Control s’impose comme un titre fort de cette année. En valorisant l’exploration au détriment de la linéarité, Remedy a frappé juste, et apporte un vent de fraîcheur au milieu des AAA modernes. Si Control ne bénéficie pas d’une finition aussi léchée que Quantum Break, à cause notamment d’un budget moindre, le titre exprime par contre la créativité de ses auteurs à son plein potentiel. Il en résulte un titre mémorable, doté d’une direction artistique ahurissante. 

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Les Plus de Control Les Moins de Control
  • Une intrigue riche et mystérieuse…
  • Artistiquement irréprochable
  • Jouissif manette en mains
  • La montée en puissance de Jesse
  • L’exploration favorisée et récompensée
  • La qualité des missions secondaires
  • Le Bureau Fédéral de Contrôle
  • ….peut-être trop mystérieuse pour certains joueurs
  • Les personnages manquent de charisme
  • La synchronisation labiale horrible en français
  • Des chutes de framerate (négligeables sur Xbox One X, vraiment  marquées sur Xbox One FAT/S)

 

 

 

 

 

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LEO33RM

Adepte des grandes épopées virtuelles et des somptueux univers que le jeu vidéo peut offrir. Chasseur de monstres à temps partiel.

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    LEO33RM
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