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Test de Dangerous Driving

Rapide et furieux !

Les amateurs de jeux de course orientés arcade ne peuvent ignorer l’existence de la licence Burnout. Cette célèbre saga a en effet su se démarquer des autres jeux de courses présents sur le marché, et a su imposer sa patte unique dans le paysage vidéoludique. Point de simulation ou de réglages mécaniques complexes dans les jeux Burnout, mais plutôt une intensité à nulle autre pareille, où provoquer le crash de l’adversaire est une véritable philosophie de vie. Si depuis Burnout Paradise paru en 2008, le genre du jeu de course arcade a peu à peu disparu des radars, le studio Three Fields Entertainment entend bien remettre le genre sur le devant de la scène. Si le studio est composé de seulement 7 personnes, il compte parmi ses rangs les créateurs de Criterion, à l’origine des jeux Burnout. Avec un budget bien plus limité que par le passé, mais une passion toujours aussi présente, le studio nous propose donc de retourner sur l’asphalte afin de vérifier si notre capacité à provoquer des takedowns a survécu à l’épreuve du temps. Verdict dans les lignes suivantes.

Test réalisé sur Xbox One X à l’aide d’une version dématérialisée achetée par le testeur
  • Date de sortie : 09 Avril 2019
  • Editeur : Three Fields Entertainment
  • Développeur : Three Fields Entertainment
  • Genre :  Course
  • Prix : 29,99 €
  • PEGI : 7+
  • Disponibilité : Version physique / dématérialisée 
  • Xbox Play Anywhere : Non
  • Xbox enhanced : Oui 

 

 

Un jeu triple B : Burnout is Back Baby !

Avec Dangerous Driving, Three Fields Entertainment sort en l’espace de trois ans son cinquième jeu sur console. Leur premier jeu, Dangerous Golf, demandait au joueur de générer le plus de dégâts possibles à l’aide d’une balle de golf. Autant dire que l’esprit du mode Crash des précédents Burnout se retrouvait aisément dans le titre. Histoire de poursuivre sur sa lancée, le studio a depuis sorti Danger Zone et Danger Zone 2, véritables réincarnations dudit mode Crash. Le développement de ces titres avait cependant surtout pour but de permettre aux développeurs de se faire leurs armes sur les outils à leur disposition, avant de proposer un véritable descendant spirituel à Burnout. Depuis 2016 et leur premier titre Dangerous Golf, trois années ont passé, et nous voilà désormais en possession du Dangerous Driving tant attendu.

Quel plaisir de retrouver un jeu de course arcade dans la plus pure philosophie Burnout

Avant d’évoquer le coeur du jeu, à savoir son gameplay, il paraît important de faire un tour d’horizon du contenu mis à la disposition des joueurs. Dangerous Driving propose non moins de 69 épreuves, réparties dans 9 modes de jeu et dans 7 environnements différents. Les modes de jeu disponibles sont les suivants :

  • Race : Le mode course classique, où l’objectif est bien évidemment d’arriver le premier. 6 véhicules s’affrontent pour la première place.
  • Heatwave : Dans ce mode de jeu, vous devez également arriver premier en faisant la course contre 5 autres véhicules, mais les takedowns sont ici désactivés. A vous de conduire avec style afin de garder la jauge de boost la plus grande possible.
  • Face Off : Le mode Face Off est en fait un 1 contre 1, qui sera en réalité le moyen le plus courant de débloquer des voitures. Vous gagnez la course, vous remportez la voiture.
  • Shakedown : Le mode contre la montre, dans lequel vous êtes seul et devrez franchir le plus rapidement possible la ligne d’arrivée.
  • Eliminator: Une course en 5 tours, où la voiture en dernière position est éliminée à chaque tour. Plus la course progresse, plus la tension se fait ressentir !
  • GP : Le mode Grand Prix est une succession de 3 courses, et vous devrez être constant afin de remporter la victoire finale.
  • Survival : Un mode survie dans lequel vous êtes seul, et le trafic se fera de plus en plus dangereux au cours de votre progression.
  • Pursuit : En mode poursuite, vous êtes au volant d’une voiture de police, et devrez éliminer une ou plusieurs cibles en réalisant des takedowns à répétition.
  • Road Rage : Le mode Road Rage vous demandera de réaliser le plus de takedowns possibles en un temps donné. Le mode favori du rédacteur de ces lignes !

Nitro, ni trop peu : un contenu vraiment plaisant

La proposition en termes de modes de jeu est donc des plus conséquentes. Les épreuves sont variées, et les 7 environnements proposés permettent de ne jamais s’ennuyer. De même, Dangerous Driving propose 26 véhicules différents (27 avec la voiture VIP réservée aux précommandes). Au départ du jeu, seule la Sedan classique sera disponible, mais plus vous remporterez d’épreuves, plus vous débloquerez des véhicules (notons que chaque véhicule possède de nombreux coloris associés). Les voitures sont réparties en 6 classes qui sont les suivantes : Sedan, SUV, Coupé, Supercar, Hypercar et Formula DD. Si la classe Formula DD est la plus rapide, il sera impossible d’y accéder dès le départ.

6 classes de voitures sont disponibles…mais toutes sont rapides et furieuses !

En effet, la progression de Dangerous Driving est linéaire, si bien qu’il vous faudra être suffisamment performant en classe Sedan pour débloquer la classe SUV, et ainsi de suite. On aurait aimé pouvoir être un peu plus libre dans la façon de choisir les courses, mais au moins le soft nous incite ainsi à persévérer. D’autant plus que la classe Sedan est déjà jouissive en elle-même. Dans une même classe de voiture, vous débloquerez en progressant des versions modifiées plus ou moins adaptées à certains modes de jeu. Par exemple, la version « tuned » vous sera particulièrement utile en mode Heatwave, car elle vous rajoute un bonus de vitesse à chaque enchaînement de prouesses. On aurait toutefois aimé que les différences visuelles au sein d’une même classe soient plus marquées, les véhicules se ressemblant un peu trop au final.

De l’art du Takedown

La proposition de Dangerous Driving est donc particulièrement alléchante en termes de contenu. Abordons maintenant le coeur du gameplay, point le plus important des jeux du genre. Il suffira de quelques minutes seulement aux amateurs de Burnout pour retrouver leurs marques, et cette sensation unique en son genre. En effet, Dangerous Driving nous fait renouer avec cette philosophie de la conduite ultra-nerveuse et extrêmement grisante.

Les ralentis sur les takedowns procurent toujours cette sensation de puissance, et la sensation de vitesse est toujours bel et bien présente. Inutile de tergiverser, le gameplay de Dangerous Driving est une réussite, et on prend un plaisir non dissimulé à enchaîner les épreuves et les takedowns (on notera d’ailleurs le retour du Takedown aftertouch, permettant d’engranger du boost malgré un crash pour peu que l’on réalise un takedown durant le laps de temps de notre crash).

Les ralentis sur les takedowns font toujours leur petit effet

Bien entendu, tout n’est pas parfait dans le gameplay proposé, et on ressent par moment le budget limité du studio, composé on le rappelle de moins de dix personnes. Ainsi, si la conduite est agréable, les véhicules apparaissent cependant plus légers que dans un Burnout, et donnent par moment un léger sentiment de flottement à la conduite. De même, on notera que l’IA se comporte parfois de façon assez étrange. Comme exemple, il peut arriver que l’on ait plusieurs secondes d’avance sur nos poursuivants, et après un crash de quelques secondes, on se retrouve assez loin derrière. Les développeurs ont annoncé travailler sur une mise à jour pour rendre plus crédible l’IA, et l’on accueillera cette mise à jour à bras ouverts.

Enfin, certaines collisions manquent de crédibilité, et les crashs s’avèrent un peu moins impressionnants que dans Burnout. Mais dans l’ensemble, ces défauts n’ont rien de rédhibitoires, et le titre se révèle vraiment plaisant à jouer. De plus, Dangerous Driving introduit pour la première fois la fonctionnalité « d’épaves persistantes » (Persistent Wrecks dans la langue originale). Ainsi, lorsqu’un véhicule subit un takedown, son épave restera sur la route pour les tours suivants, ce qui rajoute de la pression et du danger au cours de la course. Et cela permet aussi de compenser la présence relativement faible du trafic en temps normal.

Epaves et plaisir persistants !

Dangerous Driving est donc une très belle surprise, et témoigne du talent de ses créateurs, qui parviennent à des miracles étant donné leur équipe et budget limités. Car outre les quelques défauts évoqués précédemment, Dangerous Driving respire bel et bien la philosophie Burnout, pour notre plus grand plaisir. Si le jeu tourne en 1080 P 30 FPS sur Xbox One, il se présente en 1440 P 60 FPS sur Xbox One X, et reste fluide la plupart du temps (seule la version Xbox One X a été testée). Si le jeu n’est pas une vitrine graphique ou technique, le rendu visuel en mouvement fait tout de même son effet, notamment lorsqu’on enclenche le nitro et que le motion blur entre en piste pour provoquer une réelle sensation de vitesse.

De plus, les 7 environnements sont assez jolis et variés, allant du Canyon au Désert, en passant par des zones montagneuses et des lacs. Précisons également que vous vous sentirez certainement nostalgiques des Burnout, en découvrant que le HUD et la typographie générale de l’interface reprennent à la lettre le style des précédents jeux de Criterion, histoire une fois de plus de se sentir en terrain connu.

La sensation de vitesse est très bien rendue !

Enfin, arrêtons nous pour finir sur la bande d’arrêt d’urgence  sonore. Si les différent bruits liés aux voitures et aux crashs demeurent efficaces sans être particulièrement marquants, on regrettera fortement qu’en dehors d’une musique dans le menu principal, les musiques soient totalement absentes du jeu, pour une raison de budget. Ainsi, en course, il n’y aura pas ces musiques rock et électrisantes qui ont bercé nos parties de Burnout 3 et Revenge (les deux meilleurs opus, ndlr). Si on comprend cette restriction budgétaire, elle reste fortement regrettable.

Pour pallier à cela, Dangerous Driving propose par contre une compatibilité avec Spotify Premium, si bien que si vous avez un compte, vous pourrez choisir les musiques qui accompagneront vos parties (ou alors lancer la playlist officielle du studio). L’intégration de Spotify est bien pensée, le jeu changeant même de musique à chaque début de course, mais l’obligation d’un compte Spotify Premium diminue grandement l’accessibilité de cette fonctionnalité.

Pour terminer, précisons que le studio a annoncé qu’un mode multijoueur sera ajouté gratuitement au jeu dans le premier mois suivant la sortie du jeu, histoire de faire des takedowns entre amis et de raviver des rivalités de jeunesse.

Dangerous Driving est bel et bien une suite spirituelle et réussie à Burnout. Si l’on ressent sur certains aspects le manque de budget et de main d’oeuvre du studio, on ressent encore plus leur amour pour ce style de jeu si grisant pourtant laissé de plus en plus en désuétude. Dangerous Driving se révèle vraiment jouissif à jouer, et possède un contenu conséquent qui ravira les amateurs du genre. Quand on voit à quel point la qualité des titres du studio ne cesse d’augmenter au cours de leurs productions, on ne peut que souhaiter aux développeurs de trouver le succès qu’ils méritent, afin qu’ils continuent à nous proposer de tels jeux de courses, si rares de nos jours, et pourtant si plaisants. 

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Les Plus de Dangerous Driving Les Moins de Dangerous Driving
  • Un vrai descendant spirituel à Burnout
  • Un gameplay vraiment grisant
  • Les Takedowns !
  • La sensation de vitesse
  • 9 modes de jeu, 7 environnements, 69 épreuves, pour un contenu très conséquent
  • Les « épaves persistantes »
  • Assez joli et fluide (notamment sur Xbox One X)
  • L’arrivée gratuite du multijoueur au mois de mai
  • L’intégration de Spotify bien pensée
  • L’absence de musique lors des courses (si l’on ne possède pas Spotify premium)
  • Le budget limité se ressent par moment (quelques soucis de collision ou d’IA)
  • Les voitures « flottent » un peu plus que dans un Burnout
  • Uniquement en anglais (même s’il y a vraiment peu de texte et que cela n’est pas vraiment gênant)

 

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LEO33RM

Adepte des grandes épopées virtuelles et des somptueux univers que le jeu vidéo peut offrir. Chasseur de monstres à temps partiel.

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