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Test de Devil May Cry 5

GOTYque 2019 ?

Devil May Cry 5 débarque enfin, 11 ans après le quatrième épisode. Si l’interlude DmC : Devil May Cry, développé par Ninja Theory, demeurait un excellent titre, les fans hardcores de la licence n’en pouvaient plus d’attendre le nouvel épisode canonique de la série. Devil May Cry 5, développé par Hideaki Itsuno et son équipe, est donc enfin là, et le jeu embarque avec lui les promesses d’un titre fidèle à la série, s’appuyant sur un gameplay immensément riche et technique. A l’opposé de nombreux reboots modernes privilégiant l’aspect cinématographique de l’ensemble, parfois au détriment du gameplay, Devil May Cry 5 prend le parti de rester dans la droite lignée de ses prédécesseurs. Le résultat est-il à la hauteur des attentes des joueurs ? Devil May Cry 5 constitue-t-il un nouvel étalon du Beat Them All, ou est-il trop ancré dans le passé ?

Test réalisé sur Xbox One X à partir d’un code fourni par l’éditeur
  • Date de sortie : 08 Mars 2019
  • Editeur : Capcom
  • Développeur : Capcom
  • Genre :  Action
  • Prix : 69,99 €
  • PEGI : 18+
  • Disponibilité : Version physique / dématérialisée 
  • Xbox Play Anywhere : Non
  • Xbox enhanced : Oui 

 

 

Onze ans d’attente ! Une idée à qui ? (Itsuno)

Devil May Cry 5 aura su se faire désirer. Après onze années d’absence, Capcom se savait attendu au tournant, notamment par les fans de la licence. Il faut dire que la saga Devil May Cry se situe sans conteste au panthéon des Beat Them All, aidée par la technicité et la richesse de son gameplay. Il était dès lors impossible de proposer avec Devil May Cry 5 un titre en demi-teinte. Hideaki Itsuno, conscient de la réputation de la saga, n’a pas lésiné sur les moyens, et a mis en œuvre toutes les ressources disponibles afin de proposer un soft fidèle à sa vision du Beat Them All parfait. C’est donc avec un plaisir non dissimulé que le testeur qui rédige ses lignes se lançait dans la découverte du jeu, impatient de défourailler du démon par centaines, mais toujours avec style.

Avant de s’attarder sur le gameplay, qui constitue évidemment le cœur du titre, revenons en quelques mots sur le contexte scénaristique de l’épisode. Déjà, le jeu a la bonne idée de proposer dans son menu principal une cinématique permettant de faire un rappel des événements ayant eu lieu dans les quatre précédents épisodes. Un bon moyen de rafraîchir la mémoire des fans, mais aussi de permettre aux nouveaux venus d’aborder la licence sans lacune majeure.

Nero revient, cette fois accompagné des Devil Breakers aux fonctions multiples !

Devil May Cry 5, quant à lui, prend place plusieurs années après Devil May Cry 4, au moment où la ville de Red Grave subit une invasion dont la source n’est autre qu’un arbre démoniaque. Rien de particulièrement original de prime abord, mais un moyen efficace de justifier le propos de cet opus. Une fois le contexte posé, le jeu présentera à tour de rôle les différents membres du casting de cet épisode. Car dans ce cinquième opus, le joueur aura le loisir d’incarner non pas un, ni deux, mais bel et bien trois personnages distincts.

Du Nero-vingien à l’homo-SSSapiens

Au commencement de l’aventure, vous serez placé dans la peau de l’illustre Nero. Si les fidèles se rappellent son bras démoniaque, le Devil Bringer, il est important de préciser que celui-ci laisse sa place dans cet épisode à des prothèses non moins inspirées, les Devil Breakers. Rapidement, le jeu introduira le deuxième personnage jouable, à savoir le très énigmatique V. Homme frêle et fragile, V a recourt à l’invocation de démons pour exécuter la sale besogne. Enfin, le seul et unique Dante, accompagné de son arsenal pléthorique, n’entrera en scène qu’à la dixième mission du jeu.

Avec ces trois personnages jouables, Devil May Cry 5 témoigne de sa première grande force, à savoir le renouvellement permanent du plaisir de jeu. En effet, chacun des personnages possède un gameplay qui lui est propre, et passer de l’un à l’autre lorsque l’on change de mission garantit de varier les plaisirs et d’éviter une potentielle répétitivité. Au cours des 20 missions que propose le titre, un des trois personnages vous sera parfois imposé, tandis que dans d’autres missions, vous serez libres de choisir avec quel personnage parcourir la mission. Une nouvelle fois, cela va procurer au titre une rejouabilité non négligeable et particulièrement appréciée.

Les cinématiques sont particulièrement réussies

Rentrons maintenant dans le vif du sujet, à savoir le gameplay de chacun des personnages jouables. Comme évoqué précédemment, Nero s’appuie désormais sur des Devil Breakers, des prothèses de bras, afin d’étoffer son arsenal autrement constitué d’une épée et d’un pistolet. Ces prothèses de bras, confectionnées par l’acolyte de Nero, Nicoletta, sont très variées, aussi bien dans leur nombre que dans leur fonctionnement. Ainsi, et pour n’en citer que quelques-unes, on notera la présence d’un Devil Breaker permettant de générer une onde de choc, d’un autre permettant de ralentir le temps, d’un Devil Breaker détachable qu’il sera même possible de rider pour toujours plus de style…bref, ce système de Devil Breaker confère une véritable richesse au personnage de Nero.

Pimp my arm

S’il est possible en début d’aventure de vous équiper de 4 Devil Breakers, vous pourrez monter jusqu’à huit emplacements au cours du jeu. Si vous pourrez vous équiper de Devil Breaker en faisant appel à Nico (en la contactant par le biais de cabines téléphoniques réparties dans le monde), vous pourrez également ramasser les Devil Breakers trouvés en chemin. Petite subtilité concernant les Devil Breakers, vous ne pourrez pas alterner de l’un à l’autre à l’envi. Ainsi, seul le dernier équipé/ramassé sera actif. Il vous faudra donc bien réfléchir avant de ramasser un Devil Breaker.

 Si vous jugez impératif de changer de Devil Breaker, vous pourrez toujours, en appuyant sur LB, déclencher l’explosion de votre Devil Breaker actif, ce qui aura pour conséquence non seulement de générer une onde de choc, mais également de vous faire passer au Devil Breaker suivant. Si l’on aurait clairement préféré pouvoir librement alterner entre les différents Devil Breakers, il faut avouer que le système fonctionne tout de même très bien. En dehors de ses Devil Breakers, Nero bénéficiera également de son pistolet et de son épée, pour une palette de coups des plus variés.

V a recours a ses acolytes pour se battre

Il vous sera en effet possible de débloquer une multitude de coups, en dépensant les orbes démoniaques ramassés en cours de jeu. Cela est vrai pour les trois personnages jouables, et si au départ, les héros disposent d’un nombre limité de compétences, il en est tout autre en fin de jeu, où les possibilités de gameplay sont tout bonnement ahurissantes.

En quête de V-rité

Evoquons maintenant le deuxième membre du casting et nouveau venu dans la saga Devil May Cry, le nébuleux V. Comme évoqué en introduction, V est un personnage des plus énigmatiques, aux motivations obscures, mais également bien trop frêle pour se battre. Ainsi, V aura recours à ses acolytes Griffon et Shadow  (un oiseau et une panthère démoniaque) afin de résoudre les nombreuses situations épineuses auxquelles il sera confronté. De plus, une fois sa jauge de Devil Trigger remplie (il est possible de remplir plus vite la jauge en faisant lire un livre à V en plein combat !), V pourra faire appel à un Golem des plus puissants afin d’éliminer les derniers résistants.

Incarner V demande de repenser en profondeur sa façon de jouer, car on doit en tout temps le maintenir à distance tout en déclenchant les combos des différents acolytes. Si sur le papier, on pourrait craindre que V laisse une impression de passivité et d’attentisme chez le joueur, il en est tout autre dans les faits, si bien que V se révèle particulièrement grisant à jouer. Enfin, précisons que V, aidé de sa canne, peut se téléporter vers les ennemis affaiblis et leur asséner le coup de grâce, et on tient là un personnage des plus agréables à diriger.

Dante est de retour, plus classe que jamais

Just Stance

Enfin, le dernier personnage placé entre les mains du joueur n’est autre que l’exceptionnel Dante. Inutile de le présenter, Dante est le chasseur de démons le plus classe du monde, et cela n’est pas près de changer. Si Nero et V bénéficient d’une grande richesse de gameplay, on a l’impression de franchir encore un palier lorsqu’on contrôle le fils de Sparda. Comme par le passé, Dante s’appuie sur quatre stances prédéfinies, et il faudra alterner entre ces différents styles pour réaliser les meilleurs combos. En effet, si Dante réalise les combos de bases avec Y (arme de mêlée) et X (arme à feu), la touche B permet d’utiliser les compétences spéciales de chaque profil de combat.

Ainsi, on retrouve tout d’abord le style Gunslinger, qui met en avant les armes à feu et permet à Dante de se la jouer comme un pistolero. De son côté, le style Trickster va favoriser la mobilité, et le style Swordsmaster mettra en avant le talent de Dante à l’arme blanche. Enfin le dernier style proposé, Royal Guard, porte bien son nom, et met en exergue les capacités défensives de Dante. On peut alterner entre ces différents styles de combat d’une simple pression sur la croix directionnelle, pour un rendu toujours plus dynamique et explosif à l’écran.

Bien entendu, si l’on vient de décrire les styles de combats de Dante, il faut à cela rajouter l’arsenal aussi loufoque que fabuleux qui est mis à sa disposition. Si Dante commencera avec son épée et ses célèbres pistolets Ebony et Ivory, il mettra rapidement la main sur des pétoires toutes plus réjouissantes les unes que les autres. On entend par là qu’il sera possible de mettre la main sur Balrog, qui confère à Dante la capacité de se battre à mains nues, ou encore sur un nunchaku transformable, sur un chapeau permettant d’attaquer à distance, en passant par une moto qu’il sera possible d’utiliser comme une arme de mêlée…oui, la richesse et la profondeur de Dante semble incommensurable, et l’on comprend aisément pourquoi il faudra attendre la dixième mission avant de le contrôler.

Une bonne partie du jeu se déroule dans le Qliphoth

Une richesse de gameplay Dantesque

A travers la lecture des paragraphes précédents, vous aurez aisément réalisé que Devil May Cry 5 témoigne d’une richesse de gameplay à nulle autre pareille. Plus le temps passe, et plus vous accumulez de possibilités d’occire les démons avec style. Devil May Cry 5 est loin d’être avare de ce point de vue-là, et cette richesse contribue grandement au plaisir de jeu constant. On ne s’ennuie jamais, et si le jeu est spectaculaire dès les premières minutes, apprendre à le maîtriser pour en tirer tout le potentiel demandera un certain investissement. C’est bien simple, on a l’impression de découvrir en permanence de nouvelles subtilités de gameplay, et de nouveaux moyens d’améliorer notre score de mission.

Devil May Cry oblige, les scores de mission font ainsi leur grand retour, avec une note allant de D au rang SSS pour les pros de la manette. Si l’histoire de Devil May Cry 5 s’étend sur une quinzaine d’heure, et qu’elle se veut particulièrement réjouissante en soi, la rejouabilité apparaît véritablement comme une force du titre, et l’on aura de cesse de reparcourir les niveaux afin de réciter la partition parfaite. De plus, si seuls deux niveaux de difficulté seront disponibles en début de jeu, ce sera au final pas moins de 6 niveaux de difficulté qui vous seront proposés. De quoi vous occuper un bon moment, et vous préparer à l’arrivée gratuite du Palais Sanglant en Avril, ce mode survie dans lequel vous devrez résister le plus longtemps que vous pourrez tout en réalisant la performance la plus spectaculaire possible.

Le bestiaire est vraiment réussi

Devil May Cry 5 épate par sa richesse et sa profondeur, et le bestiaire rencontré en cours de jeu ne viendra pas atténuer ces propos. Vraiment réussi et très varié, ce bestiaire vous en fera voir de toutes les couleurs, et il faudra vous adapter à chaque type d’ennemi rencontré afin de tirer le meilleur de la situation. Les nombreux boss présents dans le jeu sont également particulièrement plaisants, et offriront pour la plupart des affrontements dantesques et mémorables. Par sa profondeur de gameplay et la réussite de son bestiaire, Devil May Cry 5 se présente donc comme la quintessence du jeu de combat, fidèle à l’esprit de la série tout en ayant pris la peine de suffisamment se moderniser pour être toujours pertinent.

Roundup et Qliphoth(-ate)

Jusqu’à présent, le portrait dressé est des plus élogieux. Cependant, si Devil May Cry 5 est à n’en pas douter un titre exceptionnel, il embarque tout de même avec lui quelques défauts regrettables. A commencer par ses environnements. En effet, si les premières missions nous permettent de découvrir différents environnements vraiment plaisants (et régulièrement à l’inspiration gothique, retrouvée du premier épisode), on se rendra rapidement compte que ceux-ci manqueront de variété, et la deuxième partie du jeu se déroulera trop souvent dans le décor du Qliphoth, l’arbre démoniaque.

Même si les environnements manquent de variété, certains panoramas sont tout de même vraiment jolis

On aurait ainsi aimé bien plus de folie dans les environnements proposés, notamment car on tombe par moment sur des panoramas plutôt jolis qui pouvaient laisser présager du meilleur. D’autant plus qu’il est recommandé d’explorer au mieux l’environnement, le jeu embarquant avec lui une douzaine de missions secrètes à débloquer (à base de X démons à éliminer en un temps donné…). Bien entendu, cette certaine monotonie est dommageable mais ne nuira pas vraiment à l’expérience de jeu, centrée sur l’aspect combat bien plus que sur la contemplation des paysages.

De même, la caméra souffre elle aussi de quelques imperfections, même s’il est possible de la contrôler manuellement avec le stick droit. Il peut arriver par moment que l’angle de caméra choisi diminue la visibilité de la scène, notamment lorsque la situation se fait des plus intenses. De plus, le verrouillage d’ennemi apparaît lui aussi approximatif par moment. Rien de vraiment rédhibitoire cela dit.

Enfin, précisons qu’il sera par moment possible de croiser un joueur humain au cours de votre aventure (pour peu que vous ayez activé les fonctionnalités en ligne). Dans la majeure partie des cas, cet autre joueur sera en arrière plan et pas vraiment observable, mais il peut arriver que vos chemins se croisent, auquel cas vous pourrez coopérer pour être plus efficace contre les démons. Même si cette fonctionnalité est sympathique, elle se révèle au final assez gadget et pas vraiment intéressante.

Devil May Cry 5 promet une rejouabilité exceptionnelle, par la richesse et la profondeur de son gameplay

Capcom au sommet !

Pour le reste, le bilan technique de Devil May Cry 5 est à la hauteur des autres aspects du titre, à savoir exceptionnel. Tout d’abord, le jeu est beau en plus d’être extrêmement fluide. L’animation des personnages et des monstres à occire se veut parmi les plus réussies de la génération, et se révèle criante de vérité. Les différents effets de particules sont également du plus bel effet, tout comme les cutscenes, particulièrement éblouissantes de réalisme. Le RE Engine de Capcom fait une nouvelle fois des merveilles. Enfin, la bande sonore est-elle aussi très efficace, elle se veut particulièrement rock et énergique, s’adapte à vos prouesses de combat, et contribue grandement à la jouissance permanente provoquée par cet épisode.

Devil May Cry 5 est donc un titre exceptionnel. Plutôt que de céder aux sirènes modernes et de privilégier l’aspect cinématographique au détriment du gameplay, Devil May Cry 5 s’est appuyé sur ses forces d’antan, et a encore davantage enrichi son gameplay, afin de devenir un nouvel étalon du Beat Them All. En dehors d’un manque de variété dans les environnements proposés, et de quelques soucis de caméra, Devil May Cry 5 frôle la perfection. Nero, V et Dante proposent chacun leur gameplay propre et vraiment unique, et les possibilités sont telles que l’ennui est inimaginable. Beau, fluide, riche, technique, au bestiaire varié et à la musique électrisante, Devil May Cry 5 se révèle à la hauteur de nos attentes, et témoigne du savoir-faire incomparable d’Hideaki Itsuno et son équipe dans le domaine du Beat Them All. Devil May Cry 5 est définitivement une Sortie Super Stylée, et Capcom est clairement revenu sur le devant de la scène vidéoludique depuis maintenant un peu plus d’un an, pour le plus grand plaisir des joueurs.

Acheter Devil May Cry 5 sur Xbox one

 

Les Plus de Devil May Cry 5 Les Moins de Devil May Cry 5
  • Trois personnages jouables vraiment distincts
  • Un gameplay ultra-jouissif et extrêmement riche en possibilités
  • Un bestiaire très réussi
  • Beau et toujours fluide
  • Des animations au top
  • Des custscenes incroyables
  • 6 niveaux de difficultés, et une rejouabilité exemplaire
  • Des environnements trop peu variés dans l’ensemble
  • Une caméra pas toujours exemplaire
  • Parfois quelques soucis dans le verrouillage des ennemis

 

 

 

 

 

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LEO33RM

Adepte des grandes épopées virtuelles et des somptueux univers que le jeu vidéo peut offrir. Chasseur de monstres à temps partiel.

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