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TEST de Divinity : Original Sin II Definitive Edition

Larian Studios, le studio belge champion du monde du RPG ?

Paru il y a environ un an sur PC, Divinity : Original Sin II débarque sur Xbox One dans une nouvelle version, intitulée Definitive Edition. A l’instar du précédent volet de la saga qui avait lui aussi reçu une telle mise à niveau, cette Definitive Edition entend bien corriger certains défauts du jeu original, tout en peaufinant de nombreux autres aspects du titre. Si la liste des modifications apportées au jeu est bien trop conséquente pour être détaillée de façon exhaustive lors de ce test, nous reviendrons tout de même sur les principales évolutions. Et comme cette Definitive Edition constitue la première apparition de Divinity : Original Sin II sur Xbox One, nous allons également revenir en détail sur l’aventure proposée, et expliquer pourquoi celle-ci s’avère être indispensable pour tout amateur de RPG qui se respecte.

Test réalisé sur Xbox One X à l’aide d’une version dématérialisée fournie par l’éditeur
  • Date de sortie : 31 Août 2018
  • Editeur : Larian Studios
  • Développeur : Larian Studios
  • Genre :  RPG
  • Prix : 59,99 €
  • PEGI : 18+
  • Disponibilité : Version physique / dématérialisée 
  • Xbox Play Anywhere : Non
  • Xbox enhanced : Oui

 

 

Une richesse scénaristique incroyable 

Si l’histoire de Divinity : Original Sin II (DOS II) devait être résumée de façon concise, on pourrait dire qu’elle vous place dans la peau d’un ensourceleur, autrement dit un être imprégné de la Source, une puissante magie. Dans un premier temps, vous allez devoir vous enfuir d’un fort s’apparentant à une prison, avant de partir en quête d’une destinée à l’importance capitale. Ce serait cependant faire du tort à DOS II de résumer le scénario du jeu à ces quelques lignes, tant la richesse du titre est impressionnante.

Cette richesse se ressent dès la sélection du personnage. En effet, s’il est possible de créer son propre héros parmi 5 races distinctes (humain, elfe, nain, lézard, mort-vivant), il est également possible d’incarner un des 6 personnages « Origine », dont l’histoire a été écrite sur mesure par Larian Studios. Ces 6 personnages bénéficient ainsi d’un soin d’écriture tout particulier, et disposeront au cours de l’aventure de choix de dialogues qui leur sont propres et d’une histoire unique. Afin de ne pas priver les joueurs d’un scénario qui les intéresse particulièrement, Larian Studios a pris soin de laisser la possibilité de changer la classe de ces personnages Origine, de sorte qu’il vous sera possible d’incarner n’importe quel personnage et d’en faire un mage, un guerrier ou encore un chasseur, selon vos préférences.

Libre à vous de créer un personnage de toute pièce ou de choisir un personnage « Origine »

Bien évidemment, il n’est nullement obligatoire d’incarner un personnage pré-écrit, d’une part car vous pourrez recruter ceux-ci au cours de votre aventure et ainsi bénéficier de leurs histoires respectives, mais également car en dehors de choix de dialogues spécifiques, les nouveaux personnages créés de toutes pièces se révèlent tout autant plaisants à jouer. Cela s’explique notamment par le savoir faire du studio belge en matière de narration.

Une liberté totale

Ainsi, chaque rencontre, chaque discussion demandera au joueur de bien choisir ses réponses parmi un vaste panel de choix disponibles. Et si dans de nombreux jeux, ces choix ne s’accompagnent pas de lourdes conséquences, c’est bel et bien le cas dans DOS II. Chaque choix a son importance, chaque décision peut avoir de lourdes répercussions sur le reste de votre aventure. Vous êtes entièrement libre de vos choix, mais quand on sait que vexer un marchand et remettre en question la provenance de ses marchandises fera qu’il n’acceptera plus de vous vendre quoi que ce soit, vous aurez tout intérêt à bien réfléchir à vos prises de paroles.

Si Larian Studios excelle tant dans le récit qu’il propose, c’est par la liberté offerte au joueur et par la richesse scénaristique qui accompagne cette liberté. Ainsi, quelles que soient vos décisions au cours de l’aventure, cela donnera lieu à de nouvelles quêtes, à de nouvelles discussions, et à de nouveaux moyens d’aborder votre mission. Lorsque vous plongerez dans DOS II, il est important de comprendre qu’il n’y a pas une façon unique de procéder, et qu’aucun choix ne vous mènera dans une impasse, simplement sur un nouveau chemin avec de nombreux embranchements que vous serez libre ou non de suivre afin de faire progresser votre histoire de manière plus ou moins pacifique. Cette profondeur scénaristique permet à DOS II de bénéficier d’un vrai côté jeu de rôle papier (Donjons et Dragons en tête), dans lequel le joueur est libre d’aborder l’histoire comme bon lui semble, si bien que l’expérience vécue par deux joueurs différents devrait se révéler bien distincte.

Vous commencez votre périple dans un bateau, mais le voyage ne se révélera pas de tout repos

Des quêtes dans tous les recoins du monde

De très nombreuses quêtes seront proposées au joueur au cours de son aventure, et se débloqueront au fur et à mesure de ses pérégrinations. Larian Studios a heureusement pensé à inclure un journal des quêtes ainsi que des chroniques afin de faire le point sur l’histoire et sur les différents objectifs du moment. Si cette Definitive Edition a été l’occasion pour le studio de clarifier certains objectifs, ou de remodeler certains pans entiers du scénario, il faut tout de même avouer que certains points du journal de quête manquent encore de clarté, et il n’est pas toujours aisé de comprendre la marche à suivre. D’un côté, cela va favoriser l’exploration du monde, mais de l’autre, ce léger manque de précision peut parfois faire oublier à quelle partie de l’intrigue la quête correspond. Rien de grave cependant, et rien qui ne saurait nuire à la richesse de l’ensemble. D’autant plus que cette richesse a encore été améliorée, notamment par un profond remodelage de l’acte 3, qui s’avère désormais encore plus intéressant à jouer.

A vous de constituer la meilleure équipe possible !

De manière générale, la narration de DOS II se révèle absolument sublime, même si comme vous l’aurez compris au cours des paragraphes précédents, elle demande un bon investissement de la part du joueur. DOS II, tout comme les RPG d’antan, ne se laisse pas aborder à la légère, et les joueurs devront faire preuve d’une grande implication s’ils veulent au mieux profiter de leur aventure. On parle aisément de plus de 100 heures de jeu pour faire le tour du titre, ce qui devrait suffire à vous donner une indication de la profondeur de l’univers. Mais si Divinity : Original Sin II brille par son histoire, il a également de très nombreuses qualités à faire valoir au niveau de ses affrontements…

Gloire aux fins stratèges

Le système de combat de Divinity : Original Sin II se révèle ainsi d’une profondeur à couper le souffle. En dehors de votre personnage principal, vous pourrez recruter jusqu’à trois autres personnages, à même de vous prêter main forte lorsque le conflit sera inévitable. Il sera primordial de favoriser la complémentarité entre vos personnages, si vous souhaitez triompher des menaces les plus ardues. A ce propos, lorsque vous recruterez un acolyte, vous serez libre de changer sa spécialisation, afin d’en faire un soigneur, un guerrier, ou toute autre compétence qui vous intéresse.

Chaque personnage sera défini par tout un ensemble de caractéristiques plus ou moins classiques pour un RPG. Ainsi, à côté des statistiques classiques telles que la force, la défense ou la dextérité, vos personnages seront aussi définis par des statistiques de persuasion, de furtivité, et bien d’autres. Si certaines de ces statistiques seront utiles en dehors des combats et vous permettront d’aborder une quête d’une multitude de façons (pourquoi ne pas négocier ou simplement voler l’item désiré ?), ces caractéristiques trouveront leur importance lors des combats, qui s’avèrent un régal à jouer.

Le système de combat est extrêmement riche, mais demandera du temps avant d’être maîtrisé

Elémentaire mon cher Watson

Les affrontements de Divinity : Original Sin II se déroulent au tour par tour en vue isométrique, et selon un système inspiré des grand RPG tactiques d’antan. Mais loin d’être vieillot, le système proposé par Larian Studios semble avoir été perfectionné, si bien que le studio livre ici un nouvel étalon du RPG tactique. Le potentiel stratégique semble sans limite. Qu’il s’agisse de la verticalité des affrontements, qui octroie un bonus/malus de dégâts selon que vous soyez en hauteur ou en contrebas, ou encore de la quantité de sorts disponibles (plus de 200 !), Larian Studios maîtrise son sujet et nous le fait savoir. Un autre point fort des combats est la primordialité de la prise en compte des éléments (feu, poison, eau…) pour déclencher des réactions en chaîne et s’assurer la victoire.

Au même titre que lors de l’exploration, les combats encouragent grandement l’expérimentation, afin de découvrir la stratégie victorieuse. On vous encouragera d’ailleurs à sauvegarder très (très) régulièrement, qu’il s’agisse de l’entrée dans une nouvelle zone ou alors avant un combat qui pourrait s’avérer particulièrement retors. En effet DOS II est difficile, très difficile même, et le faux pas sera rapidement sanctionné. A ce propos, n’hésitez pas à baisser la difficulté du jeu. La difficulté classique est déjà très relevée, alors le mode exploration ou même le nouveau mode histoire (ajouté avec cette Definitive Edition) pourrait constituer le meilleur moyen de découvrir la licence.

Certains décors sont époustouflants

Jauge qui peut

Il apparaît important de détailler le système de jauges propre à DOS II. Ainsi, chaque personnage est défini par 3 jauges (jauge de vie, jauge d’armure physique, jauge d’armure magique). La jauge de vie ne sera entamée que lorsque l’une des deux autres jauges sera vide, vous incitant grandement à ne pas uniquement axer votre attaque sur le combat physique ou magique, mais plutôt sur un mélange des deux pour faire face à tous les types d’ennemis.

Une fois de plus, Divinity : Original Sin 2 est très malléable, si bien que vous pourrez modifier le style de combat de vos personnages en cours de partie pour vous adapter le mieux à la situation. Vous n’êtes pas enfermé dans votre classe de départ. Cela est très appréciable et contribue grandement au plaisir de jeu. Mais ce plaisir de jeu aurait pu être amoindri si la Definitive Edition de ce DOS II ne s’accompagnait pas d’un somptueux effort d’accessibilité pour les joueurs consoles…

Un portage console parfaitement maîtrisé

A l’instar de la Definitive Edition de Divinity : Original Sin, Larian Studios n’a une nouvelle fois pas fait les choses à la légère pour le portage sur console. Ainsi, la gâchette droite (RT) vous ouvrira rapidement l’accès aux différents menus et sous menus, qu’il s’agisse de votre inventaire, de vos statistiques, de l’artisanat… De même, la sélection des cibles a été particulièrement bien pensée et attribuée aux touches LB et RB. La possibilité de scanner toute la zone environnante afin de découvrir les objets qui s’y cachent est également un plus non négligeable. Enfin, les menus ont également bénéficié d’un beau lifting afin d’offrir plus de clarté et d’optimisation aux joueurs consoles. Pour être honnête, seuls les affrontements les plus intenses et chargés en effets feront de temps en temps ressentir un léger défaut de visibilité et de ciblage, mais c’est à peu près tout ce qu’on pourrait reprocher à ce portage console.

Le début de votre périple vous conduira à Fort Joy, dont vous devrez vous échapper

Ami ou ennemi ?

Vous l’aurez aisément compris, Divinity : Original Sin 2 propose une aventure mémorable. Quoi de mieux dès lors que la possibilité de jouer au soft en coopération ? Ainsi, il est possible de jouer au titre en coopération locale (2 joueurs) ou en ligne jusqu’à 4 joueurs. Précisons que la coopération s’appuie sur un système de Drop-in/Drop-Out. Ainsi, s’il est tout à fait possible à plusieurs joueurs de créer un personnage au début du jeu, le fait de quitter la partie confèrera le contrôle des personnages à l’hôte de la partie. De même, si vous avez commencé seul votre partie et qu’un ami veut vous rejoindre, vous pourrez alors lui confier le contrôle de certains de vos personnages. Un système très agréable et qui semble parfaitement adapté au jeu. De plus, le jeu en coopération permet aux différents joueurs de vaquer librement à leurs occupations, il sera ainsi possible de faire avancer simultanément plusieurs quêtes si vous ne souhaitez pas rester groupés. En local la caméra dynamique alternera entre écran scindé et unique selon votre position, et ce de façon très fluide et naturelle.

En dehors du mode campagne, Divinity : Original Sin 2 propose également un mode arène, également jouable seul et à plusieurs. Ce mode vous demandera de choisir parmi plusieurs personnages disponibles, avant de vous livrer à des affrontements qui décideront du meilleur stratège. Ce mode est certes un « à côté », mais il est loin d’être dénué d’intérêt et de qualités, et permettra de prolonger sensiblement la durée de vie du titre.

Le mode coop est particulièrement bien fichu (image de l’éditeur)

Une direction artistique divine

Avant de conclure ce test, il apparaît important d’évoquer les qualités techniques et artistiques du jeu. C’est bien simple, DOS II est somptueux, et témoigne d’une direction artistique de toute beauté. Sur Xbox One X, les textures proposées sont d’une grande finesse. L’univers de ce Divinity est vaste, varié, et les décors de même que les effets s’avèrent régulièrement éblouissants. On notera par contre que cette beauté s’accompagne parfois de légers ralentissements, ainsi que d’une apparition un peu tardive de certaines textures. Rien qui ne saurait toutefois entacher la beauté globale de l’expérience. Et pour finir, comment ne pas évoquer la bande sonore du titre ? Celle-ci, composée de morceaux vraiment épiques et très immersifs, ne fait que contribuer au sentiment de grandeur du titre de Larian Studios. On regrettera simplement que le jeu ne soit pas doublé en français, même si tout est bien évidement écrit et sous-titré dans la langue de Molière.

DOS II Definitive Edition, une deuxième étoile pour le studio belge après Divinity : Original Sin

L’arrivée de Divinity : Original Sin II sur Xbox One est du pain béni pour les amateurs de RPG à l’ancienne. Somptueux et d’une richesse inouïe, avec une profondeur de scénario incroyable et un système de combat au tour par tour qui frôle la perfection, le titre de Larian Studios s’impose sans nul doute comme l’un des meilleurs RPG de ces dernières années. Certes exigeant et pas vraiment facile d’accès, Divinity : Original Sin II fera le bonheur de ceux qui sont bien décidés à s’impliquer dans l’aventure mémorable proposée. Cette Definitive Edition rend l’expérience globale d’autant plus intuitive et agréable. Un titre qui n’est pas à mettre entre toutes les mains, mais pour le reste, un véritable chef d’œuvre !

Acheter Divinity : Original Sin 2 sur Xbox One

 

Les Plus de DOS II Definitive Edition Les Moins de DOS II Definitive Edition
  • Très beau
  • Scénario d’une grande richesse
  • Système de combat vraiment profond
  • Une liberté totale d’approche des quêtes
  • Une longue durée de vie (>100h)
  • Une Definitive Edition qui peaufine l’ensemble avec de nombreux ajustements/correctifs
  • Un nouveau tutoriel et une nouvelle difficulté pour les débutants
  • Une très bonne jouabilité à la manette
  • Le mode coopération bien pensé
  • La bande son
  • Journal de quête qui manque encore un peu de clarté
  • Lisibilité parfois pas optimale lors des gros affrontements
  • Quelques légers ralentissements
  • Difficile, nécessite une grande implication du joueur

 

 

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LEO33RM

Adepte des grandes épopées virtuelles et des somptueux univers que le jeu vidéo peut offrir. Chasseur de monstres à temps partiel.

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