SpotlightTestsXbox One X

Test de Dragon Ball FighterZ

Le meilleur jeu Dragon Ball?

A l’image de Star Wars, cela fait des dizaines années que la licence Dragon Ball tente de se faire une place au soleil du côté de l’industrie du jeu vidéo. Tantôt brillament comme avec DBZ: Budokai 3, tantôt de manière plus pataude avec DBZ: Battle of Z. Mais depuis 2015 avec le duet des Xenoverse, une tendance positive semblait se dessiner sur le long terme. Et avec l’arrivée de FighterZ et de toute la communication qui gravite autour depuis son annonce à l’E3 2017, chacun s’attendait à un challenger de taille pour se hisser au rang des jeux de combat millésimes. Mais après une bêta un peu branlante, Dragon Ball FighterZ aura-t-il l’effet explosif escompté? C’est ce que nous allons voir!

 

Test réalisé avec une version presse
  • Date de sortie : 26 novembre 2018
  • Editeur : Bandai Namco Entertainment
  • Développeur : Arc System Works
  • Genre : Combat
  • Prix : 69,99€
  • PEGI : 12+
  • Disponibilité : Version physique et dématérialisée 
  • Xbox Play Anywhere : Non
  • Xbox enhanced : Oui

 

Etant un heureux possesseur d’une version presse du jeu reçue plusieurs jours avant la sortie officielle, il ne m’était pas possible de tester le mode online en amont comme le reste du jeu. Ainsi ce test fera l’objet d’une mise à jour pour ajouter un petit paragraphe parlant du multijoueur. Prenez ça comme un DLC gratuit.

 

Un Stardust Breaker époustouflant

Si vous demandez à un spectateur « quel aura été le clou de la conférence Xbox ? », il est fort probable qu’il vous réponde Dragon Ball FighterZ (même si Anthem a bien pété la hype de son côté aussi, surtout pour moi) et avec raison. On nous avait présenté un visuel somptueux, savant mélange d’animation 2D/3D et, sans spoiler, ils ne mentaient pas. Arc System Works, entreprise n’ayant plus grand chose à prouver en matière de jeux de combat, est aux commandes pour cet opus, et c’est un essai transformé.

Le jeu nous plonge dans un univers visuel plus que maîtrisé aux couleurs étincelantes, aux références bien marquées, et à la beauté sans conteste. Les phases de combats se présentent sous forme de 2.5D très lisible qui plaira autant aux néophytes de la saga qu’aux vieux de la vieille blâmant depuis trop longtemps une 3D horripilante desservant totalement le gameplay, et une caméra un peu trop dynamique pour être précise. Ici, pas de fioritures inutiles, la fluidité des combats est presque parfaite, rendant l’immersion encore plus prenante lorsque vous réalisez certaines attaques spéciales. Je dis « presque » non sans raison, car il persiste quelques chutes de framerate lors des cinématiques d’attaque, rendant l’animation un poil moins visuelle qu’elle aurait dû l’être, sans pour autant tirer les graphismes vers le bas. C’est toutefois un peu dommage pour une Xbox One X.

Mais en parlant de ces cinématiques, c’est ici que réside toute la puissance du jeu! Chaque personnage possède un finish qui lui est propre, du SSJ3 Meteor Smash de Son Goku au Final Flash de Vegeta en passant par la transformation absolument sublime de Freezer en Golden Frieza, rien n’est laissé au hasard. Et les plus connaisseurs d’entre-vous seront ravis de revivre certaines scènes de l’animé en fonction des combattants et de l’arène (Freezer vs Trunks en zone rocheuse, je dis ça comme ça). C’est à ce genre de subtilités que l’on voit que rien n’a été laissé au hasard et que, fort d’un univers immense, les développeurs on voulu pousser la fidélité au manga à des limites qu’aucun jeu DBZ n’avait atteint avant FighterZ. Et c’est à ces détails que l’on voit à la fois la volonté de créer un jeu cohérent dans son univers et pertinent dans le coeur des fans. Sur ce point là, il n’y a rien à ajouter à part nos félicitations.

Qu’il est beau mon Dieu, mais qu’il est beau!

 

M. Popo en DLC?

S’il y a bien une chose absolument capitale dans un jeu de combat, c’est bien le roster. Même si la surmultiplication des personnages est à la fois un peu bête et inutile, la diversité est souvent de mise si l’on veut trouver son style de combat. Qui achèterait un Street Fighter avec simplement Ryu et Ken? Exactement. C’est ainsi que dans FighterZ et à l’inverse d’une majorité des précédentes itérations, vous pourrez choisir parmi une petite vingtaine de persos, 24 pour être exact, une fois que vous aurez débloqué les 3 guests.

C’est là que le débat peut avoir lieu, quelle est la meilleure option? Un roster fourni quitte à risquer des doublons peu convaincants et utilisés? Ou un maigre choix à la pertinence plus évidente? Question difficile. Ici, on retrouve la majorité des personnages iconiques couplée avec quelques add bienvenues comme Black Goku. Mais malgré tout, la diversité fait clairement défaut. Pas de possibilités d’avoir des variantes de personnages comme Goku SSJ3, Super Saiyan God ou SSJ 4 pour les plus audacieux. Non plus de Trunks enfant et Goten, et encore moins de fusion Vegeto ou Gogeta (outre la présence de Gotenks). Malgré le potentiel ajout de personnages dans de futurs DLC, ce roster de base peine à se montrer convaincant.

Malgré tout, ce manquement laisse sans nul doute plus de souplesse au travail de gameplay des persos présents. Comme dit un peu plus haut, chaque héros possède sa propre panoplie de coups et d’attaques spéciales couvrant une large gamme de style de jeu. Couplé à un gameplay vif, net et sans bavures, il vous sera délectable de tous les essayer, ne serait-ce que pour trouver votre perle rare. La palette d’attaques se divise en deux principales parties, d’un côté, les attaques physiques disponibles avec les boutons B,Y et X suivant la puissance voulue. De l’autre, les attaques spéciales utilisables avec un quart de cercle et Rb/Rt contre quelques barres de Ki. Le tout étant appuyé par quelques coups stratégiques comme la téléportation avec Y et B, un brise garde ou un dash avec Rb et Rt.

Sur le papier, le tout peut paraître un peu compliqué, mais il n’en est rien, bien au contraire. Les contrôles sont extrêmement simples à prendre en main et vous procurent ce petit sentiment de bien-être lorsque vous infligez un combo à 30 hits. Il sera facile de maîtriser la grosse majorité des personnages en mémorisant les contrôles, laissant ainsi l’accès à un niveau certain, même pour les débutants. Malgré tout, les experts de la manettes ne seront pas en reste car savoir exploiter un personnages de A à Z reste une tâche réalisable mais ardue. Avec un peu d’entraînement et de patience, vous pourrez même ne pas laisser à votre adversaire l’occasion de se relever après chacune de vos attaques.

De plus, à la manière d’un Marvel vs Capcom, vous aurez la possibilité de choisir non pas un mais trois combattants par équipe afin de pouvoir switcher durant le combat. Cerise sur le gâteau, vos alliés pourront également se démarquer en tant que renfort, que ce soit pendant un combo histoire de glisser quelques hits en plus, ou durant une attaque spéciale afin de créer une triple attaque meurtrière. Il n’y a rien d’excessif à se prendre simultanément un Super Kamehameha, une Big Bang Attack et une Beerus Ball, hein. Ainsi, que ce soit pour les joueurs du dimanche ou les hardcore gamers, FighterZ est le jeu de combat qui mettra tout le monde d’accord. Sauf peut-être les fans de Satan, tristement absent.

Une petite sélection de finish!

 

Yamcha carry

Je vais être honnête, j’attendais le mode histoire de Dragon Ball FighterZ de pied ferme. Avec la grosse mise en avant des antagonistes (surtout Freezer), et la volonté d’être au plus proche de l’animé, je m’attendais sans surprise à un mode solo à l’ancienne, revivant les plus belles batailles du manga avec une grande souplesse graphique. Mais il n’en fut rien. Le mode solo se divise en trois arcs d’une même histoire originale. Dans chacune de ces parties, vous incarnerez un camp différent donnant à la fois plus de profondeur au scénario, et plus de variations dans le gameplay (dans la mesure où votre équipe changera de personnages).

Malgré tout, cette nouvelle histoire ne restera pas gravé au fer rouge, loin de là. Le plot est simple: Vous êtes vous, un terrien qui « par mégarde », s’est vu retirer son esprit pour être implémenté dans le corps de Son Goku. Cela peut paraître un peu tiré par les cheveux, mais on accepte non sans mal l’idée. Après tout, Ginyu avait déjà fait un truc du genre à l’époque. On apprend très vite que derrière cet incident, il y a une sombre histoire d’ondes et que cela touche bien plus de monde que notre Carot préféré. A partir de là, il faudra démanteler l’organisation du Ruban Rouge qui aura refait surface pour l’occasion. Rien de bien transcendant comme vous pouvez l’imaginer.

Même s’il elle est croissante, la difficulté des combats est d’une simplicité déconcertante, vous n’aurez aucun mal à battre l’ensemble de vos ennemis en ne faisant que mâcher le bouton X. Et je parle de combats, mais il ne s’agit ici que de 20% du jeu. Le reste est comblé par des scènes de dialogues certes, très belles visuellement, mais d’une lenteur à vous faire pleurer, ainsi que d’un écran style jeu de l’oie vous menant de combat en combat. Même si l’on est content de retrouver la bande à Picsou dans un épisode unique, en dehors d’une ou deux blagues potaches et de quelques clins d’oeils, les dialogues sont plats, monotones, et font passer nos héros pour plus bêtes qu’ils ne sont.

Les situations sont assez invraisemblables, on retrouve toujours nos futurs alliés par terre, inconscients, attendant gentiment que l’on vienne les secourir. Le mode histoire est à mon sens le point le plus décevant de FighterZ car il n’apporte rien à part UN SEUL personnage en plus dans votre roster. Il paraît évident que la priorité a été mise sur le gameplay plus que sur le scénario, et ce n’est pas nécessairement une mauvaise chose, loin de là. Après, je parle de ce mode histoire de manière très subjective, peut-être serez vous charmés par la candeur des personnages et la légèreté scénaristique. Je m’attendais à mieux de ce côté là. On peut au moins incarner Yamcha, c’est déjà ça.

Toujours le même qui bouffe la poussière…

 

Le hall of fame

Avant de choisir dans quel mode de jeu vous voulez aller (ou ne pas aller cc le mode histoire), vous vous retrouverez dans un hub sobrement appelé le Hall où vous contrôlerez un petit personnage chibi à l’image de votre personnage préféré disponible (Goku par défaut) dont vous pourrez changer la couleur. Quelques modes additionnels sont disponibles tel que le classique entraînement, principalement là pour vous enseigner les bases rudimentaires du combat, le mode combat local, toujours intéressant pour tester en situation réelle votre apprentissage ou pour montrer à vos amis qu’un Final Flash est plus puissant qu’un Kamehameha, et enfin un mode arcade où vous pourrez trouver des mini-jeux principalement là en guise de scoring, poussant vos performances et vous confrontant cette fois-ci à une réelle difficulté lorsque vous devez battre des équipes dotées d’une IA boostée aux haricots Senzu. Enfin, il reste la principale attraction de ce jeu, le mode online hélas non disponible avant la sortie du jeu, ainsi que d’autres zones dénuées de PNJ qui laisseront probablement l’ouverture à d’autres modes de jeu multijoueur.

Par chibi, je ne pensais pas à ça… 

 

En fin de compte, nous attendions tous Dragon Ball FighterZ avec un engouement palpable. Fort d’un héritage certain, il est toujours compliqué pour un jeu de se montrer meilleur que ne l’a été au moins l’un de ses ancêtres. Et ça l’était encore plus pour FighterZ vu que, d’ancêtres, il n’en manque pas. Mais il n’y a que peu à redire. Certes le mode solo peut se montrer décevant, mais il y a une telle finesse dans le gameplay, les graphismes et dans la fidélité au manga qu’il n’est pas compliqué de laisser ce petit bémol de côté. Chanceux que nous sommes, nous avons enfin la main mise sur un Dragon Ball assez exceptionnel pour évincer à la fois la très grosse majorité de ses précédents opus, mais également de ses concurrents, autres jeux de combat. Il y a fort à parier que les DLC prochains apporteront encore plus de nouveautés et de contenus valant le coup d’oeil. Et pour le prochain jeu… Advienne que pourra. Le studio a trouvé la formule magique, à eux de ne pas la perdre.

Télécharger Dragon Ball Fighter Z sur Xbox One

Les Plus de Dragon Ball Fighter Z : Les Moins de Dragon Ball Fighter Z :
  • Une direction artistique somptueuse
  • Une prise en main rapide et jouissive!
  • Une fidélité à l’animé sans précédents…
  • Un roster de personnages un peu faiblard
  • Un mode solo trop simpliste

Tags

Articles en relation

Ce sujet a 0 réponse, 1 participant et a été mis à jour par  NitroSteed, il y a 8 mois et 4 semaines.

Affichage de 1 message (sur 1 au total)
  • Auteur
    Messages
  • #10137

    NitroSteed
    Participant

    A l’image de Star Wars, cela fait des dizaines années que la licence Dragon Ball tente de se faire une place au soleil du côté de l’industrie du jeu v
    [Lire l’article : Test de Dragon Ball FighterZ]

Affichage de 1 message (sur 1 au total)

Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.

Close

En continuant à utiliser le site, vous acceptez l’utilisation des cookies. Plus d’informations

Les paramètres des cookies sur ce site sont définis sur « accepter les cookies » pour vous offrir la meilleure expérience de navigation possible. Si vous continuez à utiliser ce site sans changer vos paramètres de cookies ou si vous cliquez sur "Accepter" ci-dessous, vous consentez à cela.

Fermer