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Test de Star Wars Jedi Fallen Order

Le jeu Star Wars dont vous avez rêvé !

Avec Respawn Entertainment à la tête du projet, le signal ne pouvait être que bon pour les joueurs, le studio ayant lancé deux nouvelle IP sur cette génération de consoles, et pas des moindres, avec Titanfall et Apex Legends. Surtout, depuis le trop sous-côté Titanfall 2, on sait que la team de Zampella et West sait créer des aventures solo de qualité. Mais avec la sacro-sainte licence Star Wars, l’enjeu était de taille et accoucher d’un projet tel que celui-ci demeure une mission particulièrement périlleuse, tant l’univers imaginé par Georges Lucas est ancré dans la culture collective et que le moindre faux pas pourrait engendrer le déchainement d’une colère noire de la part de la communauté. Et on le sait tous, la colère mène à la haine, la haine mène à la souffrance et constitue une belle autoroute vers le côté obscur de la Force..

STAR WARS Jedi: Fallen Order™ image de la boîte
Test réalisé à partir d’une version acquise avec les sous du testeur
  • Date de sortie : 15 novembre 2019
  • Editeur : EA
  • Développeur : Respawn Entertainment
  • Genre : Action-aventure
  • Prix : 69,99 €
  • PEGI : 16+
  • Disponibilité : Version physique / dématérialisée 
  • Xbox Play Anywhere : Non
  • Xbox enhanced : Oui 

L’avènement d’un Jedi

L’histoire de Fallen Order nous plonge dans le rôle de Cal Kestis, un ouvrier-esclave ferrailleur qui écoute du rock de métalleux douteux, tout en démantelant des carcasses de vaisseaux sur la planète Bracca, le tout sous l’œil et le joug de l’Empire. Les choses se gâtent rapidement quand, à l’occasion d’un malencontreux incident, Cal utilisera la Force afin de sauver son collègue et compagnon, Prauf, d’une mort certaine. Dans ce genre d’endroit sous surveillance constante, les nouvelles vont vite et notre héros se verra démasquer par une Inquisitrice impériale, la Deuxième Sœur, dont le boulot-hobbie est de traquer dans les confins de la galaxie tout ce qui pourrait s’apparenter de près ou de loin à un Jedi.

Bien entendu, Cal Kestis, malgré une connexion avec la Force quelque peu endommagée, va réussir à s’enfuir, grâce à l’appui d’inconnus qui lui viendront en aide. Cere, une ex-Jedi ayant rompu avec la Force, et le facétieux capitaine de vaisseau portant le doux nom de Greez, recueilleront alors l’ancien padawan qui se verra confier une tâche pour le moins herculéenne : faire renaître l’Ordre Jedi de ses cendres. Rien que cela. En effet, le Conseil Jedi n’est plus et il subsiste un nouvel espoir incarné par d’anciens apprentis qui ont pu échapper à l’Empire et se réfugier dans l’anonymat le plus total aux quatre coins de l’univers. La quête pour mettre la main sur l’Holocron refermant une liste de padawans démarre alors, et l’équipage à bord du Mantis enclenche l’hypervitesse, pour mettre le cap sur Bogano, une mystérieuse planète qui n’est répertoriée sur aucune carte, afin de trouver les premiers indices..

Tant de vaisseaux à démanteler..

Un Jedi n’en est pas vraiment un sans la compagnie d’un droïde et BD 1 qui l’accompagnera est sans aucun doute l’un des plus « choupis » jamais créés. Mi-chiot, mi-ouistiti, il grimpera sur les épaules de Cal, anticipera certaines actions, pourra scanner des éléments grâce auxquels on en saura plus sur notre environnement, et surtout, il aura un rôle déterminant dans cette longue aventure. Le joueur s’attachera naturellement très rapidement à cette jolie petite boule de métal.

De la difficulté tu triompheras ?

Disons-le d’emblée, la difficulté du jeu apparaît assez étonnamment calibrée durant les premières heures. On aura le choix entre quatre niveaux de difficulté : Chevalier Jedi, le mode normal, mais également Maître ou Grand Maitre Jedi, et enfin un mode « histoire » qui est censé s’apparenter à une balade sans encombres. Ceci étant, le mode normal est assez ardu au démarrage et on pestera sur l’éloignement entre les points de sauvegarde nécessitant parfois de revenir quelques minutes en arrière, et non juste avant le dernier affrontement qui nous aura été fatal.

Pour sauvegarder la progression, sont disséminées dans les environnements des zones de méditation qui permettront de se reposer et ainsi récupérer de la santé. L’inconvénient est que la restauration des points de vie entraînera la réapparition des ennemis dont on a pu se débarrasser au préalable. Curieux. En effet, on peut être amené après avoir exploré une zone et vaincu différents types d’ennemis, être contraint de repasser par où l’on vient, tout en ayant besoin de retrouver un brin d’énergie alors que notre jauge de santé est quasi vide. Et là, patatras, « repoppent » donc ceux qui veulent nous faire la peau et que l’on a décimé quelques instants avant. Les zones de méditation permettront également d’utiliser à bon escient les points de compétences que l’on aura glané afin d’améliorer la Force, le maniement du sabre laser, mais également les caractéristiques de la survie, autrement dit, la santé.

Fallen Order n’est pas un jeu facile. La marche étant particulièrement haute entre les différents niveaux et seuls les plus fous, ou ceux possédant un stock illimité de manettes à briser, démarreront l’aventure le nez au vent en mode Maître Jedi. On grogne donc pas mal durant les premières heures de jeu, le temps de maîtriser la Force et de développer ses aptitudes. C’est finalement assez cohérent, notre héros doit réparer sa connexion à la Force et peut difficilement traverser le champ de bataille sans souffrir en ferraillant sabre laser en mains. Au fur et à mesure de la progression, notre héros pourra développer ses compétences, tout comme celles de son attachant droïde BD1 et mieux appréhender les phases de combat.

De temps tu auras besoin pour débloquer toutes les compétences..

Surtout, le joueur développera au fil du temps le timing parfait pour la réalisation des parades et esquives et prendra plus aisément du plaisir à mesure du développement de ses propres skills. La frustration et l’échec sont là pour nous rappeler le long cheminement du padawan qui devra, malgré la douleur ou l’obscure colère, rester focalisé sur ses sensations et son apprentissage de la Force. C’est donc en résumé assez frustrant au début, puis de plus en plus accessible au fur et à mesure de la progression, notre Jedi devenant clairement dévastateur sur le dernier tiers de l’histoire. Soyons clairs, cette difficulté ne devrait pas être un frein pour le joueur qui pourra basculer en difficulté « histoire » en mettant son ego de côté, avant d’élever le niveau au fur et à mesure, de sorte d’avoir tout de même un brin de challenge à relever. D’ailleurs, il n’y a pas de succès à déverrouiller en fonction du mode de difficulté que vous aurez activé et personne ne saura que vous avez passé une dizaine d’heure en mode « histoire ». L’essentiel est bien ailleurs.

D’une planète à l’autre..

Très vite, et dès la séquence d’introduction, le joueur apprendra à maîtriser les contrôles très intuitifs lui permettant de se déplacer en mêlant sauts, grimpette, wall runs et glissades. On se retrouve alors avec un mix entre les déplacements expérimentés dans Titanfall et Apex, mais également une furieuse ressemblance avec les acrobaties dont doit faire preuve la très chère Lara Croft dans ses pérégrinations. D’ailleurs, l’analogie est renforcée par le scénario qui nous invitera à visiter des sanctuaires et des tombeaux. De même, il vous sera nécessaire de vous creuser quelques peu les méninges à quelques occasions afin de pouvoir progresser, dans la mesure où quelques énigmes de type puzzles ou interactions avec l’environnement vous seront proposées. Rien de bien insurmontable ici, mais certaines d’entre elles ne se résoudront pas instantanément.

L’histoire nous emmènera de planète en planète afin d’avancer dans notre quête dans des environnements majestueux, féériques ou ténébreux qui sont la marque de fabrique de l’univers Star Wars. En plein air ou en intérieur, le joueur s’arrêtera souvent pour admirer le panorama et faire moult captures d’écran. Il n’y a certes pas de mode photo, mais l’UHD est très épuré et cela favorisera les prises de vue. Les atmosphères sont suffisamment différentes entre les quelques planètes que l’on visitera pour que l’on ait un sentiment de variété dans le plaisir pris à évoluer dans ces contrées magnifiquement designées regorgeant d’une faune diversifiée bien que souvent hostile, et d’une flore délicieusement colorée.

On comprend rapidement lors des premières heures de jeu au vu de la présence de zones inaccessibles ou de l’impossibilité de collecter des items du fait de l’insuffisance de capacité de notre droïde, que l’on sera amené à revenir plus tard sur la même planète. Effectivement, de multiples allers-retours entre les planètes seront nécessaires tout au long de la trame principale et si cela pouvait sembler être une très mauvaise idée de devoir revenir dans les mêmes environnements, le joueur sera finalement étonnamment surpris par le gigantisme des zones à explorer une fois quelques compétences débloquées.

Les intérieurs sont soigneusement travaillés

En effet, telle une poupée russe à l’envers, on explorera les mondes proposés d’abord dans une portion congrue, avant de découvrir des joyaux de paysages surdimensionnés au sein desquels on se sentira parfois bien minuscule. Afin de se repérer, BD 1 projettera sur demande un hologramme du plan de la zone en 3 dimensions. C’est une proposition remarquable, à laquelle un temps d’adaptation est nécessaire. Cela permet de libérer l’écran du joueur sans y faire clignoter des objectifs polluant la vision, ni indiquer trop bêtement un itinéraire à suivre. Ainsi l’exploration sera privilégiée et l’immersion renforcée.

Le sentiment de solitude face à la tâche à accomplir et aux nombreuses difficultés rencontrées pourra ainsi survenir lorsque l’on sera un peu paumé dans l’immensité en cherchant vainement à retrouver son chemin. Mieux, Fallen Order nous encourage à aller fureter un peu partout afin de découvrir plus d’informations sur le « lore » du titre, mais surtout afin de dénicher des éléments cosmétiques pour notre héro (tenue, sabre laser..), et aussi des secrets favorisant le développement des compétences de Cal ou de BD1. Ainsi, devoir retourner dans une zone, c’est aussi l’opportunité de tomber sur une ressource précédemment loupée, ou visible mais inaccessible préalablement. Attention, vous ne serez pas forcément très incités à foncer vers des quêtes secondaires et vous devrez prêter attention aux propos de vos compagnons à bord du Mantis qui pourront être amenés à vous suggérer une destination, et il serait regrettable de passer à côté.

Quoiqu’il en soit, il vous sera possible à l’issue du générique de fin de retourner de planète en planète afin de revisiter chaque zone et mettre la main sur tous les éléments à côté desquels vous avez pu passer.

L’équilibre technique de la Force

Sans être fabuleuse, la qualité graphique est convaincante sur One X et l’Unreal Engine fait le taf. Attention tout de même quelques chutes de framerate ont pu être constatées durant la phase de test. Pour le reste, Fallen Order est dans les standards actuels avec des temps de chargement très acceptables ou soigneusement dissimulés en tâche de fond lorsque l’on glisse d’une zone à l’autre en se faufilant entre deux parois par exemple. Les seuls vrais temps de chargement subsistent au lancement du titre ou si Cal succombe et qu’il est nécessaire de faire un respawn. Heureusement, en cas de chute dans le vide, vous reviendrez immédiatement à l’endroit d’où vous avez failli, et cela arrivera souvent lors des phases de saut ou de wall runs mal exécutés.

On évitera soigneusement de jouer à Fallen Order sur One S. Lors de notre courte session, en plus d’une qualité graphique très en deçà de la version sous X, nous avons subi un crash nécessitant de relancer le jeu et le temps de chargement des textures est incroyablement lent, ce qui donne un résultat global relativement médiocre à l’écran.

Au rayon des plaisirs auditifs, le joueur ne pourra être que comblé par une bande-originale prodigieuse et des bruitages précis. Fallen Order ne présente aucune insuffisance sur ce point, et s’inscrit parfaitement dans la gamme musicale et sonore à laquelle sont habituées les oreilles des aficionados de la saga Star Wars. Quant à la VF, elle est digne des meilleures productions, et vous ne chercherez même pas s’il existe une VO.

La quintessence du Jedi

On a tout particulièrement apprécié les différents moves que peut réaliser Cal Kestis au fil de la progression du jeu. Alors même que l’on peut être amené à pouffer face à la démarche disgracieuse de notre héros, il n’en est pas moins agile, aérien et nerveux. Notre Jedi enchaîne les éliminations avec classe. Il fait tournoyer avec élégance son sabre laser et face à certains boss ou mini boss, un finish move pourra se déclencher lorsqu’un « X » à l’écran vous suggérera de lancer un script d’animation permettant d’en finir avec majesté et brio. Même sans cet artifice, les combats à l’aide du sabre laser font l’objet de chorégraphies exquises.

On prendra plaisir par exemple à mêler la Force et le sabre pour attirer les ennemis et les embrocher, avant de les envoyer valdinguer dans le vide. Les ennemis ayant chacun leurs caractéristiques, vous devrez appréhender leurs tactiques et déplacements afin de les expédier 6 pieds sous terre. C’est tout l’intérêt du titre qui varie suffisamment les affrontements afin de conserver de l’intérêt, alors même que notre héros utilisera exclusivement la Force et son sabre.

L’arsenal de Cal est réduit à la quintessence de ce qui constitue le Jedi. A aucun moment il ne sera possible de récupérer un blaster, un lance missile ou tout autre type d’arme. Le Jedi dans sa plus pure expression.

Accroche-toi, jeune padawan !

Il est clair que peu de jeux sous licence Star Wars ont été de grande qualité depuis KOTOR paru en 2003 et développé à l’époque par Bioware. Certes, il y a bien eu DICE qui a redonné ses lettres de noblesse à l’univers vidéoludique de Star Wars, mais exclusivement sous l’angle du mutijoueur avec la série Battlefront, qui comprend malheureusement un second volet miné par les microtransactions. Fallen Order est LE jeu attendu par tous les fans de la saga. S’il n’est pas exempt de défauts, c’est bien le titre Star Wars le plus abouti depuis trop longtemps. Clairement, le jeu a toute sa place dans l’univers et s’apparente à part entière à un film au sein duquel un joueur incarne un Jedi.

Fallen Order, un véritable spin-off

Il est tout à fait possible de parler ici d’une insertion totale dans l’univers cinématographique, tant le travail réalisé sur le scénario s’apparente à celui d’un film traditionnel. C’est une véritable histoire de Jedi qui s’apparente à un vrai spin off crédible et cohérent dans l’histoire de la saga. Tout y est. La spiritualité Jedi, le questionnement, les rebondissements, les embuches, les souffrances passées, le doute, la peur, les erreurs, le cheminement vers l’aboutissement. Si l’on pouvait avoir quelques craintes quant à la capacité que pourrait avoir Cameron Monaghan à incarner un Jedi, celles-ci sont rapidement balayées d’un revers de pad, et on oublie vite son rôle de Ian Gallagher dans la série Shameless qui colle tant à sa peau d’acteur.

D’autres ingrédients très assimilables à l’univers Star Wars sont bien présents dans les menus détails (la nourriture), dans l’humour si particulier, mais aussi bien évidemment dans la galerie de personnages secondaires complexes et attachants. BD 1 pourra transformer en guimauve le joueur bourru, qui s’intéressera également à la profondeur du background de Cere et de Greez dont l’écriture des personnages est particulièrement soignée. Evidemment, il n’y a pas que des rencontres auréolées de bienveillance, et la galerie des protagonistes classés dans le camp des méchants n’est pas en reste en matière d’écriture. Un seul regret, la présence finalement assez discrète du personnage incarné par Forest Whitaker, alors que son intégration au casting avait suscité un grand intérêt lors du dévoilement des premiers trailers.

Respawn Entertainment remplit parfaitement la mission et nous livre une œuvre complète qui suinte d’un amour et d’une passion sans limite pour la saga Star Wars, et ce, tout au long du jeu. Si ce n’est pas un sans-fautes – aucun jeu n’atteignant la perfection – c’est sans nul doute avec Fallen Order que vous vous reconnecterez avec votre âme d’enfant qui rêvait de devenir un Jedi. On s’abandonne complètement dans cette histoire qui nous fera voguer entre nervosité, apaisement, curiosité, sourires, déchirements et contemplation. Difficile au bout de la grosse vingtaine d’heures qu’il nous a fallu pour atteindre le générique de fin de trouver des défauts rédhibitoires à cette production et de vous déconseiller de passer par la case « take my money ». On se prend même à rêver d’une poursuite de l’exploitation de la licence par le studio californien..

Que la Force soit avec vous, toujours !

Les Plus Les Moins
  • Un jeu dont le scénario mériterait une adaptation cinématographique
  • Un profond respect de l’univers Star Wars
  • Les combats au sabre laser et l’utilisation de la Force
  • La variété du bestiaire et des autres ennemis
  • Une bonne maîtrise technique
  • Des environnements à couper le souffle
  • Une galerie de personnages variés et travaillés
  • Une bande-son remarquable
  • Une VF digne des meilleures productions
  • BD 1 (coeur avec les doigts)
  • La difficulté déconcertante de prime abord
  • On aurait aimé une juste une toute petite planète en plus pour prolonger le plaisir
  • Une version One S peu ragoûtante..
  • La modélisation de ces fameux personnages à longs poils marrons..

Le « Point G » : vous pourrez aisément débloquer entre 400 et 600 points de gamerscore en arrivant à la fin de l’histoire. Pour aller au-delà, il vous sera nécessaire de revisiter les différentes planètes, nombre de succès étant liés aux éléments à collecter. La bonne nouvelle est qu’il ne sera pas nécessaire de terminer le jeu en difficulté « Grand Maître Jedi » pour atteindre les 1000 G.

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