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Test de The Invisible Hours

On prend son ticket pour le film, on entre, on s’installe confortablement dans son fauteuil et la projection commence… Littéralement… Ce nouveau costume va-t-il être 'MagniFaïqueu ma chérie' ?

Tout droit sorti du Studio ‘Tequila Works‘ (dont la devise n’a d’égale que leurs jeux : ‘Small things with gusto’) duquel on connait déjà les titres ‘DeadLight’, ‘The sexy Brutal’ et ‘Rime’, nos mercenaires  espagnols du jeu vidéo tâtent un nouveau terrain : Un bon vieux ‘point and click’. Ici, pas grand-chose à faire, juste à admirer le spectacle… Quasiment pas d’intro, pas de chichis, pas de fioritures, juste un mini tuto qui montre qu’en plus de vous déplacer, vous pourrez également vous téléporter. On prend son ticket pour le film, on entre, on s’installe confortablement dans son fauteuil et la projection commence… Littéralement… Ce nouveau costume va-t-il être ‘MagniFaïqueu ma chérie’ ?

The invisible hours
Test réalisé avec une version éditeur
      • Date de sortie : 24/04/2018
      • Editeur : GameTrust Games
      • Développeur : Tequila Works
      • Genre : Action/Aventure/Réflexion
      • Prix : 24,99€
      • PEGI : 16+
      • Disponibilité : Version dématérialisée (9,42 Go)
      • Xbox Play Anywhere : Non
      • Xbox enhanced : Oui

 

Allez, on va au théâtre !

Elémentaire, mon cher Watson !

Vous êtes le ‘spectateur fantôme’ du film et vous vous trouvez sur un ponton d’embarcation. Il pleut, le temps est à l’orage, il fait gris (même ambiance que dans ‘Dishonored’) et un bateau arrive à quai. Vous remarquez tout de suite que vous ne pouvez pas interagir avec les personnages mais, chose surprenante en matière de gameplay, vous pouvez faire ‘avance rapide’/’retour rapide’/’pause’ sur les scènes qui se déroulent en face de vous. Vous pourrez également inspecter les objets qui vous entourent (c’est ‘RB’ pour zoomer sur l’objet).

 

Parallèlement à cela (et chose très bien pensée, à mon sens dans le jeu), vous avez à votre disposition une sorte de ‘hub’ ; vous appuyez sur ‘Select’ et vous revenez dans votre petit théâtre, un tableau devant vous, vous indiquant où vous vous situez dans le manoir et juste en dessous, une bande chronologique qui vous indique où vous en êtes dans le fil de l’histoire. Ce lieu vous présentera les 4 Chapitres que vous traverserez ; vous pourrez ici choisir le chapitre à explorer et sur une petite table à gauche, vous avez à votre disposition les « journaux Tesla » que vous aurez collectés, puis, les photos que vous aurez trouvées. A votre droite, sur une autre table sont présentés tous les objets que vous avez inspectés.

C’est le Colonel Moutarde avec le Chandelier dans la cuisine ! What ? But where is Brian ? Brian is in the kitchen with… Mr Mustard… What ? … Are you nut ?

Notre histoire : L’inspecteur Gustav Gustaf débarque avec sa valise et son parapluie sur une île étrange ; Au bout du chemin pentu trône un énorme manoir d’assez riche constitution. Il est l’invité de Nikola Tesla et vous découvrirez bientôt que ce n’est pas le seul à avoir été invité car non loin de là, une madame est en train de pleurer… A ce moment-là du jeu (c’est-à-dire au tout début) il est tout à fait possible de mettre le jeu en pause et de se balader afin d’inspecter les alentours. Tous les personnages sont alors figés dans le temps et on peut se promener à foison.

La maison est en effet habitée : On entre par la porte principale et oups ! Un cadavre ! « Pardon Monsieur, je ne fais que passer… » C’est le corps ensanglanté de monsieur Tesla qui est à terre. On devine aisément qu’il va falloir jouer les Sherlock Holmes dans cette grande partie de Cluedo… 

Voici nos protagonistes :

  • Gustav Gustaf : Ancien ‘super inspecteur’, un peu sur la fin dans notre histoire car il a raté sa dernière enquête
  • Flora White : La secrétaire de Monsieur Tesla
  • Oliver Swan : Majordome aveugle travaillant pour Monsieur Tesla
  • Augustus Vanderberg : Le fils cadet du magnat du chemin de fer
  • Thomas Edison : Inventeur prolifique controversé
  • Sarah Bernhardt : Célèbre actrice
  • Victor Mundy : Un gars bourru dont on apprendra bien des choses…
  • Nikola Tesla : Le mort…

Nous n’allons pas trop vous en dire parce que plus vous parcourrez le manoir et plus vous ramasserez des informations sur le passé de chacun d’entre eux. Vous allez voir que plus vous en apprendrez sur leur passé houleux et plus vous aller totalement plonger dans le jeu tant ils sont captivants ; honnêtement c’est hyper exaltant de jouer l’enquêteur-espion dans une fiction qui intègre des personnages historiques ; on a un peu de réel dans l’irréel. En laissant se dérouler le cours de l’histoire, vous en apprendrez aussi sur leur présent et sur ce qu’ils font au manoir. Vous assisterez aussi au développement d’interactions et d’intrigues entre eux : Lequel suivre ? Lequel croire ? Lequel ment ? Vous vous poserez forcément ces questions et pendant que vous suivrez une conversation, d’autres actions se dérouleront en même temps ! C’est excellent parce qu’on devient totalement omniscient : on voit TOUT ce qui se passe (enfin, on essaye) d’un personnage à l’autre et c’est la chose primordiale pour tenter de dénouer l’intrigue :
Mais qui a tué Monsieur Tesla non d’une pipe ???!!! C’est LA question à laquelle vous allez devoir répondre !

Une ambiance comme dans ‘Le Prestige’

Il est possible de faire un parallèle avec le film, ‘Le prestige’ tant il y a des points communs avec cette oeuvre. Si vous ne connaissez pas, vous êtes invité à regarder ce film au casting 5 étoiles car il y a beaucoup de choses proches, voire semblables, entre ‘Le Prestige’ et ‘The Invisible Hours’; tant dans les personnages que dans l’ambiance, l’époque, voire même un petit (gros ?) clin d’oeil ? 

Au casting du ‘Prestige’ : Hugh Jackman, Christian Bale, Michael Caine et Scarlett Johansson. ‘Le Prestige’ évoque la rivalité entre deux magiciens de la fin du XIXe siècle sur fond de recherches/découvertes portant sur l’électricité par Nikola Tesla (joué par David Bowie dans ‘Le Prestige’).

L’on retrouve pas mal de similarités tant sur l’aspect mystérieux que dans la manière dont les couleurs et la lumière sont définies ; une constante grisaille, une lumière un peu floutée mais des couleurs bien présentes avec une dominante de rouge.

Côté personnages et époque, on retrouve Nikola Tesla dans les 2 cas et on se situe à la fin du XIXe siècle dans le jeu et le film. On parle aussi de travaux sur l’électricité desquels naissent des choses un peu étranges et cela plonge les personnages dans une ambiance mystérieuse voire, quasi ésotérique par moments…

On a tout de même envie de poser une QUESTION aux créateurs du jeu : Dites-donc, missieurs/midames les coquins/coquines d’éditeurs-développeurs : Vous n’allez pas nous faire croire que le coup des chapeaux c’est pas une MEGA référence au film ???

En tout cas, si vous avez aimé ce film, vous aller adorer ‘The Invisible Hours’ car l’intrigue est bien ficelée et ce, jusqu’à la fin. Si vous finissez le scénario principal, vous pourrez toujours vous amuser à refaire les scènes pour les collectibles mais encore faut-il en avoir envie… Du coup, la rejouabilité n’est pas très présente. Cependant, on y passe facilement 6 à 8h environ ; il est plaisant de constater à quel point toutes les scènes évoluent et s’imbriquent en même temps. Force est de constater qu’il y a eu un énorme travail de synchronisation entre les scènes des personnages, ce qui, par moment, génère malheureusement quelques lenteurs. En effet, il peut vous arriver de regarder quelqu’un fouiller une pièce ou admirer un tableau juste après qu’il/elle ait fini sa discussion car il/elle n’aura rien d’autre à faire pour s’occuper en fait… Mais comme vous ne le savez pas, eh bien vous restez quand même juste pour voir si…

Autre chose, on finit aussi par appuyer souvent sur ‘Y’ (‘avance rapide’) parce que certains dialogues/monologues sont prononcés de manière assez lente. Les acteurs/doubleurs prennent de longues pauses entre chaque phrase ce qui donne un côté un peu ‘old school’ dans la manière de jouer la pièce. Encore une fois, c’est peut-être dans un fort souci de synchroniser tout ce qui se passe en même temps.

Côté graphismes, ils paraissent un peu datés mais ça fait quand même le boulot. Le manoir est joliment décoré, les photos collectionnées sont belles, c’est agréable à regarder, on aime déambuler dans ce lieu, et on s’y repère facilement. L’aspect sonore est limité à la pluie, l’orage, le bruit des pas des personnages, leur conversations au détour d’un couloir et de temps à autres, (surtout lorsqu’on assiste à une scène importante), on a une petite musique du type ‘ta ta da, ta ta da, ta ta da !!!’ ; ..Bon, oui, d’accord, c’est illustré façon Les Nuls dans la Cité de la peur mais c’est pour donner une idée…

[(« En même temps, je fais ça à mi-temps, c’est pas un full-time job » D.Farrugia)]

Ultime bafouille :

Cette phrase prononcée par Victor Mundy dans le jeu interpelle et rappelle l’univers des films ‘Kingsman’ (encore une super référence dis-donc !). C’est une phrase de Harry Hart joué par Collin Firth : « Manners Make’eth the Man». Et pour le plaisir, voici la scène en question :

 

C’était la dernière séquence, c’était la dernière séance et le rideau sur l’écran est tombé…

En conclusion, le bilan est très positif malgré les quelques longueurs que l’on pardonnera si c’était dans le souci de bien synchroniser le tout. L’ambiance est aux mystères, aux secrets, aux cachoteries, avec une pointe d’ésotérisme introduite par les inventions intrigantes de Nikola Tesla. Les graphismes ne sont pas fous mais l’histoire est bien servie. Il a fallu toute une après-midi pour le terminer ; ça fait l’effet d’un bon film où l’on est très content de trouver le coupable parce qu’on se dit « Ah ouais d’accord bah dis-donc, pas mal du tout… »

Télécharger THE INVISIBLE HOURS sur Xbox One et PC

 

Les Plus : Les Moins :
  • Une intrigue intrigante
  • Un bon jeu pour les ‘casual’ gameurs(euses)
  • Des personnages aux curieux passés
  • Quelques longueurs/lenteurs
  • Pas beaucoup de rejouabilité

 

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Ce sujet a 0 réponse, 1 participant et a été mis à jour par  Rédaction Xbox Place, il y a 4 mois et 2 semaines.

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